DB Market Insights

Banques centrales et macroéconomie

Banques centrales et macroéconomie

Banques centrales

Court terme

La Fed devrait maintenir sa politique globalement accommodante tout en annonçant le début de la réduction du rythme de ses achats nets d'actifs plus tard cette année. Des hausses de taux directeurs sont cependant peu probables au cours des 12 prochains mois.

La BCE devrait rester accommodante et maintenir le même rythme d'achats d'actifs pour le reste de l'année. L’annonce d’un recalibrage des achats d'actifs est attendue en décembre au plus tard.

La BoJ a réaffirmé qu'elle poursuivrait son programme d'assouplissement quantitatif avec contrôle de la courbe des taux aussi longtemps que nécessaire jusqu'à ce qu'elle atteigne l'objectif de stabilité des prix de 2%.

Long terme

La Fed devrait maintenir les taux directeurs à leur niveau actuel tout au long de 2022, mais le tapering devrait commencer de façon graduelle en décembre 2021 ou début 2022, en fonction de la reprise du marché de l’emploi et de la dynamique de l'inflation. Un taux d'inflation durablement plus élevé obligerait probablement la Fed à agir plus rapidement.

Bien que l'inflation générale dans la zone euro devrait dépasser l'objectif de 2% de la BCE au cours des prochains mois, la BCE s'attend à ce que les pressions sur les prix diminuent à nouveau par la suite, ramenant l'inflation en-dessous de son objectif en 2022. Par conséquent, nous pensons que la fin du programme d'achats d'urgence face à la pandémie (PEPP) en mars 2022 sera suivie d'une augmentation des achats d'actifs dans le cadre du programme d'achat d'actifs régulier (APP) jusqu'à la fin de 2022.

La BoJ maintiendra probablement sa politique inchangée aussi longtemps que possible pour éviter les effets secondaires négatifs de nouvelles mesures d'assouplissement.

Les taux directeurs et l’inflation

(Mise à jour le 31 août 2021)
Taux d’intérêt directeurs (%)
Inflation (%)

La croissance mondiale

Court terme

Aux États-Unis, les mesures de relance budgétaire solides de l'administration Biden (avec la perspective d'autres mesures à venir) laissent entrevoir une croissance du PIB de +6,2% en 2021. La consommation reste le principal moteur de l'activité économique, soutenue par la réouverture économique qui a accéléré la dynamique des salaires, même si certains indicateurs suggèrent désormais une certaine modération de la croissance. Les risques baissiers pour la croissance incluent notamment une ré-escalade de la pandémie, un resserrement monétaire plus rapide que prévu de la Fed ou un changement des anticipations d'inflation.

Dans la zone euro, un impact des confinements moins sévère qu'en 2020 et une consommation robuste ont engendré (comme aux États-Unis) une reprise de la croissance au 2e trimestre. Le soutien budgétaire pourrait stimuler l'investissement (public et privé). D'un autre côté, la zone euro est vulnérable à l'évolution de la situation en Chine et les contraintes liées à l'offre pèsent sur les taux de croissance du PIB dans la zone euro et aux États-Unis. Nous anticipons un taux de croissance du PIB de la zone euro de +4,5% en 2021.

En Chine, la poursuite des confinements locaux en réaction aux cas de COVID-19 pèse sur l'activité économique. En outre, l'intervention réglementaire dans divers secteurs nuit au sentiment des entreprises et du marché. La poursuite du soutien budgétaire et monétaire aidera l’économie, mais la croissance prévue du PIB chinois de +8,2% en 2021 est largement due aux gains engrangés au 1er semestre : la croissance ralentit.

L'augmentation récente des infections au COVID-19 et la prolongation régionale de l'état d'urgence au Japon pourraient entraver la reprise économique, en particulier la consommation de services. Le Japon devrait être aidé par une demande étrangère ferme pour ses exportations, même si la demande de la Chine pourrait se stabiliser. Nous anticipons une croissance du PIB japonais de +2,7% en 2021.

Long terme

Les retombées positives de l'accélération de la croissance économique en 2021 et les dépenses d'infrastructure prévues nous amènent à tabler sur une croissance du PIB américain de +4,7% en 2022. La poursuite du contrôle des mutations du virus reste essentielle pour les perspectives à plus long terme. Le principal risque baissier serait une surchauffe de l'économie accompagnée d'un dépassement durable de l'inflation. Les prochaines élections de mi-mandat pourraient également créer des risques politiques.

Le PIB de la zone euro devrait revenir aux niveaux d'avant-crise à la fin de cette année et les économies de la région continueront de se redresser tout au long de l’année à venir. Nous anticipons une croissance du PIB de la zone euro de +4,6% en 2022. D'ici fin 2022, nous anticipons une modération de la croissance et un retour à la croissance potentielle. Les vulnérabilités comprennent notamment un endettement élevé et une faible croissance de la productivité.

La dynamique de croissance du PIB chinois devrait continuer à ralentir, avec une prévision de croissance de +5,6% en 2022. L'objectif est une croissance plus faible mais de meilleure qualité : plus durable, avec moins de soutien politique, moins financée par la dette, et axée sur la "prospérité commune".

Nous anticipons une croissance du PIB japonais de 2,6% en 2022. La trajectoire de la croissance du PIB antérieure au coronavirus pourrait être atteinte au printemps 2022.

Prévisions de croissance PIB (%)*

world map
GLOBAL -4,3 % 2020 5,2 % 2021
ETATS-UNIS
-3.5 % 2020
4,0 % 2021
ZONE EURO
-6,8 % 2020
5,5 % 2021
CHINE
2,3 % 2020
8,2 % 2021
JAPON
-5,5 % 2020
3,0 % 2021

* Source : DB Wealth Management, DB Global Markets, 31 août 2021

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