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Deutsche Bank

En résumé

  • Les premiers mois de 2018 ont vu un retour de la nervosité sur les marchés financiers.
  • En cause, notamment: l’anticipation d’une remontée des taux, les velléités protectionnistes de Donald Trump, la volatilité du secteur technologique et le regain de tensions autour de la Syrie.
  • Selon nous, le regain de la volatilité et les prises de bénéfices n’ont pas altéré la tendance haussière de fond.

Après avoir démarré 2018 en trombe, les bourses mondiales ont dû faire face à des turbulences, ce dont les investisseurs n’avaient plus l’habitude. Anticipation d’une remontée des taux, velléités protectionnistes de Donald Trump, volatilité du secteur technologique et augmentation des tensions autour de la Syrie, sont autant d’écueils qui ont sorti les marchés financiers de l’euphorie dans laquelle ils baignaient depuis de nombreux mois.

Acte 1 : le spectre d’une remontée de l’inflation

Le premier coup de semonce est venu de la peur d’une rapide remontée de l’inflation. Cette dernière s’est formalisée avec l’annonce d’une nette augmentation des salaires aux Etats-Unis début février, ce qui a fait craindre un resserrement monétaire (hausse des taux) de la Fed plus rapide qu’attendu. Ce faisant, l’instance suprême américaine jugulerait toute surchauffe de l’économie américaine. Suite à cette crainte, les taux obligataires sont remontés et les marchés des actions ont connu un trou d’air.

Acte 2 : l’offensive protectionniste de Trump

Alors que les investisseurs n’étaient pas encore remis de la correction de début février, ils ont été cueillis à froid par l’offensive protectionniste du Président américain Donald Trump. Jugeant les guerres commerciales « bonnes et faciles à gagner », le président américain a dans un premier temps imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium avant de menacer de taxer les technologies en provenance de Chine.

Outre ces tensions entre 2 grandes « superpuissances », les investisseurs ont bien compris l’impact qu’aurait une guerre commerciale sur la croissance mondiale. Ce sont donc les valeurs les plus cycliques (c’est-à-dire dépendantes de la conjoncture) qui ont été touchées en premier, comme les valeurs technologiques. Ces dernières ont également dû faire face aux remous liés au scandale de l’utilisation indue de données privées via Facebook, et au souhait, partagé par de nombreux pays, de vouloir renforcer la régulation dans le secteur. Contrairement à la correction de février, les obligations ont dans ce cas-ci servi de valeurs refuge.

Acte 3 : les tensions autour du dossier syrien

Dernier évènement en date, l’escalade des tensions dans le dossier syrien et les accusations des alliés à l’encontre de Damas d’avoir utilisé des armes chimiques sur sa propre population. Passant du tweet à l’action, Donald Trump et une coalition composée du Royaume-Uni et de la France ont bombardé des usines d’armement chimique en Syrie. Vladimir Poutine a vivement réagi et promis le chaos à la prochaine offensive militaire. Ce semblant de « guerre froide » n’inquiète néanmoins pas les investisseurs outre mesure : les marchés financiers ont peu réagi depuis le début de l’escalade verbale. Seul le prix du pétrole a dépassé 70 dollars US le baril de Brent, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis 2014.

Nervosité mais un environnement qui reste porteur

Bien que tous ces évènements aient provoqué un regain de volatilité et des prises de bénéfices, ils n’ont selon nous pas altéré la tendance haussière de fond. Les marchés d’actions ont d’ailleurs chaque fois rebondi et ont retrouvé, à la mi-avril, des niveaux proches de ceux du début 2018. La période actuelle constitue une phase de correction et de rebond dans un environnement qui reste porteur plutôt qu’un réel retournement de tendance.

La saison de résultats pour le premier trimestre s’avère, à ce titre, importante. Nous pensons que dans l’ensemble, les bénéfices des sociétés seront au rendez-vous et devraient permettre aux marchés boursiers de reprendre leur marche en avant. Au vu des derniers chiffres publiés, les craintes concernant une forte remontée de l’inflation semblent aujourd’hui apaisées. Même constat concernant les peurs d’une guerre commerciale, où les parties en présence semblent vouloir jouer l’apaisement. Enfin, même si des joutes verbales sont encore possibles, nous ne voyons pas les tensions en Syrie dégénérer en un conflit plus sérieux.

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