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Les obligations pas à pas

  • Qu'est-ce qu'une obligation ?

    Les autorités nationales et les entreprises qui ont besoin d'argent peuvent récolter les fonds nécessaires en émettant des obligations.

    En investissant dans ces obligations, vous prêtez en fait de l'argent à une entreprise ou à une institution. En échange de quoi vous avez droit à un intérêt ou coupon qui vous offre régulièrement un rendement fixe. Vous avez également droit au remboursement de la valeur nominale à l'échéance, sauf en cas de défaut ou faillite de l'émetteur.

    Une obligation est donc un titre de créance négociable par lequel un émetteur s'engage à rembourser à son acquéreur le montant du prêt (sa valeur nominale) à l'échéance ainsi qu'un intérêt sur la somme empruntée (le coupon).
     

    Quelles sont les principales caractéristiques des obligations ?

    Emetteur

    Celui-ci peut être un Etat (on parle d'emprunt d'Etat ou d'obligation " souveraine ") ou une entreprise (on parle d'obligation de société ou obligation " corporate "). Plus

    C'est essentiellement la qualité de l'émetteur qui fonde la sécurité d'une obligation. Plus un émetteur est sûr (plus son rating est élevé), plus la probabilité qu'il honore ses engagements vis-à-vis de ses créanciers est élevée. Moins

    Valeur nominale

    La valeur nominale d'une obligation représente le montant que l'émetteur s'engage à rembourser à l'échéance. Les coupons sont également déterminés sur base de ce montant. Plus

    La plupart des obligations sont émises à un prix proche de leur valeur nominale. On dira d'une obligation présentant un prix égal à sa valeur nominale qu'elle cote " au pair ". Moins

    Coupure

    Les obligations sont offertes par coupure. La coupure minimale est le plus petit montant que l'on puisse débourser pour acquérir une obligation. Plus

    Généralement, la coupure minimale est de 1.000 euros de valeur nominale. Mais on trouve aussi des émissions exigeant un investissement minimum de 50.000, voire 100.000 euros. Ces émissions sont alors davantage destinées à des investisseurs institutionnels. Moins

    Durée

    Certaines obligations sont émises pour une durée de trois ans par exemple, d'autres pour un terme de dix ans. En principe, plus la durée est longue, plus l'émetteur offre un coupon important. Plus

    Les obligations perpétuelles constituent un cas particulier d'obligations dont l'échéance n'est pas déterminée au départ. L'émetteur peut ainsi décider de la date de remboursement, potentiellement à très long terme. Moins

    Coupon

    C'est l'intérêt qu'offre l'émetteur à l'investisseur en tant que rémunération pendant la durée de l'emprunt. Il est exprimé en pourcentage de la valeur nominale. Plus

    En principe, le montant du coupon est d'autant plus élevé que l'émetteur est de moindre qualité et que l'emprunt est de longue durée. A l'inverse, un émetteur de grande qualité empruntant sur une courte durée offrira un coupon moins élevé.

    Le coupon peut être fixe ou variable. Il est majoritairement payé sur base annuelle mais certaines obligations peuvent payer des coupons plus réguliers, sur base semestrielle ou trimestrielle par exemple.

    Le niveau du coupon dépendra de la durée de l'obligation et de la qualité de l'émetteur.

    Il existe également des obligations ne payant pas de coupon pendant la durée du prêt. On parle alors d'obligations " zéro-coupon ".

    Coupon couru

    Le coupon couru représente la fraction du coupon qui court depuis la dernière date de paiement de coupon et jusqu'à la date de la transaction. Cette fraction de coupon n'est pas encore détachée mais représente les intérêts qui ont déjà couru depuis la dernière date de paiement de coupon. Le vendeur de l'obligation a droit à cette fraction du coupon qui a couru alors que l'obligation était toujours en sa possession. L'acheteur de l'obligation doit donc s'acquitter du paiement de cette fraction de coupon. A la prochaine date de paiement de coupon, l'acheteur percevra le coupon dans son entièreté et pourra donc se rembourser sur la partie des intérêts payés au vendeur.

