À quoi pouvez-vous vous attendre dans cet épisode ?
1. Géopolitique : un espoir déjà intégré, une réalité encore incertaine
Les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de jouer un rôle clé. Malgré des signaux évoquant une désescalade, la situation sur le terrain n’est pas encore revenue à la normale : la communication sur l’ouverture de la voie maritime évolue au fil des jours, alors que le trafic maritime effectif reste limité.
Cette incertitude est néanmoins en grande partie ignorée par les marchés. Les anticipations d’un accord et d’une normalisation des flux énergétiques semblent déjà intégrées dans les cours, ce qui explique en partie la progression des marchés d’actions vers de nouveaux sommets.
2. Prix de l’énergie : plus élevés, mais maîtrisables
Les prix du pétrole et du gaz ont sensiblement augmenté depuis le début de l’année, mais les scénarios de tension extrême semblent, pour l’instant, écartés.
Le scénario central du Chief Investment Office (CIO) repose sur les hypothèses suivantes :
- des prix du pétrole autour de 85 à 90 dollars le baril
- des prix du gaz en Europe compris entre 40 et 45 euros
Ces niveaux restent élevés, mais les tensions les plus fortes se sont atténuées. En l’absence de nouvelle escalade, l’impact macroéconomique pourrait donc rester temporaire.
3. Inflation : l’attention se porte sur les effets de second tour
La hausse récente de l’inflation est avant tout liée à l’énergie, un effet de premier tour bien connu. L’essentiel est qu’à ce stade, peu de signaux suggèrent l’apparition d’effets de second tour, comme une spirale prix-salaires susceptible d’ancrer durablement l’inflation. Les données le montrent clairement : aux États‑Unis comme en Europe, l’inflation globale progresse, alors que l’inflation sous-jacente (hors énergie) reste relativement stable.
4. Banques centrales : la prudence reste de mise
Dans ce contexte, les banques centrales continuent d’adopter une approche prudente. La Réserve fédérale (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) disposent encore de la flexibilité nécessaire pour ajuster leur politique en fonction de l’évolution géopolitique et économique. Les marchés tablent actuellement sur un statu quo aux États‑Unis et une hausse limitée des taux en Europe. Une stabilisation du conflit pourrait néanmoins rapidement modifier ces attentes en faveur de taux directeurs plus bas.
5. Résultats d’entreprise : des fondamentaux qui résistent
La saison des résultats confirme, pour l’instant, la résilience des entreprises. Les premières publications, principalement aux États‑Unis, ont été accueillies favorablement. La croissance attendue des bénéfices des entreprises dépasse 15% au premier trimestre, soutenue notamment par :
- les investissements dans l’intelligence artificielle
- un dollar plus faible
- la résilience inattendue du consommateur américain
Fait notable, la croissance est aujourd’hui plus largement répartie et ne dépend plus exclusivement de la technologie.
6. Perspectives : un optimisme mesuré
Dans notre scénario central, qui repose sur une réouverture progressive du détroit d’Ormuz, la croissance ralentit sans pour autant basculer en récession, notamment aux États‑Unis. Le message est cependant sans ambiguïté : plus le conflit dure, plus le risque de révisions à la baisse s’accentue. La vision de notre CIO reste dès lors prudente, tout en demeurant constructive, avec un accent mis sur les fondamentaux, la discipline et le long terme.
Inflation, énergie, résultats d'entreprise : ce que doivent comprendre les investisseurs.
Dans cet épisode, nous échangeons avec Wim D’Haese, Chief Investment Strategist chez Deutsche Bank en Belgique. Nous analysons la manière dont les marchés composent avec l’incertitude, l’impact des prix de l’énergie sur l’inflation et la croissance, ainsi que sur la solidité actuelle des résultats d’entreprise.
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