Feu vert pour les actions européennes

Tendance


Le contexte reste globalement favorable aux actions, mais nous privilégions désormais les actions européennes au détriment des actions américaines. Côté obligataire, il est préférable de miser sur les titres émis en dollar américain pour espérer obtenir un rendement digne de ce nom.

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A quoi s’attendre pour le 2e semestre ?

Depuis le début de 2017, les actions américaines, européennes et émergentes ont toutes évolué à la hausse, profitant de l’environnement actuel, caractérisé par une croissance économique plus soutenue et des taux bas. La forte hausse des marchés d’actions cette année est cependant susceptible d’entraîner une correction ou une pause dans le courant du second semestre. Nous y voyons cependant une opportunité intéressante d’augmenter son exposition aux actions.

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Pourquoi privilégier les actions européennes ?

Bien que nous restions positifs à long terme sur les actions américaines, nous misons à présent davantage sur les actions européennes. Il se trouve que les entreprises européennes bénéficient davantage de la reprise de la croissance à l’échelle mondiale que les entreprises américaines. Après un 1er trimestre particulièrement encourageant, les analystes ont revu leurs prévisions de bénéfices à la hausse, ce qui a un impact favorable sur les cours des actions.

Le soulagement à l’issue des élections présidentielles françaises et l’élan mondial positif envers les actions européennes ont également contribué à la très bonne tenue des actions européennes et de l’euro. À cela s’ajoute aussi que la consommation reprend du poil de la bête sur le Vieux Continent, suite à la baisse du chômage.

Si nous mettons moins l’accent sur les actions américaines, c’est surtout en raison de leur valorisation relativement élevée, de la croissance moins forte attendue des bénéfices des sociétés américaines et des remous autour du président Trump. En outre, il y a peu de chances pour que le président américain parvienne à mettre en place à court terme l’allègement fiscal pour les entreprises qu’il a promis pendant la campagne.

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Comment se portent le Japon et les pays émergents ?

Malgré la croissance continue de l’économie nippone, l’évolution du marché boursier japonais dépend largement du yen. Une dépréciation du yen favorise par exemple les exportations et entraîne généralement une hausse de la bourse japonaise. À court terme, nous ne pensons pas que le yen s’affaiblira davantage, raison pour laquelle nous adoptons une position plutôt neutre sur le Japon.

Les actions des pays émergents affichent de belles performances cette année. Ces pays profitent de la croissance globale positive ainsi que de la reprise du commerce mondial et de la hausse des prix des matières premières. De plus, les taux d’intérêt restent bas à l’échelle mondiale et les bénéfices des sociétés se redressent. Parmi les pays émergents, notre préférence va toujours à l’Asie, même si nous gardons un œil très attentif sur les tensions géopolitiques en Corée du Nord.

« Au sein des pays émergents, notre préférence va encore toujours à l’Asie. »

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Obligations : préférence aux titres libellés en USD ?

Les investisseurs obligataires ne trouveront sans doute pas leur bonheur parmi les obligations de la zone euro. L’inflation reste faible, ce qui fait que la Banque centrale européenne (BCE) continue d’acheter des obligations en masse, tirant les rendements vers le bas, y compris ceux des maturités plus longues.

Nous privilégions toujours les obligations en dollar américain (USD). La récente faiblesse du dollar n’est, selon nous, que temporaire et offre un bon moment pour investir. Préférez les obligations d’entreprises américaines à la solvabilité élevée. Les investisseurs plus dynamiques peuvent aussi opter pour des obligations des pays émergents en dollar.

Aux cours actuels, les obligations spéculatives (obligations High Yield, dont la notation est inférieure à BBB- chez Standard & Poor’s) offrent un rendement insuffisant pour compenser leur risque plus important. Mieux vaut alors se tourner vers les actions, qui affichent un rendement potentiel plus élevé pour un risque relativement similaire.

« La faiblesse récente du dollar n’est que passagère et constitue un point d’entrée intéressant. »

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Comment limiter les pertes éventuelles en cas de correction boursière ?

Malgré le momentum positif sur les marchés d’actions, il reste conseillé de bien assurer ses arrières. Les fonds mixtes flexibles sont une bonne façon de vous prémunir. Ces fonds peuvent investir dans différentes classes d’actifs (actions, obligations, devises, etc.) et décident combien investir dans chacune d’entre elles. Le gestionnaire peut ainsi choisir de contrer un passage à vide des marchés d’actions en investissant une plus grande partie du fonds en obligations, par exemple. Ces fonds mixtes bénéficient eux aussi de l’élan positif actuel des marchés grâce à leur exposition aux actions, mais s’efforcent en même temps de limiter les pertes éventuelles en cas de correction.



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