Un contexte de marché volatile
post-Brexit

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Le référendum sur le Brexit a été le principal facteur d’attention des marchés financiers en juin, au point d’éclipser d’autres événements majeurs comme la réunion de la Fed et les élections en Espagne. De fait, les marchés ont largement évolué au gré de l’orientation des pronostics sur l’issue du référendum britannique.

L’onde de choc créée par la victoire surprise des partisans d’une sortie de l’UE (Brexit) a lourdement pesé sur le sentiment de marché, avec pour effet de déclencher des ventes massives d’actifs risqués. Au final, malgré le rebond de fin de mois qui a suivi son plongeon spectaculaire, le marché d’actions européen a largement fini dans le rouge, accompagné dans son infortune par le Japon suite à la hausse du yen. Par contre, les États-Unis et, plus encore, les marchés émergents sont sortis indemnes de ces fortes turbulences.

Gains solides pour les valeurs refuges

Sur les marchés obligataires, les emprunts d’État les plus sûrs ont, comme l’or, profité de leur statut de valeur refuge pour afficher des gains solides. Une certaine nervosité a été perceptible sur les marchés du crédit mais les obligations de sociétés ont dans l’ensemble peu souffert, la catégorie Investment Grade résistant mieux que la catégorie High Yield.

L’été s’annonce volatil sur les places financières et une approche prudente des marchés reste indiquée. Malgré les signes de stabilisation après la tempête initiale, les risques et les incertitudes liés au Brexit vont nous accompagner pendant longtemps. Les répercussions du Brexit sur la croissance mondiale devraient certes être limitées et les grandes banques centrales prendront toutes les mesures qu’elles estiment nécessaires pour en amortir l’impact sur leurs économies.

Potentiel de hausse limité pour les marchés d’actions

Ceci étant dit, la croissance globale va rester molle, ce qui continuera à compliquer la tâche des entreprises et à peser sur l’orientation de leurs bénéfices. Compte tenu de ces éléments, les marchés d’actions devraient rester dans leurs fourchettes de variations récentes et leur potentiel de hausse apparaît limité. L’augmentation de la volatilité peut cependant offrir des opportunités d’achats à bon compte pour peu d’être sélectif.

« Le marché boursier américain reste plus intéressant que le marché européen »

À ce titre, le marché boursier américain reste plus intéressant que le marché européen au vu d’une meilleure diversification, des nombreuses entreprises de qualité qu’il abrite et d’un momentum bénéficiaire plus favorable. De même, nous gardons une forte conviction sur le thème des dividendes, en mettant surtout l’accent sur la sécurité et la visibilité du dividende versé par rapport au rendement de dividende.

Obligations : préférence pour les émissions américaines de qualité

La traversée du désert n’est pas finie sur les marchés obligataires. Les rendements ont encore fondu ces dernières semaines et il faut aller toujours plus loin sur la courbe des taux pour espérer trouver un rendement un tant soit peu décent sur les emprunts d’État. Nous anticipons peu de changement par rapport à cette situation de taux bas, surtout dans la zone euro avec une demande de la BCE largement supérieure à l’offre et une inflation négligeable.

Par conséquent, il est logique que les obligations plus rémunératrices restent activement recherchées des investisseurs. Parmi celles-ci, les obligations de sociétés de haute qualité en USD gardent notre préférence : leur rendement moyen proche de 3% reste très compétitif dans l’environnement actuel et le risque devise est acceptable, d’autant que les perspectives du dollar restent favorables. Par contre, nous restons réticents à nous aventurer du côté des obligations spéculatives, étant donné que les rendements actuels ne compensent plus suffisamment les risques induits par la détérioration du cycle du crédit outre-Atlantique.

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