    A l'instar du taux de coupon, le coupon couru est exprimé en pourcentage de la valeur nominale de l'obligation. Toutes les obligations sont cotées avec un prix " clean ", ne tentant pas compte du montant du coupon couru. Afin de déterminer le montant effectif de l'achat ou de la vente, il convient donc d'ajouter le coupon couru au prix affiché pour l'obligation. Plus la dernière date de coupon est lointaine, plus le coupon couru représente une partie importante du taux de coupon. Moins

    Prix

    Contrairement aux actions, les obligations sont cotées en pourcentage. Le prix représente un pourcentage de la valeur nominale. Cela permet de mieux comparer entre elles différentes obligations d'un même émetteur ou de plusieurs émetteurs. Plus

    Quand une obligation est cotée à 100%, cela veut dire qu'elle vaut sa valeur nominale, par exemple 1.000 euros si la valeur nominale est de 1.000 euros. On dit alors que l'obligation cote au pair. Cotée à 90%, elle vaut moins que la valeur nominale (900 euros). À 110%, elle vaut plus cher que sa valeur nominale (1.100 euros).

    Techniquement, le prix d'une obligation correspond à la valeur actuelle des coupons futurs à recevoir et du remboursement à l'échéance. Moins

    Rendement

    La notion de rendement permet de comparer des obligations qui n'ont pas les mêmes modalités (nominal, coupon, maturité, notation…) entre elles, que ce soit pour un même émetteur ou pour des émetteurs différents. Plus

    Il ne faut pas confondre le rendement de l'obligation et le coupon. Le rendement d'une obligation varie avec son prix.

    Le rendement de l'obligation sera égal à son taux de coupon lorsque celle-ci cote au pair (100% de la valeur nominale). Si le prix de l'obligation est en dessous du pair (inférieur à 100%), le rendement sera alors supérieur au taux de coupon. Cela semble logique car une obligation achetée en dessous de la valeur nominale (à 950 € par exemple) procure un rendement supérieur (en pourcentage) car les coupons payés sont calculés sur base de la valeur nominale, plus élevée que le prix d'acquisition.

    À mesure que le prix de l'obligation évolue à la hausse ou à la baisse, le rendement diminue ou augmente. Autrement dit, le rendement de l'obligation varie inversement suivant le prix du titre.

    Le rendement peut être interprété comme le taux d'intérêt requis par les investisseurs pour prêter de l'argent à l'émetteur de l'obligation. Le rendement varie donc dans le temps, principalement en fonction du niveau des taux d'intérêt et de l'évolution de la qualité de l'émetteur. Moins

    Mode de remboursement

    Bien que les modalités de remboursement d'une obligation puissent varier, le principe reste le même : à l'échéance, l'investisseur (qui a entre-temps reçu le paiement des coupons) a droit au remboursement du montant nominal de l'obligation (sauf en cas de défaut ou faillite de l'émetteur), le cas échéant majoré d'une prime de remboursement. Si lors de son émission l'obligation est émise à un prix en dessous du pair, un précompte mobilier sera prélevé à l'échéance sur la différence entre le prix d'émission et le remboursement à 100% de la valeur nominale. Cette règle vaut aussi lorsqu'un client achète sur le marché secondaire une obligation dont le prix d'émission initial était en dessous du pair mais qui cote au-dessus de 100%. Plus

    Certaines obligations sont aussi remboursées anticipativement ('call'). C'est l'émetteur de l'obligation qui décide de procéder au 'call'. Il peut ainsi refinancer sa dette à des conditions plus favorables lorsque les taux d'intérêt descendent en dessous du taux du coupon de l'obligation. Moins

    Devise

    Chaque émission se fait dans une devise déterminée : l'euro, le dollar, la couronne norvégienne…

    Les coupons et le remboursement à l'échéance seront payés dans la devise de l'obligation (excepté le BRL (réal brésilien)). Plus

    Il est bon de tenir compte de cet élément, car l'évolution de la devise dans laquelle l'obligation est libellée conditionne naturellement le rendement dont bénéficie l'investisseur. Pour l'investisseur belge, le risque est inexistant lorsque l'obligation est émise en euro. Il court un risque avec une obligation en dollar ou dans n'importe quelle autre monnaie (dont le cours peut baisser par rapport à l'euro). Moins

    Marché primaire et secondaire

    Le marché primaire est la partie du marché des capitaux où les nouvelles obligations sont émises. Une société ou une institution publique qui souhaite emprunter de l'argent à des investisseurs émet des obligations sur le marché primaire.

