En résumé

  • Au cours des 10 dernières années, le rendement de dividende brut annuel moyen (dividendes réinvestis immédiatement) a été de 2,33% pour le S&P500 et de 4,06% pour l’Euro Stoxx 501.
  • Selon le gestionnaire d’actifs DWS, les dividendes diminueront de 20 à 25% en 2020.
  • Dans la parenthèse tourmentée que nous traversons, il existe des solutions gérées professionnellement, qui sont axées sur le versement d’un dividende durable.

Le dividende, c’est la cerise sur le gâteau. Pour de nombreux investisseurs, cette part du bénéfice attribuée par les entreprises représente en effet une composante importante de leur stratégie. Les actions à dividende génèrent un revenu régulier. Plutôt que d’accumuler leurs bénéfices ou de les réinvestir, les sociétés attribuent via le dividende une part du gâteau à leurs actionnaires, c’est-à-dire les investisseurs.

Les dividendes sont généralement attribués sur base régulière (tous les ans ou tous les trimestres). Ils sont très appréciés par les investisseurs qui ont un horizon de placement à long terme, qui s’investissent de manière durable dans l’entreprise et qui voient ainsi leur fidélité rémunérée.

Les particuliers ne sont pas les seuls à en être friands, par exemple comme revenus complémentaires à leur pension. Les investisseurs institutionnels (tels que les fonds de pension) investissent également massivement dans les actions à dividende, afin de s’assurer des revenus réguliers. Bien entendu, l’attribution des dividendes annuels ou trimestriels est toujours conditionnée aux résultats financiers de l’entreprise.

Depuis 1610

1.430 milliards de dollars : voilà la somme versée l’année dernière à leurs actionnaires par toutes les entreprises cotées en bourse2. Les dividendes ne datent pas d’hier. Il faut en effet remonter à 1610 pour trouver la trace du premier dividende, versé à ses actionnaires par la Compagnie hollandaise des Indes orientales. Historiquement, le dividende est une composante importante du rendement total des investisseurs.

Historiquement, le dividende est une composante importante du rendement total des investisseurs.

Ainsi, le rendement de dividende brut annuel moyen des actions de l’indice phare américain S&P 500 entre 1928 et 2020 s’élève à 3,63% (dividendes réinvestis immédiatement). Au cours de la dernière décennie (décembre 2009 à décembre 2019), ce rendement reste appréciable, à 2,33%.

En Europe, le rendement de dividende annuel moyen (toujours avec réinvestissement immédiat) est même supérieur au chiffre américain, à 4,06% entre décembre 2009 et décembre 2019 pour l’Euro Stoxx 50 (les 50 plus grandes sociétés cotées en bourse de la zone euro).

Cette différence entre les deux côtés de l’Atlantique s’explique aisément. Aux États-Unis, de nombreuses entreprises consacrent une partie de leurs bénéfices au rachat de leurs propres actions (ce qu’on appelle le ‘buyback’). Ces actions sont ensuite détruites afin de créer de la plus-value pour les actionnaires. Moins d’actions en circulation, c’est en effet davantage de valeur par action.

Pourquoi maintenant ?

Taux plancher sur les livrets d’épargne, rendement anémique des obligations d’entreprises de qualité, rendement carrément négatif sur les obligations d’État les plus solides (-0,44% sur les obligations d’État allemandes à 10 ans au 6 juillet 2020)… En cette période de taux zéro et de répression financière, les solutions alternatives pour générer un rendement régulier se font rares. Selon toute probabilité, les banques centrales maintiendront la pression sur les taux pendant plusieurs années encore. Et elles continueront à racheter massivement les obligations en circulation sur le marché.

Vous aimeriez pourtant que votre capital génère un revenu complémentaire régulier ? Dans ce contexte, une alternative consiste à prendre un risque calculé et à investir par exemple dans les actions à dividende. Autre atout de cette stratégie, les actions à dividende sont un moyen intéressant de battre l’inflation et de préserver son pouvoir d’achat. En Belgique, l’inflation annuelle moyenne harmonisée est de 1,83% sur les dix dernières années. Au cours de cette même décennie, le rendement de dividende annuel brut moyen (avec réinvestissement immédiat) de l’Euro Stoxx 50 a largement surpassé cette inflation, à 4,06%2.

En Belgique, l’inflation moyenne a été de 1,83% sur les dix dernières années. Sur la même période, le rendement de dividende annuel brut moyen (avec réinvestissement immédiat) de l’Euro Stoxx 50 a été, lui, de 4,06%2.

Quid du dividende en temps de crise ?

