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En résumé

  • Investir dans la brique (et plus spécifiquement la brique ‘papier’) permet d’organiser une bonne diversification à la fois géographique et sectorielle.
  • S’exposer au secteur immobilier offre des perspectives intéressantes de rendement et de plus-values potentielles.
  • On peut y investir en direct mais aussi via des produits financiers qui permettent une large diversification.

Dans le contexte économique actuel, un investissement dans l’immobilier est une piste à envisager sérieusement. A ce titre, la brique reste en effet source de rendement potentiel et a sa place dans un portefeuille diversifié, aux côtés des autres classes d’actifs que sont, par exemple, les actions et les obligations.

Les taux d’intérêt sont partis pour rester extrêmement bas encore longtemps : le nouvel assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) ne laisse aucun doute à ce sujet. Trouver du rendement parmi les placements à revenus fixes, tels que les obligations, devient donc plus compliqué. Quant aux actions, elles sont actuellement devenues plus chères au regard des perspectives de profits futurs des entreprises cotées en Bourse (price/earning ratio). L’investisseur se demande donc si c’est encore le moment d’entrer sur le marché boursier. Les matières premières comme l’or ont également atteint des niveaux historiquement élevés dernièrement : celui qui y investit s’expose donc à un risque de correction des prix.

Le marché immobilier, lui, reste robuste dans l’ensemble. Ce n’est pas un hasard : les taux d’intérêt au plancher rendent les prêts hypothécaires particulièrement attrayants, ce qui soutient la demande de maisons et d’appartements. Ce contexte favorable a soutenu les prix des immeubles au cours des dernières années. En dix ans, la valeur de l’immobilier a grimpé de 10% en moyenne1 dans les capitales européennes. Grâce à la persistance des taux bas, cette tendance est appelée à se maintenir dans les prochaines années.

Placement défensif

La brique a aussi l’énorme avantage de constituer un placement assez défensif. En cas de crise économique, les prix immobiliers résistent souvent mieux que les autres actifs financiers. Le logement reste en effet le premier poste des dépenses des ménages : même en cas de difficultés financières, ils feront le nécessaire pour payer leur loyer ou rembourser leur prêt hypothécaire. Cela permet au marché immobilier résidentiel de traverser les cycles économiques sans grande difficulté. Or, depuis quelques mois, les indicateurs économiques pointent vers un ralentissement de la croissance, à l’échelle mondiale comme en Europe. Pour les investisseurs, le moment est donc peut-être venu de s’exposer, fût-ce partiellement, au marché immobilier résidentiel.

La brique ‘papier’, quant à elle, constitue aussi une bonne solution pour ceux qui souhaitent diversifier leur portefeuille d’investissement. Les prix immobiliers ont en effet l’avantage d’être moins corrélés avec les cours des actifs financiers comme les actions et les obligations. Cela confère au secteur immobilier de la stabilité qui sera bienvenue en période de basse conjoncture.

Il est, par exemple, possible de miser sur des biens commerciaux, dont les revenus seront plus sensibles à l’évolution de l’économie, tandis qu’un investissement dans le résidentiel offrira une plus grande protection en cas de récession. L’immobilier commercial est généralement plus lucratif2 mais davantage exposé aux cycles conjoncturels, tandis que l’immobilier résidentiel promet un rendement plus stable mais expose aussi parfois à des frais plus élevés.

L’immobilier de santé (maisons de repos, hôpitaux, etc.) constitue quant à lui un actif potentiellement rémunérateur avec de bonnes perspectives de croissance puisque la demande, dans ce domaine, est appelée à augmenter à cause du vieillissement de la population. Un investisseur qui recherche à la fois une certaine protection de son capital et des perspectives de rendement veillera à choisir une solution d’investissement qui combine ces différents sous-secteurs du marché immobilier.

Revenus en croissance

L’avantage d’un investissement foncier réside également dans la possibilité d’y ajouter une touche de diversification géographique. Selon l’adage qui veut qu’on ne place pas tous ses œufs dans le même panier, l’investisseur pourra répartir ses placements dans l’immobilier entre plusieurs pays ou même plusieurs régions du monde : cela permettra de limiter l’impact d’une éventuelle correction de l’un de ces marchés.

Enfin, historiquement, l’immobilier a généralement vu sa valeur augmenter, tout en dégageant des revenus en croissance. L’indexation régulière des loyers permet à l’investissement dans la brique de contrer l’érosion monétaire due à l’inflation. La croissance des prix des immeubles offre quant à elle des perspectives de plus-values potentielles intéressantes.

Il existe différentes manières d’investir dans la brique. Il y a bien entendu le classique achat direct, mais cela expose le propriétaire au risque d’inoccupation des lieux et aux frais liés à d’éventuelles réparations. Il est aussi possible d’investir dans les actions des sociétés actives dans le secteur immobilier, comme les SIR (sociétés immobilières réglementées).

Pour une meilleure diversification, l’une des pistes à suivre réside dans des produits financiers qui ont pour sous-jacent un ensemble d’actifs immobiliers situés dans différents pays et répartis entre les différents sous-secteurs de l’immobilier. On répartira ainsi les risques de manière à la fois géographique et sectorielle tout en bénéficiant de la simplicité d’un investissement dans un seul produit.

Rappelons que toute décision d’investissement doit être fondée sur les informations clés pour l'investisseur et correspondre à votre profil d'investisseur.

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1 Source : https://www.mysweetimmo.com/2019/06/26/les-prix-de-limmobilier-flambent-dans-les-capitales-europeennes/

2 Source : https://www.lecho.be/monargent/immobilier/un-rez-de-chaussee-commercial-pour-diversifier-vos-investissements/10006771.html

3 Les instruments financiers structurés, également connus sous la dénomination de Structured Notes, existent sous la forme de « titres de dette structurés » ou d’ « instruments dérivés ». Un instrument financier structuré est un instrument financier d'une durée déterminée, généralement émis par des institutions financières, qui offre un rendement associé à un ou plusieurs actifs sous-jacents (par exemple un taux d'intérêt ou un indice boursier) via des coupons fixes ou variables payés en cours de vie ou à l'échéance du titre. Dans le cas de titres de dette structurés, l'émetteur s'engage à rembourser à l’investisseur 100% du capital souscrit (hors frais) à l'échéance (sauf en cas de faillite ou risque de faillite de l'émetteur). Par contre, dans le cas d'un « instrument dérivé », l'émetteur d'un Structured Note ne s'engage pas à rembourser à l’échéance à l’investisseur 100% du capital souscrit (hors frais).