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Deutsche Bank

En résumé

  • Comme de nombreux investisseurs, vous avez peut-être vous-aussi choisi de diversifier votre portefeuille avec des investissements libellés en devises.
  • Nous vous proposons de découvrir dans cette nouvelle édition du DB Currency Update un aperçu détaillé de l’évolution et du potentiel des principales devises mondiales.
  • Nous nous concentrons cette fois-ci sur les dollars américains et néo-zélandais ainsi que sur le réal brésilien.

Momentum positif pour le dollar américain depuis le mois d’avril

Peu à son affaire en début d’année, le dollar américain (USD) est revenu à de meilleures dispositions par rapport aux principales devises depuis le mois d’avril, gagnant notamment du terrain par rapport à l’euro. Sur le plan économique, les Etats-Unis ont bien démarré l’année. La croissance a atteint 2,3% au 1er trimestre contre une moyenne de +0,1% pour ce trimestre au cours des 10 dernières années.

Soutenue par une demande intérieure robuste et les mesures de relance fiscales, la croissance devrait s’établir à 2,6% en 2018 et voir les Etats-Unis faire mieux que la zone euro (2,3%) pour la première fois depuis 2015. Par ailleurs, nous anticipons le maintien de l’inflation au-dessus de 2% sur fond de croissance solide et d’un marché de l’emploi serré (taux de chômage inférieur à 4%).

Les conditions sont donc réunies pour assister à une poursuite du cycle de resserrement monétaire de la Réserve fédérale (Fed). A ce titre, la Fed devrait encore relever son taux directeur à 3 reprises d’ici mars 2019 et continuer à réduire la taille de son bilan à un rythme régulier. A contrario, la BCE devrait avancer prudemment dans le retrait des mesures de soutien monétaire en place au vu de la faiblesse persistante de l’inflation en zone euro (+1,2% en avril).

L’écart de croissance et de taux d’intérêt plus marqué en faveur des Etats-Unis devrait continuer à soutenir le billet vert et compenser les risques de nature politique (côté imprévisible de M. Trump) et structurelle (déficits courant et budgétaire US). Nous maintenons notre objectif de cours de 1,15 pour le taux de change euro/dollar sur un horizon de 12 mois.

Même si l’économie va bien, le NZD recèle peu de potentiel de hausse

Bien que le dollar néo-zélandais (NZD) ait souffert à l’instar d’autres devises liées aux matières premières, il a été moins chahuté que son grand voisin australien depuis le début de l’année.

Les perspectives économiques sont globalement favorables pour la Nouvelle-Zélande. La consommation privée devrait rester bien orientée, aidée par un marché de l’emploi solide comme en atteste un taux de chômage (4,4%) au plus bas depuis 2008. Une immigration nette stable et la hausse des dépenses publiques (éducation, soins de santé, construction de logements) devraient également stimuler l’activité. En revanche, la baisse de la confiance des entreprises depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition de centre-gauche reste un motif d’inquiétude. L’un dans l’autre, la croissance sera sans doute un peu moins dynamique que ces dernières années mais pourrait encore flirter avec les 3% en 2018.

Comme l’inflation n’a atteint que 1,1% au 1er trimestre et devrait mettre du temps à retrouver des niveaux plus décents, rien ne plaide actuellement en faveur d’un changement de cap de la Banque centrale de Nouvelle-Zélande (RBNZ). C’est aussi le message qu’elle a fait passer lors de sa dernière réunion. Fixé à un niveau plancher de 1,75% depuis un an et demi, le taux directeur a toutes les chances d’y rester jusqu’en 2019.

Nous voyons peu de potentiel de hausse pour le NZD, qui risque d’être pénalisé par le rétrécissement notable du différentiel de taux d’intérêt par rapport à d’autres devises (USD, CAD).

Le réal brésilien pénalisé par un climat politique incertain

Le réal brésilien (BRL) poursuit son inexorable chute, au fur et à mesure que l’instabilité politique gagne en intensité.

Depuis plusieurs années, le Brésil est éclaboussé par de multiples scandales politiques, qui ont vu son ancienne présidente Dilma Rousseff tomber, le favoris aux prochaines élections (Lula) emprisonné, et l’actuel président Michel Temer accusé de participation à des activités criminelles. A quelques mois des prochaines élections présidentielles (en octobre 2018) le Brésil est plus que jamais dans l’incertitude, ce qui s’en fait ressentir sur le BRL.

A côté de cet imbroglio politique, l’économie brésilienne relève la tête, grâce en grande partie aux bonnes récoltes et à un rebond de la consommation interne. La croissance devrait même accélérer et atteindre 2,2% en 2018. De son côté, la banque centrale du Brésil (BCB) a profité d’un retour à la normale (inflation sous les 3%) pour ramener le Selic à 6,5% début 2018.

Sur ces 5 dernières années, le BRL aura soufflé le chaud et le froid. A côté de l’évolution négative de la devise, les investisseurs ne doivent pas oublier les coupons élevés qu’ils ont touchés, et qui traduisent le risque d’investir dans cette devise. Jusqu’à l’élection présidentielle, le BRL va continuer de naviguer dans un environnement politique tendu. Les fondamentaux économiques rassurants devraient cependant limiter tout accès de faiblesse trop prononcé.


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