Cet article s’appuie sur Perspectives – World Cup 2026, une publication du Chief Investment Office de Deutsche Bank datant de juin 2026.
Alors qu’approche le dénouement de la Coupe du Monde de football, les économistes en dressent déjà le bilan. Des millions de supporters ont envahi les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les hôtels et restaurants ont tourné à plein régime. Et les supporters ont célébré avec ferveur cette grande fête du ballon rond. Succès sur toute la ligne donc. Reste à savoir si les investisseurs auraient eux aussi pu ou dû anticiper les succès des marques et secteurs concernés.
Selon les estimations, le Mondial aura généré un surcroît d’activité économique de 40 milliards de dollars. Le tourisme, l’horeca et les divertissements figurent parmi les grands gagnants. Pourtant, cette somme reste relativement modeste par rapport à l’envergure globale de l’économie nord-américaine, à savoir 33.000 milliards de dollars pour les trois pays hôtes cumulés. Même si cette Coupe du Monde bat tous les records, son impact reste donc modeste. Contrairement au Brésil ou au Qatar, presque aucune infrastructure nouvelle n’a dû être construite. Les investissements ont été restreints et les effets à long terme sont donc faibles.
En bourse aussi, l’impact a été modeste. Aux États-Unis, le secteur des hôtels, restaurants et divertissements ne pèse pas très lourd dans la consommation des ménages. Autrement dit, même un Mondial ne change pas grand-chose au potentiel de progression du S&P 500. Au Mexique, par contre, son impact est plus substantiel, en raison de la faible envergure de la Bolsa Mexicana et de sa plus grande exposition au secteur de la grande consommation.
À la veille d’élections, certains investisseurs recherchent les secteurs ou entreprises qui pourraient en sortir gagnants. Avant la Saint-Valentin, d’autres misent sur l’or, les articles de luxe ou les bijoutiers. Et durant les Jeux olympiques, l’attention se porte sur le tourisme et les articles de sport. Idem pour de nombreux autres événements. Le problème, c’est que les marchés anticipent ces tendances bien à l’avance.
Ces thématiques continuent néanmoins à frapper l’imagination. Elles sont identifiables, tangibles et simples à expliquer. Mais elles ne sont pas pour autant nécessairement pertinentes sur le long terme. Leurs impacts sont généralement plus ténus que l’influence des facteurs externes que sont la croissance économique, les taux d'intérêt, les bénéfices des entreprises et les avancées technologiques.
Les humains aiment les belles histoires. Les marchés financiers ne font pas exception à cette règle. Une Coupe du Monde, des élections ou d’autres événements majeurs sont autant d’opportunités de prendre des décisions d’investissement qui paraissent séduisantes.
Le hic, c’est que les belles histoires ne font pas nécessairement les bonnes stratégies. Dans l’optique d’une gestion sur le long terme, il est préférable de miser sur la diversification et sur les tendances de fond que sur les thématiques passagères. Les événements à haute visibilité peuvent en effet soutenir temporairement certains secteurs ou entreprises, mais ils ne modifient pas souvent les grands courants sous-jacents. Sur les terrains de la Coupe du Monde, un seul goal peut faire la différence. En bourse, ce n’est pas souvent le cas.
Les produits d’investissement sont sujets à risques. Ils peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse et l’investisseur peut ne pas récupérer le montant de son investissement. Toute décision d’investissement doit être conforme à votre Financial ID (profil d’investissement). À cet égard, d’avantage d’informations sur deutschebank.be/financialid.
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2 juillet 2026
19 juin 2026
1 Le terme “fonds “ est l’appellation commune pour un Organisme de Placement collectif (OPC), qui peut exister sous le statut d'OPCVM (UCITS) ou d'OPCA (non–UCITS), et prendre diverses formes juridiques (SICAV, FCP etc). Un OPC peut comporter des compartiments. Les fonds sont sujets à risques. Ils peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant de leur investissement.