Investir dans des entreprises de portée mondiale

Marchés & investissements - 14 juillet 2026

Investir dans des entreprises de portée mondiale

Bouleversements technologiques, innovations médicales, renouveau industriel, évolution des habitudes de consommation : la question est moins de savoir d’où viendra la croissance dans les années à venir que d’identifier les entreprises les plus aptes à s’adapter et les mieux placées pour transformer cette croissance en valeur dans un monde toujours plus complexe.

Lorsque l’on analyse les évolutions boursières des 50 dernières années, un schéma apparaît clairement : chaque décennie a été marquée par un cycle dominant. Dans les années 70, ce sont les pétrolières et les matières premières qui donnent le ton sur les marchés.1 Durant la décennie suivante, l’électronique et les ordinateurs domestiques prennent le relais. Place ensuite aux télécoms, aux médias et à la technologie, grâce aux avancées de la communication mobile. Après 2000, ce sont les pays émergents qui donnent le tempo.2 Et dans les années 2010, la croissance boursière est alimentée par l’e-commerce et les plateformes internet.

Les investisseurs qui sont parvenus à anticiper ces tendances en ont cueilli les fruits. Ces fenêtres de croissance se sont succédé à un rythme régulier, sous forme de vagues distinctes. Aujourd'hui, ce schéma n’est plus d’actualité. Fini les thématiques dominantes, place à différentes sphères d’investissement, qui s’imbriquent et se renforcent mutuellement. Certes, le boom de l’IA fait actuellement l’objet de toutes les attentions, mais il s’appuie sur d’autres courants sous-jacents : les solutions médicales connaissent une accélération sans précédent, les habitudes de consommation changent et l’industrie reprend des couleurs.

Quatre vagues en une seule

1. IA

L’intelligence artificielle est probablement la technologie la plus disruptive de notre génération. Elle offre des opportunités dans l’ensemble de la chaîne de valeur : semi-conducteurs, infrastructures cloud, logiciels, robotique…

2. Le rebond industriel

Les soubresauts géopolitiques, la transition énergétique et les incertitudes qui planent sur les chaînes d'approvisionnement donnent un regain de tonus aux « vieilles » activités industrielles. Les sociétés actives dans la défense, les infrastructures, l’électrification et l’automatisation bénéficient d’une gigantesque vague d’investissements et de dépenses publiques. Cette tendance générale est en outre renforcée par un sous-courant, baptisé nearshoring : le rapatriement de la production et de l’approvisionnement.

3. Les soins de santé

Actuellement, la génétique et la technologie donnent une formidable impulsion au développement de nouvelles thérapeutiques. Les limites du possible reculent sans cesse grâce aux nouveaux médicaments, aux percées des thérapies génétiques et cellulaires, ainsi qu’au recours à l’IA. Par ailleurs, le vieillissement de la population induit une augmentation structurelle de la demande de soins, de dispositifs médicaux et de traitements innovants.

4. Les schémas de consommation

Les modes de consommation évoluent au gré des changements démographiques, des avancées technologiques et de la transformation des modes de vie. Les voyages et le tourisme sont en plein boom (la flotte aérienne mondiale devrait doubler dans les 20 prochaines années)3, les services de streaming phagocytent les médias traditionnels, et l’e-commerce et les paiements digitaux s’imposent dans tous les secteurs. Sans oublier la progression de la prospérité dans les pays émergents.

Les multinationales, un point d’ancrage en eaux troubles

Quel est le point commun entre ces quatre courants ? Aucun d’entre eux ne se limite à un seul pays, un seul secteur ou une seule chaîne de valeur. Ils sont planétaires par définition, et ils requièrent une stratégie d’investissement qui l’est tout autant.

Tout miser sur un seul secteur, c’est perdre de vue la vue d’ensemble. À l’inverse, trop embrasser sans utiliser un cadre bien défini, c’est risquer de se perdre. Contrairement à ce qui était vrai au cours de la décennie écoulée – parvenir à détecter le secteur le plus porteur – tout l’art consiste aujourd'hui à composer un portefeuille qui profite de ces multiples évolutions structurelles, mais également qui est capable de résister lorsque le vent tourne.

Cette résilience est d’autant plus importante que le monde a profondément évolué. Les conflits commerciaux, les tensions géopolitiques et les fluctuations politiques exposent plus que jamais les investisseurs aux dangers de la concentration dans un seul secteur ou marché.

C’est précisément dans ce domaine qu’excellent les sociétés multinationales. Ces entreprises « mondiales » disposent d’atouts que ne possèdent pas les acteurs locaux : la souplesse voulue pour réorganiser leur approvisionnement et leur production, une clientèle diversifiée capable d’absorber les revers subis dans une seule région du monde, et une approche qui combine une envergure globale à un ancrage local.

Malgré cette flexibilité, les multinationales ont aussi des points faibles. Elles peuvent mettre du temps à s’ajuster, elles sont potentiellement plus impactées par les changements locaux, et elles se caractérisent par des structures fiscales plus complexes.

La taille, un bouclier anti-turbulences

Les multinationales ont généralement la capacité de faire face aux incertitudes et aux disruptions. Elles disposent d’équipes de management compétentes et expérimentées, capables de garder le cap dans toutes les situations. Elles ont l’habitude d’opérer à l’international et de concurrencer les acteurs locaux. Ainsi, si l’on considère l’environnement commercial actuel, on remarque que plus l’entreprise est grande, plus elle est en mesure de réorganiser ses chaînes d'approvisionnement, sa production et ses points de vente.

Historiquement, les multinationales affichent de meilleures performances que la moyenne

Évolution du rendement total cumulé des multinationales et des
entreprises nationales entre janvier 1994 et décembre 2025

Source : Capital Group, Refinitiv Datastream. Les ‘multinationales’ sont des sociétés qui réalisent plus de 30% de leur chiffre d’affaires en dehors de leur région de référence. Elles sont représentées dans ce tableau par le FTSE Multinationals Index (en USD). Les ‘sociétés nationales’ sont représentées par le FTSE World ex-Multinationals Index (en USD). Fourni à titre d’illustration. Les rendements passés ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.

À cet égard, les chiffres sont éloquents : au cours des 30 dernières années, le rendement boursier cumulé de toutes les multinationales a nettement surpassé celui des entreprises purement nationales. Et ce fossé ne cesse de grandir.

Les produits d’investissement sont sujets à risques. Ils peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse et l’investisseur peut ne pas récupérer le montant de son investissement. Toute décision d’investissement doit être conforme à votre Financial ID (profil d’investissement). À cet égard, d’avantage d’informations sur deutschebank.be/financialid.

Les prévisions sont fondées sur des suppositions, évaluations, avis subjectifs, analyses et modèles hypothétiques qui peuvent se révéler faux. Fourni exclusivement à titre d’illustration.

Le présent article et les informations qu’il contient ne constituent en aucune manière un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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1 Les matières premières non traitées qui sont nécessaires à la fabrication de produits. Ces matières proviennent directement de la nature.
2 Pays/économies à (plus) forte croissance, en passe de devenir des pays industrialisés.
3 Source : airbus.com/en/products-services/commercial-aircraft/global-services-forecast
4 Le terme “fonds “ est l’appellation commune pour un Organisme de Placement collectif (OPC), qui peut exister sous le statut d'OPCVM (UCITS) ou d'OPCA (non–UCITS), et prendre diverses formes juridiques (SICAV, FCP etc). Un OPC peut comporter des compartiments. Les fonds sont sujets à risques. Ils peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant de leur investissement.

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