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En résumé

  • Le vaste arsenal monétaire déployé par la BCE a offert du soutien aux marchés boursiers européens.
  • Il convient cependant de rester vigilant concernant les marchés d’actions, qui sont influencés par les craintes de récession.
  • Pour profiter d’un rendement attractif, et si votre profil le permet, il faut accepter une certaine prise de risques.

Malgré des données économiques montrant la perte d’élan de la conjoncture, les investisseurs ont avant tout focalisé leur attention sur l’évolution du dossier commercial et les réunions des grandes banques centrales en septembre. Ils ont notamment accueilli avec soulagement la volonté affichée par Washington et Pékin de jouer la carte de l’apaisement et de revenir à la table des négociations.

Les bourses européennes en forte hausse en septembre…

Attendues au tournant, la Fed et la BCE ont pour leur part rempli leur mission. Si la décision de la Fed d’abaisser à nouveau son taux directeur d’un quart de point était attendue, le soutien monétaire massif annoncé par la BCE, en ce compris la reprise du programme d’achats d’obligations, a eu le don de booster leur sentiment.

L’Europe boursière en a largement profité pour se teinter de vert et revenir pratiquement à la hauteur de Wall Street depuis le début de l’année. Les marchés obligataires ont, quant à eux, éprouvé le besoin de souffler après leur parcours détonant des mois précédents qui avait vu les taux d’intérêt atteindre des plus bas inédits un peu partout en zone euro. Ceci n’a cependant pas empêché les emprunts d’Etat italiens (BTPs) et les obligations High Yield d’aligner un 4ème mois de hausse consécutif.

… mais la prudence reste de mise

Nous continuons d’aborder les marchés boursiers avec prudence et flexibilité au vu de la situation internationale incertaine. La croissance économique globale et des bénéfices des sociétés ralentit et, en Europe, il n’y a toujours pas de fumée blanche sur le Brexit.

Ceci étant, l’approche pragmatique de la Fed et l’action musclée de la BCE constituent un important facteur de soutien pour la croissance face aux risques baissiers posés par les tensions commerciales et le climat d’inquiétude qu’elles alimentent, notamment dans le secteur manufacturier. En outre, les marchés attendent très peu d’amélioration à court très terme sur le plan économique et toute nouvelle positive pourrait faire office de catalyseur haussier.

Enfin, les estimations de bénéfices ont déjà été ajustées à la baisse et le consensus table désormais sur un repli de ceux-ci au 3ème trimestre par rapport à l’an dernier. Les marchés d’actions risquent cependant de rester en proie aux turbulences tant que les craintes de récession demeurent aiguës. Un positionnement défensif reste dès lors indiqué.

A côté d’une préférence régionale pour les Etats-Unis, nous recommandons également de réorienter les portefeuilles sur des thèmes d’investissement qui dépassent le cadre du cycle économique traditionnel. Bien que ces thèmes puissent également souffrir en cas de regain d’aversion au risque, leur potentiel de croissance supérieur à la moyenne les rend particulièrement attractifs dans une optique de long terme.

Les taux d’intérêt ultra-bas jouent les prolongations

Le ralentissement de la croissance économique, des pressions inflationnistes modérées, un contexte géopolitique tendu et la politique monétaire tout en souplesse des grandes banques centrales font que les taux d’intérêt historiquement bas sont partis pour jouer les prolongations.

Dans un tel contexte, trouver des rendements encore dignes de ce nom implique d’accepter une certaine prise de risques. D’un côté, les emprunts d’Etat les mieux notés en zone euro affichent des rendements négatifs alors que les emprunts d’Etat des pays périphériques offrent désormais des rendements très insuffisants. D’un autre côté, les obligations spéculatives (High Yield) proposent pour leur part des rendements plus élevés mais elles ne sont plus spécialement bon marché.

Naviguant entre ces deux extrêmes, notre choix se porte sur les obligations de sociétés avec des notations BBB/BB en euros (segment Crossover) et sur les obligations de sociétés Investment Grade en dollars. Dans les catégories les plus dynamiques, les obligations des pays émergents en devises fortes restent la meilleure proposition pour capturer des rendements plus élevés moyennant une compensation correcte des risques encourus.

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