    Le marché secondaire est le marché où les obligations émises antérieurement sont proposées à l'achat et à la vente. Plus

    Le marché secondaire peut être assuré par les bourses où les obligations sont listées. Les principales bourses sont Frankfort-sur-le-Main pour les obligations européennes et Euronext pour certaines obligations domestiques. Mais la liquidité sur le marché secondaire est principalement fournie en dehors de la bourse, par l'intermédiaire des banques qui proposent en permanence des prix à l'achat et à la vente.

    En principe, l'investisseur qui a acheté une obligation sur le marché primaire peut toujours la revendre sur le marché secondaire. On trouve aussi sur le marché secondaire des investisseurs actifs, sans cesse à la recherche d'obligations à des prix intéressants. Moins

  • Pourquoi investir dans des obligations ?

    Privilégiez la sécurité et la prédictibilité

    Plus que jamais, l'investisseur doit aujourd'hui privilégier la sécurité et la prédictibilité : deux caractéristiques bien plus propres aux obligations qu'aux actions. Grâce à un intérêt fixe et à une durée déterminée, l'obligation reste un placement prévisible. Ces titres se montrent aussi moins volatils que les actions. Les obligations ont tout à fait leur place dans un portefeuille bien diversifié.

    Droit au remboursement du capital

    L'investisseur en obligations possède également un avantage sur l'investisseur en actions : il a droit au remboursement de la valeur nominale à l'échéance, sauf en cas de défaut ou de faillite de l'émetteur. Plus

    En cas de faillite de l'émetteur de l'obligation, l'investisseur en obligations (non subordonnées) participe à la répartition des actifs du failli avec une priorité sur l'actionnaire de l'émetteur. À la faillite de l'entreprise dont il a acheté des parts, l'investisseur en actions ne récupère généralement rien de sa mise, tandis que l'investisseur en obligations, en sa qualité de créancier, participe au partage de ce qui reste du patrimoine. Moins

    Une alternative pour votre épargne

    Enfin, la tendance générale à la baisse des taux d'intérêts entraîne une chute du rendement de l'épargne. Pour cette raison, les obligations sont considérées comme une bonne alternative offrant un rendement plus élevé.

  • La relation entre risque et rendement

    Malgré les éléments de prédictibilité et de protection, investir dans une obligation n'est pas sans risque. En principe, plus le risque est élevé, plus le rendement de l'obligation sera élevé. Il faut distinguer trois risques principaux, auxquels il faut ajouter le risque de change quand l'obligation est émise dans une devise autre que l'euro.

    Risque de crédit

    Le risque de crédit ou le risque de défaut de l'émetteur est certainement le plus sérieux. Dans le scénario envisagé, l'émetteur (par exemple suite à une faillite) n'est pas en mesure de tenir son engagement de payer le coupon annuel et de rembourser à l'échéance le montant emprunté. Plus

    Des cas de non-remboursement se sont déjà produits dans le passé (p.ex. dans le sillage de la faillite d'Enron aux États-Unis).

    Comme nous le verrons plus loin, des agences de notation comme Moody's of Standard&Poor's attribuent aux émetteurs une note (rating) qui reflète la qualité de leurs obligations.

    Le risque de crédit ne se matérialise pas uniquement en cas de défaut de l'émetteur. Une détérioration de la qualité de l'émetteur (telle qu'appréciée par son rating) ou une détérioration généralisée des conditions économiques aura pour effet d'augmenter la prime de risque requise par les investisseurs. Par conséquent, le rendement potentiel de l'obligation augmentera et son prix diminuera. Moins

    Risque d'intérêt

    Ce risque est lié à l'évolution des taux d'intérêt. Une augmentation des taux d'intérêt du marché diminue d'autant l'attrait (et donc le prix) des obligations existantes. Plus

    Supposons par exemple qu'une entreprise émet l'année 1 une obligation à 10 ans avec un coupon de 5%. Si l'intérêt des nouvelles émissions de l'année 2 passe à 6%, il est évident que le coupon de 5% en deviendra moins intéressant. Le prix de l'obligation va donc baisser jusqu'à ce que son rendement atteigne 6%. Moins

    Risque de liquidité

    Le risque de liquidité représente la facilité avec laquelle l'investisseur peut acheter ou revendre une obligation sans perte significative.

