Téléphone

Deutsche Bank

En résumé

  • Les progrès dans le dossier commercial et l’éloignement du scénario d’un Brexit sans accord ont permis aux marchés d’actions d’inscrire un nouveau mois positif à leur actif.
  • Les politiques monétaires accommodantes de la Fed et de la BCE constituent un facteur de soutien précieux en l’absence de mesures de relance budgétaires fortes.
  • Les obligations des pays émergents en dollars restent notre segment obligataire favori.

Un nouveau mois positif pour les marchés d’actions

La perspective d’un accord partiel sur le commerce entre les Etats-Unis et la Chine et l’éloignement du scénario d’un Brexit sans accord ont contribué à un regain d’optimisme sur les marchés financiers. La 3e baisse de taux de la Fed cette année et ses injections de liquidités pour apaiser les tensions sur le marché interbancaire US ont également été reçues cinq sur cinq par les investisseurs. Enfin, les résultats trimestriels globalement meilleurs que prévu ont aussi soutenu la tendance même si les punitions ont parfois été sévères pour les entreprises n’ayant pas répondu aux attentes des marchés. Qu’à cela ne tienne, les marchés d’actions ont inscrit un nouveau mois positif à leur actif. Si le Japon et les marchés émergents ont fini en tête des grandes régions, on retiendra surtout le nouveau record atteint par la bourse de New York et le retour du marché d’actions européen à son meilleur niveau depuis janvier 2018. La décrue des tensions géopolitiques a logiquement incité les investisseurs à délaisser quelque peu les marchés obligataires. A ce titre, ce sont surtout les emprunts d’Etat du cœur de la zone euro (= le Bund allemand et ses satellites) qui ont subi les dégagements les plus importants. Les catégories obligataires les plus dynamiques ont en revanche bénéficié du goût retrouvé pour le risque, les obligations des pays émergents sortant plus particulièrement du lot.

Les actions restent incontournables pour générer de la performance dans un portefeuille diversifié

Bien qu’une approche flexible des marchés boursiers reste essentielle dans le contexte actuel, les actions restent incontournables pour générer de la performance dans un portefeuille diversifié. Le réchauffement des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine diminue le risque d’assister à une décélération brutale de la croissance mondiale et favorise l’anticipation de perspectives économiques moins sombres. De plus, les politiques monétaires accommodantes de la Fed et de la BCE constituent un facteur de soutien précieux en l’absence de mesures de relance budgétaires fortes, notamment en zone euro. Enfin, nous estimons que la croissance bénéficiaire restera au rendez-vous ces prochains trimestres même si les marchés devront probablement encore absorber des révisions à la baisse des estimations de bénéfices actuelles, trop élevées. Au niveau régional, les développements récents plaident pour une exposition plus équilibrée entre les Etats-Unis et l’Europe. Le marché d’actions américain reste attractif pour ses vertus défensives, il dépend moins du secteur manufacturier que l’Europe et peut aussi s’appuyer sur une croissance plus solide. Ceci étant, les avancées sur le commerce, l’atténuation des risques politiques (Brexit) et des valorisations abordables jouent en faveur de l’Europe boursière. L’Asie garde notre préférence parmi les marchés émergents.

Il faut prendre certains risques pour capter des rendements obligataires attractifs

La remontée des taux d’intérêt depuis la rentrée n’est pas passée inaperçue mais elle reste relativement anecdotique dans une perspective de long terme. Ce mouvement pourrait se poursuivre à court terme. Le rythme modéré de la croissance, une inflation obstinément basse et les soutiens monétaires déployés par la Fed et la BCE font néanmoins que les taux obligataires ont toutes les chances de continuer à évoluer à des niveaux très bas dans l’absolu. Dans ce contexte, il faut nécessairement prendre certains risques pour capter des rendements un tant soit peu attractifs. Il ne faut cependant pas foncer tête baissée dans la recherche d’opportunités de portage et rester bien diversifié. En Europe, nous privilégions le segment Crossover (dette corporate notée BBB et BB) même si cela implique de transiger en partie sur la qualité de certains émetteurs. Les obligations de sociétés Investment Grade en dollars sont également un vivier comportant encore des opportunités intéressantes. Nonobstant, les obligations des pays émergents en dollars restent notre segment obligataire favori. Leur prime de risque est attrayante et elles devraient profiter de la détente monétaire opérée par la Fed et du cessez-le-feu dans le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine.

Votre portefeuille est-il toujours adapté à la réalité économique ?

Appelez nos experts de Talk & Invest au 078 156 157.

Prenez rendez-vous dans votre Financial Center au 078 155 150.

Articles liés