Téléphone

Deutsche Bank

En résumé

  • En novembre, les marchés d’actions ont poursuivi leur tendance haussière et ont accentué leurs gains depuis le début de l’année ;
  • Nous n’anticipons pas de récession globale l’an prochain et nous recommandons de rester investi en actions ;
  • Du côté obligataire, nous privilégions une exposition diversifiée aux catégories offrant un surcroît de rendement par rapport aux emprunts d’Etat.

Les marchés d’actions ont poursuivi leur tendance haussière en novembre

L’appétit pour le risque est resté de mise sur les marchés financiers ces dernières semaines. Malgré le soutien politique de Washington aux manifestants pro-démocratie à Hong Kong, les investisseurs ont surtout retenu les quelques signes de progrès dans les négociations entre les Etats-Unis et la Chine en vue de conclure un accord de « phase 1 » sur le commerce. Alors que le bilan de la saison des résultats du 3e trimestre s’est finalement avéré meilleur que prévu, la publication de statistiques encourageantes, en particulier la stabilisation des indices des directeurs des achats (indices PMI), a également fait office de catalyseur positif. Emmenés par les Etats-Unis et l’Europe, les marchés d’actions ont ainsi poursuivi sur leur tendance haussière en novembre et accentué davantage leurs gains depuis le début de l’année. A contrario, les marchés obligataires ont souffert de l’amélioration du sentiment des investisseurs et ont battu en retraite sur un large front. Dans la zone euro, ce sont les emprunts d’Etat de la périphérie qui ont accusé les plus importants reculs mensuels. Du côté des obligations d’entreprises, les obligations spéculatives sont la seule catégorie à avoir fini dans le vert à la fois aux Etats-Unis et en Europe.

Les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine devraient in fine aboutir à un accord partiel

Nous considérons que le verre reste à moitié plein pour les marchés boursiers et nous recommandons de rester investi en actions. La croissance mondiale continue à évoluer au petit trot mais le risque d’assister à une récession en 2020 reste à notre sens relativement limité. Les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine pourraient encore nous valoir des rebondissements et générer de la volatilité mais elles devraient en fin de compte aboutir à un accord partiel. En Europe, bien que les marchés retiennent leur souffle avant les élections législatives du 12 décembre au Royaume-Uni, la probabilité d’un Brexit désordonné a sensiblement diminué. Par ailleurs, les politiques monétaires des banques centrales (Réserve fédérale, BCE) vont rester très souples et continuer à diffuser leurs effets stimulants dans l’économie. Enfin, les bénéfices du 3e trimestre ont plutôt atténué les craintes sur la marche des affaires des entreprises. Si notre scénario pour la croissance mondiale est correct, une croissance des bénéfices modérée est envisageable l’an prochain, et celle-ci devrait constituer le principal moteur de performance boursière après la forte hausse des multiples de valorisation (= rapports cours/bénéfices) cette année. Sur le plan régional, nous préconisons une exposition équilibrée entre la croissance défensive proposée par les Etats-Unis et le côté plus valeur (value) de l’Europe. Les investissements thématiques gardent également nos faveurs.

Le rendement sur la dette corporate en dollars est en moyenne plus de 5 fois plus élevé qu’en euros

Les marchés obligataires ont souffert de l’atténuation partielle de l’incertitude géopolitique et de la stabilisation récente des indicateurs économiques. Les taux d’intérêt, qui évoluent à l’inverse des cours, ont par conséquent repris un peu de hauteur depuis leurs planchers atteints à la fin de l’été. Ceci étant, la faiblesse de l’inflation, l’excédent d’épargne global et la politique très accommodante des grandes banques centrales devraient contribuer à limiter l’ampleur du mouvement de normalisation des taux obligataires. Les emprunts d’Etat risquent donc de continuer à rapporter très peu ou aucun intérêt, a fortiori en zone euro. Dans cet environnement, nous confirmons notre préférence pour les catégories obligataires offrant un spread (= prime de risque) par rapport aux emprunts d’Etat de référence (bons du Trésor, Bunds allemands) tout en veillant à une diversification élargie entre celles-ci. Nous continuons notamment à privilégier les obligations de sociétés Investment Grade en dollars, dont les rendements sont en moyenne plus de 5 fois plus élevés qu’en euros. Les obligations spéculatives recèlent également certaines opportunités, même si nous préférons ici nous limiter aux émetteurs avec les meilleurs ratings. Dans l’absolu, les obligations émergentes en dollars continuent cependant à offrir le meilleur rapport rendement-risque et restent notre segment obligataire de prédilection.

Votre portefeuille est-il toujours adapté à la réalité économique ?

Appelez nos experts de Talk & Invest au 078 156 157.

Prenez rendez-vous dans votre Financial Center au 078 155 150.

Articles liés