Opter pour une stratégie articulée sur les actions à dividende, voilà qui semble donc intéressant. Du moins tant que les entreprises sélectionnées continuent à attribuer cette participation aux bénéfices. Or, de nombreuses sociétés ont vu leurs bénéfices fondre comme neige au soleil ces derniers mois. Elles ont très logiquement pris des mesures drastiques pour assurer leur survie, telles que la réduction ou la suppression (temporaire) du versement d’un dividende.

Cela signifie-t-il pour autant que le flux des dividendes va se tarir ? Pas nécessairement. Selon le gestionnaire d’actifs DWS, les revenus de dividende diminueront de 20 à 25% en 2020. Aux États-Unis, où le rendement du dividende est traditionnellement inférieur, cette contraction est de faible ampleur, car les entreprises ont plutôt tendance à sabrer dans leur programme de rachat d’actions propres. Durant la crise 2008-2009, 25% des sociétés américaines ont supprimé ou baissé (temporairement) leur dividende, contre 60% des entreprises européennes3.

Comment investir dans une politique durable de dividende ?

Vous souhaiteriez investir aujourd’hui dans des actions à dividende ? Préparez-vous à un travail de titan, car il existe des milliers d’entreprises cotées en bourse qui attribuent un dividende. Voilà pourquoi Deutsche Bank propose des solutions gérées par des professionnels.

Fonds d’investissement à gestion active4 axés sur le dividende durable

Acheter des actions à dividende en tant que particulier, voilà une démarche non seulement risquée, mais qui nécessite aussi un suivi fastidieux. Existe-t-il une alternative plus simple ? Oui, investir dans des fonds d’investissement à gestion active spécialisés dans les entreprises appliquant une politique de dividende durable. Et ce, pour autant que votre profil d’investisseur le permette.

Les gestionnaires de ces fonds recherchent avant tout la stabilité et la prévisibilité des flux de liquidités de ces entreprises, la qualité de leur bilan, un faible endettement et d’autres paramètres de dividende. La majeure partie du portefeuille est généralement investie dans des secteurs défensifs. Ces fonds peuvent aussi investir dans le secteur technologique, par exemple, qui semble être le grand gagnant de la crise du Covid-19.

Bien que ces fonds investissent dans des actions à dividende, ils se composent généralement d’un compartiment de capitalisation (les dividendes perçus sont capitalisés, c’est-à-dire réinvestis) et d’un compartiment de distribution (les dividendes sont entièrement ou partiellement distribués périodiquement au détenteur du fonds).

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Investir dans le secteur immobilier

L’investissement indirect dans de l’immobilier coté en bourse n’est pas exempt de risques ni de coûts. Il vous permet cependant de diversifier facilement vos actifs et de générer des dividendes tout en bénéficiant potentiellement d’une plus-value de votre capital.

Si vous investissez dans de l’immobilier coté en bourse, vous avez le choix entre différents segments : entrepôts logistiques, maisons de repos, immeubles de bureaux, kots pour étudiants, immobilier résidentiel… Vous pouvez donc répartir les risques sur différents segments de marché. Cette approche vous permet aussi d’investir des montants nettement inférieurs à ceux qui sont nécessaires pour acheter de l’immobilier physique.

L’investissement dans l’immobilier peut aussi se faire via des sociétés immobilières cotées en bourse. Ces sociétés sont actives dans la construction, l’achat/vente, la location et la gestion de biens immobiliers. En Belgique aussi, il existe des SIR (sociétés immobilières réglementées). Elles tirent leurs revenus des loyers et des plus-values.

Une SIR est légalement tenue de verser à ses actionnaires 80% du bénéfice attribuable. Les SIR sont donc typiquement des actions à dividende. Ici aussi, le choix est considérable et, pour l’investisseur particulier, il n’est pas simple de diversifier. Il existe heureusement des solutions qui répliquent le marché de SIR et qui lui permettent de répartir idéalement ses investissements entre différents segments immobiliers, en respectant ses objectifs personnels. Ces solutions se composent de compartiments à capitalisation. Les dividendes perçus sont capitalisés, c’est-à-dire réinvestis.

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En savoir plus

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1 Source : Bloomberg.
2 Source : Financial Times “Investors deprived of income as companies slash dividends” – 15/5/2020.
3 Source : DWS.
4 Le concept de “fonds“ est l’appellation commune pour un organisme de placement collectif (OPC), qui peut exister sous le statut d’OPCVM (UCITS) ou d’OPCA (non-UCITS). Un OPC peut se composer de compartiments. Les fonds sont exposés à des risques. Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse et il est possible que les investisseurs ne récupèrent pas le montant de leur investissement.