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En résumé

  • Le sentiment positif soutenu par les banques centrales et un ciel moins menaçant au-dessus de la croissance mondiale.
  • Il convient de rester investi sur les marchés d’actions même si leur potentiel de hausse apparaît limité dans l’immédiat.
  • Les obligations des pays émergents restent une source privilégiée pour capter des rendements plus élevés.

L’appétit pour les actifs risqués ne s’est pas démenti lors du mois écoulé. Les promesses des banques centrales de poursuivre des politiques monétaires accommodantes et des statistiques économiques dissipant les craintes d’assister à un effondrement de la croissance ont notamment favorisé le maintien d’un sentiment positif sur les marchés financiers.

Les investisseurs ont également réservé un bon accueil aux résultats trimestriels qui, malgré les inévitables déceptions dans le chef de certaines sociétés, ont dans l’ensemble été supérieurs aux attentes des analystes. Il n’en fallait pas plus pour que les marchés d’actions gardent leurs bonnes dispositions depuis le début de l’année et signent un 4e mois de hausse d’affilée, avec des gains compris entre 2% et 5% dans les principales régions. Du côté des marchés obligataires, les segments obligataires les plus dynamiques sont restés les plus prisés, les obligations High Yield continuant de faire la course en tête. La petite contre-performance des emprunts d’Etat de référence, tels que les Bons du Trésor US ou les Bunds allemands et ses satellites, a constitué la seule ombre au tableau.

Un parcours époustouflant pour les bourses depuis fin 2018

Les actions restent notre classe d’actifs favorite à moyen terme et méritent toujours une place de choix dans un portefeuille diversifié. Les données récentes ont étayé la thèse d’une décélération de la croissance mondiale et éloigné celle d’une récession généralisée. L’expansion reste sur les rails aux Etats-Unis et la Chine a aussi commencé à émettre des signaux plus positifs. De plus, une solution constructive et négociée dans le différend commercial sino-américain, à laquelle les marchés continuent de croire, écarterait un risque baissier majeur. Enfin, la faiblesse des taux d’intérêt reste également un important facteur de soutien. S’il convient de rester investi sur les marchés d’actions, nous estimons cependant que leur potentiel de hausse supplémentaire est limité dans l’immédiat. Le parcours époustouflant - certains diront inespéré - réalisé par les bourses depuis fin 2018 offre par conséquent l’opportunité de réévaluer les risques au sein des portefeuilles, sans toutefois exagérer ce mouvement. Malgré des fondamentaux moins bons, l’Europe a largement bénéficié de la vague d’optimisme qui a porté les marchés depuis fin 2018 et, si aucune région ne sortirait indemne d’un retour à l’avant-plan de la volatilité boursière, elle nous semble être la région la moins bien lotie dans un tel cas de figure.

Les obligations émergentes, source privilégiée de rendements plus élevés

Il est peu probable d’observer une forte remontée des taux obligataires ces prochains mois au vu d’une inflation modérée et de la pause prolongée des banques centrales dans la normalisation de leurs politiques monétaires. Face à l’apathie des taux d’intérêt en zone euro, aucune piste ne doit a priori être négligée dans la recherche de rendements plus élevés. Ceci étant, il est impératif de résister à la tentation de viser le rendement à tout prix et de tenir systématiquement compte des risques encourus. Nous restons d’avis que les obligations de sociétés Investment Grade en dollars conservent leur attrait dans le contexte actuel : les rendements proposés sont largement supérieurs par rapport à ceux disponibles en euros et le dollar US devrait continuer à évoluer au sein d’une fourchette de variation étroite. Les obligations High Yield sont à consommer avec davantage de modération et il nous paraît judicieux d’éviter les émetteurs les moins bien notés (notation inférieure à BB-) qui sont autant de pièges potentiels dans un contexte de fin de cycle. Nous privilégions les obligations des pays émergents sur une base diversifiée comme principale source de rendements plus élevés, en mettant l’accent sur celles libellées en devises fortes.

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