Une assurance-vie est principalement connue comme un instrument de protection. L’assurance solde restant dû en est un exemple. Celle-ci garantit qu’en cas de décès de l’assuré, la dette restante d’un prêt sera remboursée, ce qui évite que cette charge ne revienne aux héritiers.
L’assurance-vie existe également sous forme de produit d’épargne ou d’investissement, conçu pour générer un rendement. Il peut s’agir d’une assurance épargne à capital et rendement garantis (Branche 21)1 ou d’une assurance investissement (Branche 23) qui n’offre pas de rendement garanti et comporte davantage de risque de perte en capital, mais présente un potentiel de rendement plus élevé. Il est aussi possible de combiner ces deux formules (Branche 44).
Une assurance-vie peut également être utilisée comme instrument de planification successorale, dans le cadre d’une donation mobilière ou en désignant un capital à verser à vos proches en cas de décès. Cela peut servir à couvrir des hypothèques, des frais d’études ou d’autres engagements financiers. Mais vous pouvez aussi opter pour un capital à percevoir de votre vivant, par exemple lorsque vous prenez votre retraite.
Les possibilités de désignation des bénéficiaires sont donc larges. Si vous avez un bénéficiaire en tête, il est toutefois essentiel de rédiger la clause bénéficiaire avec soin. En effet, cette clause permet de déroger aux règles du droit successoral. Cela signifie que vous pouvez désigner comme bénéficiaires des personnes qui, en principe, n’auraient aucun droit dans votre succession (comme un cohabitant, des beaux-enfants, etc.).
Différents types de désignation de bénéficiaires
Certaines clauses bénéficiaires standardisées reviennent souvent, mais il est possible de personnaliser une clause pour mieux répondre à vos objectifs. Voici quelques exemples et leurs implications :
Comparaison de différentes clauses bénéficiaires par rapport au droit successoral légal avec un partenaire survivant et deux enfants (sauf si indication contraire) :
Les exemples suivants démontrent que la rédaction de la clause bénéficiaire doit se faire avec la plus grande prudence :
En principe, vous pouvez choisir librement vos bénéficiaires, mais en pratique, il existe parfois des restrictions, notamment dans le cadre d’un contrat d’épargne-pension ou d’épargne à long terme. Pour bénéficier d’une réduction fiscale, le bénéficiaire doit être choisi parmi les catégories définies par la loi : le conjoint, le partenaire cohabitant légal ou un membre de la famille jusqu’au deuxième degré (parent, enfant, frère ou sœur, etc.). Si vous ne respectez pas cette règle ou si vous désignez « la succession » comme bénéficiaire, vous risquez de ne pas recevoir d'attestation fiscale de l’assureur dans ce cas précis, ce qui pourrait entraîner la perte de votre avantage fiscal.
Envisagez de désigner vos petits-enfants comme bénéficiaires
Lors de la rédaction de la clause bénéficiaire, il peut être intéressant de prendre en compte les implications fiscales sur la succession. Par exemple, si vous désignez vos petits-enfants comme bénéficiaires, cela signifie généralement que votre patrimoine sera réparti entre plusieurs personnes au moment de votre décès, ce qui peut entraîner une réduction de l’impôt de succession (en Flandre) ou des droits de succession (à Bruxelles et en Wallonie). Une clause bénéficiaire bien rédigée peut donc générer une économie fiscale.
Vous souhaitez transmettre une partie de votre patrimoine à la génération suivante d’une manière fiscalement avantageuse tout en conservant un certain degré de contrôle ? Vous aimeriez recevoir un revenu régulier après la donation ? C’est possible grâce à la combinaison d’une donation mobilière suivie de la souscription d’un produit d’assurance-vie. Un contrat d’assurance peut donc être utilisé comme instrument de transfert de patrimoine à la génération suivante, que ce soit déjà de son vivant ou au moment de son décès.
La Deutsche Bank propose plusieurs solutions d’assurance qui peuvent être utilisées comme outil de planification successorale. Tant dans le cadre d’une donation anticipée qu’au moment du décès.
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1 Le rendement garanti peut également être de 0%.