En résumé

  • Les marchés boursiers ont ponctué avec la manière un 1er semestre qui peut être qualifié de faste ;
  • Les investissements thématiques apportent une réelle valeur ajoutée à la partie actions de votre portefeuille ;
  • Les obligations des pays émergents en devises fortes restent notre maître-choix pour capter des rendements plus élevés.

Retour de politiques monétaires plus accommodantes

Les investisseurs peuvent dire merci aux banques centrales. Malgré les signes de ralentissement de la conjoncture, la vive escalade des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran et un ciel toujours bien chargé d’incertitudes en Europe, c’est avant tout le virage vers une politique monétaire plus accommodante annoncé par la Réserve Fédérale (Fed) et par la BCE qui a déterminé la tendance sur les marchés financiers lors du mois écoulé. L’ensemble des classes d’actifs ont été galvanisées par ce changement de cap des grands argentiers. Emmenés par Wall Street, les principaux marchés boursiers ont engrangé des gains sur un large front. Après leur accès de faiblesse en mai, ils ont ainsi ponctué de très belle manière un 1er semestre faste. De leur côté, les marchés obligataires n’ont pas été en reste et se sont également teintés de vert. Au-delà de leurs performances solides, on retiendra surtout les nouveaux planchers inédits atteints par les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro. Les autres catégories obligataires ont largement profité de la détente généralisée des taux d’intérêt, les obligations High Yield et les obligations des pays émergents s’arrogeant les meilleurs gains du mois et du semestre écoulés.

Rester investi sur les marchés d’actions

Les marchés d’actions doivent composer avec la décélération de la croissance mondiale et de la croissance des bénéfices des sociétés mais ils gardent la cote auprès des investisseurs. La promesse de nouveaux stimuli monétaires des grandes banques centrales constitue un puissant facteur de soutien. Par ailleurs, même si rien n’est encore acquis, les marchés gardent également l’espoir de voir les Etats-Unis et la Chine forger un accord commercial après la trêve conclue par leurs présidents en marge du dernier Sommet du G20. Si la poursuite attendue d’une croissance plus faible, mais positive, et l’effort concerté des banques centrales justifient de rester investi en actions, nous ne sommes pas enclins à augmenter les risques vu que beaucoup de nouvelles favorables semblent déjà escomptées dans les cours. Sur le plan régional, nous privilégions les Etats-Unis au vu de leur caractère défensif et d’une meilleure visibilité au niveau des bénéfices. L’Europe est certes meilleur marché mais les risques économiques et politiques sont beaucoup plus nombreux. Nous maintenons aussi une forte conviction sur les investissements thématiques (sécurité, intelligence artificielle, durabilité etc.). Bien qu’ils ne soient pas immunisés contre la volatilité de marché, leur potentiel de croissance élevé à long terme ne saurait être négligé et ils apportent une valeur ajoutée dans un portefeuille actions bien diversifié.

Les obligations des pays émergents en devises fortes ne manquent pas d’attrait

Suite à la forte progression des cours sur les marchés obligataires depuis le début de l’année, plus de 20% de l’encours mondial d’obligations affiche des taux d’intérêt négatifs. La perspective de voir la Fed et la BCE monter prochainement au créneau fait que cet environnement de taux ultra-bas a de fortes chances de persister dans un avenir prévisible, surtout en zone euro. Dans ce contexte, la chasse au rendement devrait rester soutenue sur les marchés et les investisseurs devraient continuer à rechercher activement des opportunités de portage. A ce titre, les obligations de sociétés Investment Grade en dollars et le segment regroupant les émetteurs privés notés BB et BBB en Europe (segment Crossover) offrent encore certaines opportunités. Parmi les segments plus risqués, les obligations des pays émergents en devises fortes restent notre maître-choix : leur rapport rendement-risque reste attractif et la politique monétaire plus souple de la Fed constitue un catalyseur positif. Elles sont selon nous un meilleur compromis que les obligations High Yield même s’il y a de fortes chances pour que ces dernières continuent également à trouver preneur vu la dynamique à l’œuvre sur les marchés.

Vos placements sont-ils toujours adaptés à la réalité économique ? Vous souhaitez un conseil ?

Appelez nos experts de Talk & Invest au 078 156 157.

Prenez rendez-vous dans votre Financial Center au 078 155 150.

Articles liés