Un miroir pour vos investissements

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Les 3 conseils de Deutsche Bank

Choisissez un banquier et/ou conseiller financier qui est véritablement à l’écoute de vos attentes et de vos objectifs.

Procédez chaque année à un check-up de votre situation financière et de votre portefeuille d’investissements. Car le profil de risque des produits peut changer, de même que votre profil d’investisseur.

Regardez-vous dans le miroir. Ne vous laissez pas tenter par des produits plus risqués et la promesse d’un rendement supérieur s’ils sont synonymes de nuits blanches en cas de plongeon des Bourses.

Le banquier ou conseiller financier est tenu d’établir un profil de risque avant de proposer des produits financiers à son client. Cela ne peut cependant pas se limiter à une simple formalité.

Depuis l’introduction de la directive européenne MiFID en 2007, les banques ont l’habitude de soumettre à l’investisseur un questionnaire destiné à établir son profil de risque. En d’autres termes, le banquier ou courtier définit sa tolérance ou son aversion au risque. Quels produits connaît-il ? Quelle est sa marge de manœuvre financière ? De quel horizon de placement dispose-t-il ? Ces questions visent à éviter que les épargnants et investisseurs placent leurs deniers dans des produits qui ne leur correspondent pas.

Les clients ne devraient donc pas, de leur côté, répondre trop légèrement aux questions qui leur sont posées. "Il faut être capable de se connaître soi-même et d’agir avec lucidité", souligne Marc De Ceuster, professeur à l’Université d’Anvers et Academic Director Personal Financial Planning à l’Antwerp Management School. "Il est facile d’affirmer que vous êtes capable de gérer le stress qui accompagne une crise boursière. Mais lorsque le portefeuille d’investissement plonge subitement dans le rouge, la tolérance au risque est souvent moins grande qu’annoncé. La plupart des épargnants surestiment encore le rendement d’un investissement et en sous-estiment le risque. De même, la corrélation entre les investissements est fréquemment mal jugée."

Conseil sur mesure

Le profil d’investisseur n’est pas une donnée statique. Quiconque a perdu une part importante de son épargne après un contrecoup financier sera probablement moins enclin à prendre des risques. Inversement, après une donation ou un héritage, l’épargnant aura plus de capitaux à disposition et voudra investir davantage. De même, les risques inhérents à un investissement spécifique peuvent évoluer et ne plus être en ligne avec le profil de l’investisseur.

Les banques ont donc la grande responsabilité d’assister leurs clients. "Elles doivent prendre le temps de comprendre leurs exigences", remarque Marc De Ceuster. "Si l’établissement d’un profil de risque est une obligation légale, rien n’empêche les banques d’aller plus loin. Plusieurs d'entre elles l’ont d’ailleurs bien compris, qui ne se limitent plus à la routine d’une check-list mais placent le client et sa situation personnelle au centre du débat. Ainsi ouvrent-elles la possibilité d’un conseil sur mesure."

Produits adéquats

Dans la plupart des organismes financiers, après avoir rempli le questionnaire, les investisseurs sont classés dans l’un des quatre à six profils-types d’investisseur, de l’investisseur extrêmement défensif ne souhaitant prendre aucun risque à l’investisseur très agressif disposé à s’exposer en échange d’un rendement potentiellement supérieur. Entre ces deux extrêmes se trouvent les profils intermédiaires, qui supportent plus ou moins de risques.

Souvent, ces profils forment également la base des produits parmi lesquels l’investisseur peut faire son choix. À mesure que son profil devient plus dynamique, il peut opter pour des produits dont la volatilité s'avère un peu plus élevée. Pour l’investisseur extrêmement défensif, seuls les produits d’épargne sont recommandés. L’investisseur défensif peut investir en obligations; le profil neutre répartira quant à lui son portefeuille entre les actions et les obligations. Les profils dynamiques auront une plus grande portion de patrimoine affectée aux actions. "Cela semble logique… et pourtant ce n’est pas le cas!", prévient Marc De Ceuster. "Il est préférable de considérer la volatilité de l’ensemble du portefeuille plutôt que celle d’un seul investissement. L’investisseur relativement allergique au risque peut placer 90% de son patrimoine sur un livret et investir le reste en actions. Ainsi les risques demeurent-ils limités tandis qu’une partie du portefeuille peut prétendre à un rendement supérieur. Cette approche suppose cependant un entretien approfondi entre le banquier et son client, lors duquel tous les objectifs seront soigneusement répertoriés. C’est crucial."


"Rien n’empêche les banques d’aller au-delà du simple profil d’investisseur."

Marc De Ceuster, Professeur à l’Université d’Anvers

"Financial ID : une approche unique pour obtenir des conseils de qualité "

"La plupart des banques posent les mêmes questions à leurs clients pour pouvoir établir leurs profils d’investisseurs, puis elles leur attribuent un profil standard", souligne Vincent Delfosse, Head of Investment Products & Advisory chez Deutsche Bank. "On aurait tort, cependant, de vouloir regrouper des milliers de clients dans un même panier. Il est impossible, ce faisant, de comprendre les besoins individuels de chaque client."

L’an dernier, Deutsche Bank a développé le Financial ID, qui vise à cartographier les désidératas de chaque client. Afin de la réaliser, la banque s’enquiert de la situation financière de son client, de ses objectifs en matière de placements et de rendement, de son horizon de placement, de sa tolérance au risque, de ses besoins de liquidités, du montant minimum qui peut être investi à moindre risque, du montant maximum qui peut être exposé à davantage de risques, de sa connaissance et de son expérience des produits financiers.

Toutes ces informations constituent le Financial ID, unique pour chaque client, qui se matérialise sous forme de trois types d’objectifs financiers individuels. L’objectif de liquidités comprend la partie des avoirs qui doit rester disponible pour des projets à court terme (comme l’achat d’une voiture et des travaux d’aménagement) et pour les imprévus. Les objectifs de protection portent sur la portion du patrimoine qui doit être protégée dans la mesure du possible mais pour laquelle un horizon de placement plus long est acceptable. Les objectifs de croissance reflètent la part de leur argent que les investisseurs souhaitent voir fructifier de manière constante, et pour laquelle ils acceptent un risque supérieur.

"Avec cette approche, selon moi unique dans le secteur bancaire, nous franchissons une nouvelle étape dans la démocratisation du conseil financier personnel", assure Vincent Delfosse. "Le client peut communiquer ses objectifs personnels de manière précise, ce qui nous permet de lui fournir un conseil plus ciblé. Qui plus est, le suivi des avoirs du client est plus efficace et nous pouvons le prévenir lorsque son portefeuille ne répond plus aux objectifs ou que le profil de risque des investissements change."

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