    En l'espèce, le risque consiste à se retrouver obligé de vendre une obligation avant l'échéance pour faire face à un besoin de liquidités ou réaliser une plus value. Plus

    Si le marché est peu liquide, la vente de l'obligation causera une baisse significative de son prix (on dit que l'écart entre le cours acheteur et vendeur est élevé). Mais dans la mesure où, en tant que particulier, on achète le plus souvent une obligation pour la conserver jusqu'à son échéance, ce risque reste relativement réduit. Moins

    Risque de change

    En investissant dans une devise autre que l'euro, on court inévitablement un risque de change aussi appelé risque devise. Le risque de change est la probabilité qu'une baisse du cours de la devise dans laquelle on investit diminue le rendement du placement.Plus

    Si l'évolution de la devise est défavorable, l'investisseur subira des pertes sur les coupons et le capital investi. Ces pertes seront dues à la conversion en euro. Si l'évolution est favorable, le placement bénéficiera de son rendement 'normal', ainsi que d'une plus-value due au taux de change favorable. Moins

    Quel est l’impact du renforcement de la réglementation bancaire (BRRD) pour l’épargnant et l’investisseur ? En savoir plus

  • Comment évaluer la qualité d'un émetteur ?

    Le rating

    Il existe différents critères pour évaluer la qualité d'un émetteur. Le plus connu est sans doute la notation ou 'rating'. Les notations sont attribuées par les agences telles que Standard & Poor's et Moody's.

    Les notes décernées par ces spécialistes sont un instrument précieux pour l'investisseur. Leur rôle est clair : évaluer la solidité financière d'un émetteur et lui attribuer une note qui sera communiquée aux marchés. Attention : les agences se basent sur les données disponibles (souvent historiques) à propos de l'émetteur et du marché où il opère. Elles ne sont donc pas en mesure de prédire les scénarios inattendus. Plus

    Les 'ratings' se divisent en deux grandes catégories : 'Investment Grade' et 'Non-Investment Grade'. Dans la catégorie 'Investment Grade' (ratings de AAA à BBB-) l'assise financière de l'émetteur est jugée solide : on estime qu'il pourra remplir sans difficultés ses obligations financières. L'investisseur a toutes les chances de recevoir son remboursement à l'échéance, d'autant plus que la note est favorable.

    La liste d'obligations proposées par la Deutsche Bank ne reprend que des obligations " Investment Grade ". + Non Rated Belgium dans un portefeuille "High Yield"

    Dans la catégorie 'Non-Investment Grade', la solidité de l'émetteur est moins bonne et l'obligation revêt une connotation spéculative. Le remboursement à l'échéance est incertain, surtout si la note octroyée à l'émetteur est faible. Le risque de non-remboursement est important à partir de la note B-. À la note CCC, l'émetteur est proche de la cessation de paiement, s'il n'y est pas encore... Moins

    En savoir plus sur les tableaux des ratings.

    La prime de risque

    La prime de risque est la prime payée par l'émetteur en plus du taux d'intérêt d'un emprunt sans risque pour compenser le risque pris par l'investisseur. Une hausse de la prime de risque entraîne une baisse du prix de l'obligation et inversement. Plus

    Il est intéressant de savoir que la prime de risque (aussi appelée 'spread') peut évoluer dans un sens ou dans l'autre au fil du temps. Pourquoi ? Parce que la solidité financière de l'entreprise peut changer. En période de haute conjoncture, quand l'activité dégage d'abondantes liquidités et renforce les profits, le risque de problèmes financiers est en général limité. Les entreprises qui veulent émettre des obligations peuvent se contenter de proposer un coupon un peu plus élevé que celui d'un emprunt d'État. À l'inverse, quand la conjoncture se dégrade, comme c'est le cas actuellement, les entreprises risquent davantage des difficultés financières. Dans ces conditions, la prime de risque doit être plus importante.

    Les niveaux des primes de risques pour différents émetteurs et différentes durées peuvent être observés sur le marché des dérivés de crédit. En particulier, les primes des credit default swaps (CDS) représentent une bonne approximation de la prime requise par le marché pour investir dans l'obligation d'un émetteur. Moins

  • Comment investir en obligations ?

