En résumé

  • L’escalade des tensions commerciales entre les USA et la Chine et l’inversion de la courbe des taux US ont donné des sueurs froides aux investisseurs en août.
  • Les emprunts d’Etat affichent de nouveaux plus bas inédits pour les taux à 10 ans dans une majorité de pays de la zone euro.
  • La volatilité persistante doit inciter à la prudence sur les marchés d’actions. Et les taux obligataires au plancher – voire négatifs - vont continuer à doper la chasse au rendement.

Les dernières semaines furent particulièrement agitées sur les marchés financiers. Il faut dire que les motifs d’inquiétude ont été nombreux.

Sur fond de nouveaux signes de ralentissement conjoncturel, c’est surtout la nouvelle escalade des tensions commerciales sino-américaines qui a donné des sueurs froides aux investisseurs. L’inversion de la courbe des taux aux Etats-Unis (c’est-à-dire un taux US à 10 ans inférieur au taux US à 2 ans), une première depuis 2007, a également contribué à raviver les craintes de récession outre-Atlantique.

Les marchés boursiers finissent par réduire leurs pertes

Le ton moins belliqueux de Donald Trump en fin de mois a cependant permis aux marchés d’actions de reprendre de la hauteur et de réduire en partie leurs pertes. A Wall Street, l’indice S&P 500 a finalement lâché 1,8% alors qu’en Europe, l’indice DJ Stoxx 600 cédait 1,6%. En revanche, les bourses de Londres (perspective d’un Brexit dur) et de Hong Kong (manifestations) ont davantage souffert.

De leur côté, les emprunts d’Etat ont profité de l’incertitude ambiante et de l’anticipation de stimuli monétaires additionnels pour réaliser un carton plein, avec à la clé de nouveaux plus bas inédits pour les taux à 10 ans dans une majorité de pays de la zone euro. Dopées par la détente généralisée des taux obligataires, les obligations de sociétés ont également engrangé des performances positives, les émetteurs de qualité surperformant les émetteurs spéculatifs.

Aborder les marchés d’actions avec prudence

Le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine promet de nous valoir encore de multiples rebondissements et devrait rester l’un des principaux vecteurs de volatilité boursière. Face aux risques que ces tensions prolongées font peser sur la croissance et sur les bénéfices des sociétés, les investisseurs comptent sur des initiatives des autorités, notamment sur des gestes forts des grandes banques centrales à la rentrée.

Ils tablent au minimum sur une nouvelle baisse de taux préventive de la Réserve fédérale (Fed) et s’attendent aussi à ce que la Banque centrale européenne (BCE) sorte l’artillerie lourde. Il ne faudrait donc pas que celles-ci les déçoivent. Enfin, la sérénité relative en Europe face au spectre d’un Brexit dur pourrait être mise à l’épreuve d’ici à fin octobre. Ce contexte incertain invite à aborder les marchés d’actions avec prudence, à doser sa prise de risques et à opter pour un positionnement défensif. Le marché boursier américain a notre préférence au niveau régional au vu d’une meilleure dynamique de croissance, de bénéfices de sociétés résilients et de la plus grande latitude de la Fed pour soutenir l’expansion si besoin. L’Europe et les marchés émergents sont davantage exposés aux risques politiques et/ou aux tensions commerciales.

A côté de cette approche régionale, nous maintenons aussi une conviction forte sur les investissements thématiques comme moteur de performance à long terme.

Le contexte incertain invite à aborder les marchés d’actions avec prudence, à doser sa prise de risques et à opter pour un positionnement défensif.

Taux d’emprunt négatifs : une nouvelle réalité ?

Le montant astronomique d’obligations affichant des rendements négatifs à l’échelle globale (17.000 milliards de dollars, soit plus de 30% de l’encours total) illustre l’ampleur de ce phénomène sur les marchés obligataires. Ceci étant, le ralentissement de la croissance, la faiblesse de l’inflation et le paysage monétaire accommodant laissent augurer que les taux d’intérêt devraient rester à des niveaux déprimés pendant une période prolongée.

Il est donc très probable que la chasse au rendement se poursuive dans cet environnement de taux bas sans précédent. Après la nouvelle fonte des taux d’intérêt en zone euro, qui touche aussi de plus en plus la dette du secteur privé, le segment regroupant les obligations de sociétés gravitant à la frontière entre les notations BBB et BB (segment Crossover) reste notre catégorie favorite dans la région.

Du côté des obligations libellées en dollars, nous nous concentrons prioritairement sur les opportunités de portage offertes par les obligations d’entreprises de qualité et par la dette émergente.

« Du côté des obligations libellées en dollars, nous nous concentrons prioritairement sur les opportunités de portage offertes par les obligations d’entreprises de qualité et par la dette émergente. »

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