Les investissements durables de plus en plus transparents

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Les investissements durables de plus en plus transparents

12 mai 2021 - Lu en 3 min 30

En résumé : 

  • Les règles européennes en matière d’investissement durable se précisent mais certains détails ne sont pas encore tranchés.
  • Il n’empêche que les investisseurs disposeront dorénavant d’informations plus transparentes.
  • Cela tombe bien : les investisseurs sont de plus en plus demandeurs de placer leur argent dans des produits financiers qui contribuent à des activités durables.

Et si vous faisiez travailler votre argent pour la planète et pour la société ? Depuis quelques semaines, il est possible d’y voir un peu plus clair dans le profil de durabilité des produits financiers proposés en Europe (tout au long de cet article, nous utiliserons le terme produits financiers pour désigner les produits d’investissement basés sur une assurance, les fonds et les portefeuilles en gestion discrétionnaire). Dans le cadre de son engagement à rendre son économie plus verte, l’Union européenne a adopté récemment un tout nouveau règlement, appelé « Sustainable Finance Disclosure Regulation », en abrégé SFDR1.

Trois catégories pour les produits financiers

Ce règlement européen, qui est entré en vigueur le 10 mars 2021, impose de nouvelles obligations aux conseillers financiers et aux participants des marchés financiers. Au niveau des produits financiers, les participants des marchés financiers doivent notamment classer leurs produits dans l’une des trois catégories suivantes :

  1. Les produits financiers non durables, visés par l’article 6 du règlement européen, sont ceux qui n’ont en tant que tel pas d’objectif sur le plan de la durabilité.
  2. Les produits financiers « ESG », visés par l’article 8, n’ont pas d’objectifs de durabilité précis mais promeuvent des caractéristiques environnementales, sociales ou de gouvernance (ESG).
  3. Les produits financiers « durables », visés par l’article 9, vont plus loin : ils ont un véritable objectif d’investissement durable déterminé, ce qui signifie qu’ils entendent avoir un impact positif sur l’environnement et la société.

Cette classification imposée par le règlement SFDR ne crée pas un label « durable » en soi, mais elle améliore la transparence pour les produits concernés car elle contraint les participants des marchés financiers à donner davantage d’informations au point de vue de la durabilité.

Une clarification nécessaire pour verdir l’économie

Cette clarification tombe à point nommé : non seulement la Commission européenne veut, dans le cadre de son pacte vert pour l’Europe, favoriser les flux d’investissement vers des projets durables. De plus, les investisseurs sont de plus en plus demandeurs de placements qui permettent de poursuivre des objectifs environnementaux et sociétaux. La preuve : ces dernières années, ce type d’investissements a rencontré un succès spectaculaire2.

Une « taxonomie » qui reste à préciser

Le règlement SFDR vient mettre de l’ordre dans tout cela. Les investisseurs doivent néanmoins encore se montrer prudents et patients. En effet, cette nouvelle réglementation n’est qu’une partie des législations qui vont permettre de rendre l’offre d’investissements durables transparente pour les investisseurs européens. L’Europe doit notamment encore préciser les contours de la taxonomie.

Bible de la durabilité

La taxonomie européenne est une sorte de bible de la durabilité : elle doit permettre de préciser quelles activités économiques seront considérées comme durables et lesquelles ne le seront pas. Les grandes lignes de cette taxonomie ont été adoptées l’an dernier. Mais la Commission européenne doit, à présent, rendre ces critères plus précis. Cela ne va pas sans quelques débats animés.

Par exemple, dans le secteur énergétique, s’il est clair que l’utilisation du charbon n’est pas durable, certains estiment qu’on peut considérer comme durable le recours au gaz naturel à titre transitoire, c’est-à-dire comme alternative au charbon en attendant de développer davantage de sources d’énergie plus vertes. D’autres, au contraire, jugent qu’on ne peut pas inclure le gaz dans les activités durables car il est une source importante d’émissions de dioxyde de carbone. Le débat est si sensible que la Commission européenne a préféré reporter sa décision à ce sujet3 : elle devrait se prononcer plus tard dans le courant de cette année. Les investisseurs devront donc faire preuve de patience.

Un choix étoffé parmi les investissements les plus durables

Chez Deutsche Bank, tous les fonds durables de notre offre investissent dans des activités économiques qui contribuent à un objectif ESG - Environnement, Sociétal et de Gouvernance - et sont classifiés Article 9 sous SFDR. Nous comptons aujourd’hui plus de 80 fonds durables au sein de notre gamme de fonds. Et pour faciliter votre choix, nous recommandons au sein de la sélection DB Best Advice les plus pertinents en termes de durabilité, de thématique sous-jacente et de potentiel financier.

De temps à autre, nous vous permettons également d’investir – en euro ou dans une autre devise - dans des produits qui ne sont pas concernés par le champ d’application de SFDR mais qui permettent néanmoins de bénéficier de la performance de certains de ces fonds durables. Et ce, tout en bénéficiant d’une protection du montant investi à l’échéance dudit produit et en contribuant au financement de projets « verts », à savoir finançant entre autres la production d’énergie verte ou des bâtiments passifs ou basse énergie.

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1. Source : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32019R2088
2. Source : https://www.lecho.be/les-marches/fonds/general/l-investissement-durable-monte-en-fleche/10260193.html
3. Source : https://www.lefigaro.fr/flash-eco/investissements-verts-bruxelles-reporte-sa-decision-sur-le-gaz-et-le-nucleaire-20210421