En résumé

  • Les négociations entre les Etats-Unis et la Chine alimentent la tendance haussière.
  • Une croissance mondiale plus faible cette année et une préférence pour le marché d’actions US.
  • Les obligations de sociétés Investment Grade en dollars constituent un bon compromis.

L’embellie du début d’année ne s’est pas démentie sur les marchés financiers. Ce sont surtout les signaux encourageants dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et la volonté apparente des deux camps d’aboutir bientôt à un accord qui ont alimenté la tendance haussière.

La patience de la Fed a rassuré les marchés

L’engagement renouvelé de la Fed à se montrer patiente dans la conduite de sa politique monétaire a également rassuré les participants de marché, qui ont largement ignoré des statistiques économiques et des nouvelles politiques mitigées en particulier en Europe. Bien que la progression des marchés boursiers ait été moins spectaculaire qu’en janvier, leurs performances sont restées solides avec des hausses généralement comprises entre 3% et 5%. Parmi les grandes régions, seuls les marchés émergents ont fait exception à la règle en finissant proche de l’équilibre. Sur les marchés obligataires, l’appétit pour le risque a continué à faire le jeu des catégories les plus dynamiques. Les obligations High Yield ont été les plus en verve et ont devancé les obligations de sociétés Investment Grade, les obligations émergentes ainsi que les emprunts d’Etat qui ont fini en légère baisse.

Une croissance mondiale plus faible cette année et une préférence pour le marché d’actions US

Bien que les risques pour la croissance ne doivent pas être sous-estimés, nous pensons que le verre reste à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Le ralentissement de la croissance mondiale est indéniable mais nous n’anticipons pas un effondrement de celle-ci en 2019. Dans ce contexte, les entreprises devraient continuer à engranger des bénéfices, même si le rythme de la croissance bénéficiaire sera plus faible à l’avenir. Enfin, un durcissement de la politique monétaire américaine n’est plus à l’ordre du jour et cela devrait également offrir du soutien aux marchés. Les marchés d’actions pourraient cependant au minimum consolider leurs gains après leur très beau rallye récent. Si les valorisations boursières restent abordables, l’excès de pessimisme de fin 2018 sur les marchés a été largement corrigé. De plus, l’évolution de la conjoncture en zone euro est un motif d’inquiétude et les révisions des bénéfices des sociétés restent majoritairement baissières. Dans ce contexte, il nous semble opportun de prendre un peu de bénéfices à court terme en attendant notamment de voir si les progrès anticipés par les marchés sur le front commercial ou dans l’épineux dossier du Brexit se concrétisent. Sur le plan régional, nous accordons toujours la préférence aux Etats-Unis par rapport à l’Europe et à l’Asie par rapport à l’Amérique latine.

Les obligations de sociétés Investment Grade en dollars constituent un bon compromis

Les taux obligataires ont beau avoir récemment repris un peu de hauteur en zone euro, ils risquent néanmoins de rester scotchés au plancher pendant un certain temps au vu de la prévalence de risques économiques et politiques dans la région. Les rendements proposés restent bien plus intéressants du côté des obligations en dollars. Ceci étant, il est impératif de rester discipliné dans ses choix et de ne pas sacrifier la qualité au profit du rendement. Les obligations de sociétés Investment Grade en dollars, qui offrent un rendement moyen quatre fois supérieur à celui de leurs contreparties en euros, semblent constituer un bon compromis. Nous sommes un peu plus réservés sur les obligations spéculatives qui sont moins attractives après la diminution très sensible des spreads (écarts de rendement par rapport au taux sans risque) observée depuis fin 2018. A contrario, les obligations des pays émergents affichent toujours un rapport rendement-risque intéressant et devraient continuer à profiter de l’accalmie notable sur le front des taux d’intérêt américains. Nous privilégions la dette émergente en devises fortes par rapport à la dette émergente en devises locales, plus volatile.

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