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Ulrich Stephan : « Un œil sur l’Europe, l’autre sur les USA »

Ulrich Stephan : un œil sur l’Europe, l’autre sur les USA


De passage à Bruxelles, Ulrich Stephan, Global Chief Investment Officer Private and Commercial Clients, a présenté ses convictions pour 2017.

L’année à venir s’annonce particulièrement complexe pour les investisseurs, avec deux zones géographiques à examiner de près : les Etats-Unis et l’Europe. D’une part, les Etats-Unis ont créé une double surprise : la première étant l’élection de Donald Trump, la seconde la réaction des marchés à cette victoire inattendue.

Pour Ulrich Stephan, les marchés ont rapidement digéré la victoire de Donald Trump et sont désormais en attente des premiers résultats de sa politique expansionniste. Les anticipations de remontée de l’inflation qui en ont découlé, ont propulsé les taux d’intérêt vers le haut. Ces derniers pourraient d’ailleurs continuer leur ascension, et le taux à 10 ans du Bon du Trésor américain atteindre 3,10%. La croissance annoncée de l’économie américaine sera-t-elle pour autant au rendez-vous ? Les marchés vont rester volatils et en grande partie tributaires des résultats obtenus par l’administration Trump.

Europe : la menace des populistes

D’autre part, l’Europe demeure un sujet de préoccupation pour Ulrich Stephan. En cause : une série d’échéances électorales importantes qui pourraient confirmer la montée du populisme aux Pays-Bas, en France, en Allemagne ou encore en Autriche. « Ce contexte n’encourage pas les réformes structurelles nécessaires pour faire décoller la croissance, craint-il. De même, la politique de la Banque centrale européenne ne devrait pas favoriser un rebond significatif des taux d’intérêt dans la zone euro à court terme. Je table pour ma part sur un Bund allemand à 10 ans à 0,90% pour la fin de l’année, et un taux belge à 10 ans de 1,4%. »

Actions : les dividendes ont toujours la cote

Les marchés d’actions restent volatils. Dans ce contexte, seuls les dividendes contribuent toujours de manière positive à la performance totale. Ulrich Stephan continue de privilégier les secteurs défensifs, surtout si un choc sur les taux d’intérêt devait se concrétiser en cours d’année. Les Etats-Unis restent surpondérés en raison des attentes fortes en matière de politique budgétaire, de réductions d’impôts et de déréglementation. Les marchés émergents et le reste du monde devraient suivre le mouvement avec un effet de retard, mais c’est clairement aux Etats-Unis que les marchés confient actuellement le rôle de locomotive de la croissance à venir.

Attirés par des taux d’intérêt qui vont continuer de grimper, les flux de capitaux devraient continuer d’affluer outre-Atlantique. Le billet vert devrait donc continuer sur son élan et franchir la barre de la parité par rapport à l’euro, avec un objectif pour le taux de change EUR/USD de 0,95 fin 2017.

Dans ce contexte, quelle stratégie adopter ? « Une grande diversification des actifs et une gestion dynamique pour saisir les opportunités qui se présentent. »

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