En résumé

  • Les discours des grandes banques centrales et les échos rassurants sur le front des négociations commerciales entre les USA et la Chine ont contribué au retour de l’optimisme sur les places financières.
  • La faiblesse des taux d’intérêt reste un facteur de soutien pour les marchés d’actions, l’effet « TINA » (There Is No Alternative) étant de retour. Il convient de rester investi sur les marchés.
  • Les taux obligataires devraient rester durablement bas, surtout en zone euro. La quête de rendement doit se faire de façon disciplinée, en privilégiant les émetteurs de qualité.

Les investisseurs en actions peuvent sortir le champagne qu’ils avaient peut-être gardé au frais en fin d’année dernière. De fait, même si les gains ont été moins robustes ces dernières semaines, le bilan des marchés boursiers au 1er trimestre reste impressionnant.

La volte-face des grandes banques centrales face au ralentissement de la croissance et les échos rassurants sur le front des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ont largement contribué au retour de l’optimisme sur les places financières. Les Etats-Unis ont ainsi signé leur meilleur trimestre depuis 2009. Des indicateurs conjoncturels moroses et l’impasse dans le dossier du Brexit n’ont pas empêché l’Europe de réaliser sa plus forte progression sur 3 mois depuis 2015.

Sur les marchés obligataires, c’est avant tout la chute spectaculaire des rendements de part et d’autre de l’Atlantique qui a marqué les esprits. Les emprunts d’Etat et les obligations d’entreprises Investment Grade ont le plus profité du mouvement de baisse généralisée des taux longs le mois dernier mais ils ont néanmoins sous-performé les obligations High Yield et la dette émergente en dollars sur l’ensemble du trimestre écoulé.

Quelle attitude adopter après le rallye boursier ?

Nous gardons un avis constructif sur les actions à moyen terme étant donné que le cycle économique actuel, bien que mature, n’est selon nous pas encore fini. L’expansion se poursuit aux Etats-Unis et les initiatives des autorités en Chine pour stabiliser la croissance devraient engendrer un atterrissage économique en douceur.

Par ailleurs, la faiblesse des taux d’intérêt reste un facteur de soutien pour les marchés d’actions, l’effet « TINA » (There Is No Alternative) étant de retour. Il convient par conséquent toujours de rester investi sur les marchés. A plus court terme, le puissant rebond des marchés boursiers demande cependant une certaine réflexion. Les multiples de valorisation (= rapports cours/bénéfices) se sont largement normalisés par rapport à fin 2018 et il serait étonnant de voir les marchés poursuivre sur leur élan après leur forte progression récente.

En outre, la volatilité pourrait tôt ou tard refaire surface si, par exemple, les résultats des entreprises ne répondent pas aux attentes. Il nous semble donc indiqué de réduire un peu la voilure en actions dans les portefeuilles et d’adopter un positionnement un peu plus défensif. Sur le plan régional, les Etats-Unis et l’Asie émergente présentent un visage plus séduisant que l’Europe et l’Amérique latine et restent privilégiés.

Les taux obligataires sont tombés encore plus bas

Il y a comme un air de déjà vu sur les marchés obligataires. L’inflexion accommodante de la Réserve fédérale (Fed) et de la BCE a largement contribué à la baisse sensible des taux obligataires. Ils devraient rester durablement bas, surtout en zone euro.

La quête de rendement a donc repris de plus belle sur les marchés. Bien que légitime, cette démarche doit cependant rester disciplinée. Les obligations d’entreprises proposent un surcroît de rendement attractif par rapport aux emprunts d’Etat et restent une piste intéressante pour peu d’opter pour une exposition diversifiée et de ne pas transiger sur la qualité des émetteurs.

A ce titre, la dette corporate en dollars garde nos faveurs même si elle implique de s’exposer aux fluctuations du billet vert par rapport à l’euro. Les obligations High Yield devraient continuer à faire l’objet d’une demande soutenue dans un contexte de taux bas. Mais le risque est à l’avenant et il nous semble préférable de se limiter aux meilleurs élèves de cette catégorie. Pour obtenir des rendements supérieurs, mieux vaut se diriger vers les obligations des pays émergents en dollars. Ici également, une diversification élargie est une des principales clés du succès pour éviter les mauvaises surprises liées aux émetteurs plus fragiles.

Vos placements sont-ils toujours adaptés à la réalité économique ? Vous souhaitez un conseil ?

Appelez nos experts de Talk & Invest au 078 156 157.

Prenez rendez-vous dans votre Financial Center au 078 155 150.

Articles liés