Le 3 novembre, les Américains se rendront aux urnes pour renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 sièges du Sénat. Selon les sondages, les démocrates ont de fortes chances de reprendre la majorité dans une, voire dans les deux chambres du Congrès.
Le pouvoir d’achat est au cœur de la campagne électorale. Le coût élevé du logement, de l’énergie et des biens et services du quotidien pèse sur le moral des Américains, tandis que la perception du bilan économique du président Donald Trump constitue un handicap pour les républicains. L’issue du scrutin reste toutefois ouverte : le financement des campagnes, un découpage électoral favorable, l’absence de récession et la vigueur des marchés boursiers peuvent encore soutenir le parti.
Pour les investisseurs, l’enjeu décisif pourrait se situer au Sénat plutôt qu’à la Chambre des représentants. Des batailles électorales très disputées, notamment dans le Michigan, en Alaska, dans le Maine et au Texas, pourraient déterminer l’équilibre des forces et retarder l’annonce du résultat définitif. Une issue tardive ou contestée pourrait ainsi entraîner de la volatilité1 à court terme.
Le résultat du scrutin influencera les orientations politiques à venir. Une majorité démocrate dans les deux chambres du Congrès pourrait soutenir les énergies renouvelables, la mobilité électrique et les services de santé. Si les deux partis se partagent le contrôle des chambres (« split Congress »), les valeurs technologiques et financières pourraient bénéficier de la stabilité des politiques publiques et du blocage politique. L’ampleur de la majorité compte également : une victoire très serrée limite la marge de manœuvre pour adopter des réformes législatives d’envergure.
L’histoire livre un double enseignement. Par le passé, un Congrès à majorité démocrate sous une présidence républicaine s’est accompagné de rendements boursiers moyens relativement faibles. Par ailleurs, le S&P 500 a historiquement progressé d’environ 15% en moyenne au cours des douze mois suivant les élections de mi-mandat. Les performances passées ne préjugent pas de l’avenir, mais elles suggèrent que l’agitation électorale n’annonce pas nécessairement une année boursière morose.
Les principaux points à surveiller : le Sénat, l’inflation et le pouvoir d’achat, l’ampleur d’une éventuelle majorité démocrate et le risque d’un résultat tardif.
(En anglais)
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29 octobre 2026
20 octobre 2026
1 La volatilité fait référence à l’ampleur et à la rapidité avec lesquelles le prix d’une action, d’une obligation, d’un fonds ou d’un indice évolue au fil du temps.