    Avant tout…

    Vous l'aurez compris : certaines obligations sont plus risquées que d'autres. Mieux vaut en tenir compte dans la composition de votre portefeuille. Dans le cas où vous avez déjà défini votre Financial ID, celui-ci vous permettra de savoir si le produit que vous souhaitez acheter correspond à vos objectifs et au niveau de baisse que vous êtes prêt à supporter dans votre portefeuille. Si vous n'avez pas encore défini votre Financial ID, vous pouvez le faire dès maintenant en répondant au questionnaire "Mon Financial ID" dans la rubrique "Profil" de votre Online Banking.

    Il en va de même de l'approche DB Personal, qui affecte une obligation au portefeuille 'Protection' ou 'Croissance'.

    Diversifier les émetteurs

    À l'achat d'une obligation, le risque principal est lié à la qualité de l'émetteur : il est donc judicieux de répartir le portefeuille entre plusieurs émetteurs de secteurs différents, en privilégiant les émetteurs les mieux notés. En matière de diversification, il n'existe pas de vérité absolue, mais tout le monde est d'accord pour dire qu'un bon portefeuille d'obligations est celui qui est bien diversifié. Plus

    Il est conseillé de limiter à 10% (20% maximum) du total l'exposition à un même émetteur, même si celui-ci est de la meilleure qualité. Nous recommandons aussi de choisir exclusivement des émetteurs notés au moins A- (S&P) ou A3 (Moody's). Parallèlement aux principes généraux de diversification, il faut aussi prendre en compte la situation spécifique de chaque client, qui peut différer selon le patrimoine financier total. Moins

    Étaler les échéances

    Il est conseillé de diversifier les achats d'obligations sur toute la courbe des intérêts, autrement dit d'acheter à la fois des obligations de longue et de courte durée. Si les taux augmentent, l'investisseur pourra libérer rapidement son capital pour le replacer dans de meilleures conditions. Et si les taux reculent, il ne devra réinvestir qu'une partie du capital à ces tarifs moins attrayants. Plus

    Supposons que l'investisseur Jean place 50.000 euros dans une obligation unique, avec un coupon annuel de 5% et une échéance finale en 2015. Son capital sera donc libéré en 2015. Mais que se passera-t-il si les taux d'intérêt ne sont plus que de 2,50% en 2015 ? S'il veut réinvestir dans des obligations, il devra se contenter d'un rendement plus faible. C'est ce qu'on appelle le risque de réinvestissement.

    De son côté, l'investisseur Marie a placé 25.000 euros dans deux obligations, l'une venant à échéance en 2015, avec un coupon de 5%, l'autre venant à échéance en 2021, avec un coupon de 6%. Marie court moins de risque de réinvestissement que Jean. En 2015, en effet, elle pourra réinvestir 25.000 euros au taux de 2,5%, mais elle bénéficiera encore de 6 coupons de 6% sur les 25.000 euros échéant en 2021. Les risques dépendent donc aussi de l'évolution des taux d'intérêt. Moins

    Besoins en liquidités

    Nous vous conseillons aussi d'adapter la durée de vos produits obligataires à vos besoins de liquidités (ou de disponibilité de votre argent). N'immobilisez pas 20.000 euros dans une obligation à 10 ans si vous craignez d'avoir besoin des fonds dans 5 ans. Il est naturellement toujours possible de sortir d'un placement, mais avec le risque de vendre à perte si les taux ont augmenté entre-temps.

    Étaler les devises, les zones géographiques et les secteurs

    Dernier conseil si vous n'aimez pas les risques : préférez les obligations en euro. Même si les obligations (de pays industrialisés ou émergents) libellées dans d'autres devises offrent un coupon plus intéressant, n'oubliez pas que l'évolution - imprévisible - des marchés des change joue un rôle déterminant dans la somme que vous allez récupérer à l'échéance.

    La dévaluation d'une monnaie peut faire fondre votre capital, témoin la récente chute du cours de la livre anglaise ou de la couronne islandaise. Il en va de même des secteurs (pour les obligations d'entreprises) : ici comme ailleurs, ne misez pas tout sur le même cheval. Diversifiez les branches d'activité économique.