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En résumé

  • En diminuant la pondération de certains actifs plus risqués, vous pouvez mieux vous prémunir contre la volatilité plus élevée des marchés. Sur le long terme, il reste toutefois important de rester investi.
  • Les actions américaines ont encore toujours notre préférence.
  • Sur le plan obligataire, nous privilégions les obligations des pays émergents émises en dollars.

Les marchés d’actions ont entamé l’année sur les chapeaux de roue. Durant les 4 premiers mois de l’année, ils n’ont eu de cesse de grimper. Cette hausse leur a permis de compenser largement les pertes subies lors des 4 derniers mois de 2018. Cela a conduit certains investisseurs à perdre de vue tant le contexte économique global (ralentissement de la croissance économique et tassement des bénéfices des entreprises) que l’instabilité géopolitique généralisée. En mai, ils sont retombés les pieds sur terre. Ce retour à la réalité a été encore accentué par l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.

Actions plus chères

Les bourses ont progressé beaucoup plus fortement que les bénéfices des entreprises, entraînant une hausse substantielle des valorisations (c’est-à-dire des rapports cours/bénéfices). Or, des valorisations plus élevées exposent davantage les actions aux déceptions et aux risques.

Ces risques ne sont pas minces. Citons ainsi le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine, le ralentissement de la croissance économique et des bénéfices des entreprises, ainsi que le Brexit. Ces facteurs méritent toute l’attention des investisseurs.

Dans le même temps, les grandes banques centrales ont opéré un changement de cap complet, en passant d’une politique plus stricte à une politique à nouveau plus souple. Ce revirement est tout bénéfice à la fois pour les marchés boursiers et les marchés obligataires.

Réévaluer votre portefeuille

Dans un tel environnement, il est conseillé aux investisseurs de procéder à une analyse approfondie de leur portefeuille, et en particulier des investissements plus risqués. En réduisant en partie votre exposition au risque, vous pourrez notamment mieux vous prémunir contre une volatilité plus importante des marchés financiers.

Cet ajustement à court terme de votre portefeuille ne signifie pas qu’il faut perdre de vue vos objectifs à long terme. Il est important de retenir que le rendement et le risque sont liés. Les actions sont plus volatiles à court terme que les obligations, par exemple, mais elles offrent généralement le meilleur potentiel de rendement à long terme. Si votre profil d’investisseur le permet, les actions peuvent donc occuper une place importante dans un portefeuille bien diversifié.

Une bonne diversification, conforme à votre profil de risque, est la clé du succès sur le long terme. À l’inverse, il est virtuellement impossible d’anticiper les fluctuations du marché, à savoir de vendre tout au plus haut et de racheter ensuite au plus bas. La meilleure stratégie consiste à rester investi, tout en réduisant à court terme l’exposition aux risques.

Actions

Les actions ont toujours nos faveurs. Malgré la phase de fin de cycle dans laquelle nous nous trouvons actuellement, les actions offrent les meilleurs rendements moyens dans une perspective historique. Et ce malgré une volatilité supérieure à celle des autres phases du cycle.

Sur le plan géographique, nous préférons les actions US aux actions européennes et émergentes. La croissance reste robuste outre-Atlantique, tandis que les autres régions du monde sont beaucoup plus exposées aux retombées du conflit commercial. Dans les pays émergents, notre préférence va à l’Asie.

Si nous vous conseillons de réduire à court terme votre exposition globale à ces zones géographiques, nous vous recommandons par ailleurs de renforcer l’exposition aux investissements thématiques, dans une optique de long terme. Les thèmes tels que l’intelligence artificielle, la sécurité, le développement durable et la démographie (vieillissement de la population, croissance démographique, etc.) suivent une trajectoire qui dépasse celle du cycle économique traditionnel.

Obligations

Les investisseurs qui espèrent des coupons d’obligations plus rémunérateurs devront s’armer de patience. Le ralentissement économique, la faible inflation et la politique monétaire plus souple des banques centrales étouffent dans l’œuf tout espoir de remontée rapide et/ou substantielle des taux d’intérêt. L’incertitude géopolitique provoque par ailleurs une ‘fuite vers la qualité’, avec à la clé une appréciation des actifs de qualité (comme les emprunts d’Etat) et – conséquence logique – une baisse de leurs rendements. Ainsi, le rendement de l’obligation souveraine allemande (le ‘Bund’) à 10 ans a atteint un plancher historique.

La recherche d’instruments de dette en euros offrant un rendement attrayant est un exercice particulièrement ardu. Une des meilleures options est de miser sur des produits structurés dont le potentiel de rendement est lié à la performance d’un fonds ou d’un indice sous-jacent.

Vous pouvez aussi opter pour des obligations de moindre qualité (avec un risque de crédit plus élevé), dont l’émetteur se trouve à la frontière entre les obligations de qualité (investment grade) et les obligations spéculatives (high yield). Compte tenu du risque plus élevé, la diversification s’impose.

Les obligations libellées en USD proposent des rendements sensiblement supérieurs à ceux des émissions en euros. De plus, le taux de change euro/dollar devrait rester relativement stable dans les 12 prochains mois. Si vous choisissez des obligations de qualité en dollars, optez pour des maturités courtes. Les obligations dont l’échéance est plus lointaine offrent à peine davantage de rendement. Evitez les obligations spéculatives en dollars (high yield), car dans la dernière phase du cycle économique, cette catégorie obligataire est plus vulnérable.

Selon nous, ce sont les obligations en dollars émises par les pays émergents qui recèlent les meilleures opportunités. Elles offrent actuellement le meilleur rendement par rapport au risque encouru.

Réduire les risques

Retenez un message important : ne perdez jamais de vue vos objectifs à long terme. Même lorsque les marchés deviennent plus volatils, la panique n’est jamais bonne conseillère. Restez investi, fût-ce en réduisant temporairement votre exposition aux risques.

Vous pouvez réduire les risques de diverses manières, notamment en optant pour des obligations ou des produits structurés avec protection du capital. Ces actifs peuvent servir d’abris, même si les rendements attendus sont en toute logique plus limités.

Les fonds mixtes flexibles constituent une autre option. Ces fonds peuvent faire varier la pondération des différentes classes d’actifs (actions, obligations, etc.) en fonction de la conjoncture de marché. Certains d’entre eux ont pour vocation de distribuer des dividendes attractifs. Ici aussi, nous vous recommandons de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier. Chaque gestionnaire de fonds mixte flexible applique en effet sa propre méthode, qui fonctionnera mieux ou moins bien en fonction des circonstances. Optez donc de préférence pour plusieurs gestionnaires différents.

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