En résumé

Vous diversifiez peut-être votre portefeuille avec des investissements en devises ? Cet hiver, découvrez dans le nouveau DB Currency Update un aperçu pratique de l’évolution et du potentiel des principales devises mondiales. Dans cette édition, focus sur dollar australien et néo-zélandais ainsi que sur la couronne suédoise.

Dollar australien (AUD)

Automne plutôt maussade pour le dollar australien (AUD), qui a souffert de la baisse du prix du minerai de fer et d’une inflation plus faible que prévu. Des statistiques macroéconomiques encourageantes sont néanmoins venues lui redonner un peu de peps en fin d’année.

La baisse de l’AUD sur l’ensemble de l’année écoulée ne reflète pas la vigueur de l’économie australienne. Sur un an, cette dernière est en passe d’enregistrer une croissance de 2,3%, soit sa 26ième année sans récession. Profitant de taux d’intérêt toujours bas, ce sont surtout les investissements des sociétés qui ont fortement rebondi au 3ième trimestre, et permis à la croissance de garder le cap. La consommation des ménages (+0,1%) est, elle par contre, restée relativement faible, et le niveau d’inflation est resté sous le consensus du marché (0.6% contre 0.8% attendu au 3ieme trimestre).

La banque centrale d’Australie (RBA) suit l’évolution du marché de l’emploi de près. La hausse des salaires est pour le moment trop faible que pour stimuler la consommation des ménages et donc l’inflation. C’est en faisant ce constat que la RBA a gardé son taux directeur inchangé à 1.5% lors de sa dernière réunion de décembre. Elle a néanmoins affirmé que le prochain mouvement serait plutôt une hausse qu’une baisse, sans donner d’estimation de temps précise.

Même si nous tablons sur un statu quo monétaire en 2018, la croissance australienne est l’une des plus élevée des pays développés et les taux d’intérêt y restent attractifs. Dans ce contexte, l’AUD nous semble avoir du potentiel mais son appréciation restera limitée à court terme.

Dollar néo-zélandais (NZD)

L’année 2017 aura été mitigée pour le dollar néo-zélandais (NZD), qui a dû composer avec la volatilité du prix du lait, le changement de gouvernement, et enfin une certaine frilosité de la banque centrale néo-zélandaise (RBNZ) à toute appréciation du NZD.

Pourtant, l’économie néo-zélandaise tourne à plein régime. Supportée par un net rebond dans le secteur de la construction et par la consommation privée, la croissance du 3ième trimestre a dépassé les attentes, à 0.6% (soit 2,2% sur les 3 premiers trimestres 2017). Les nouvelles sont également bonnes sur le front de l’emploi (chômage proche de son plus bas historique et salaires en hausse), de quoi permettre à l’économie néo-zélandaise de maintenir la cadence. De même, l’inflation continue sa remontée et a atteint en septembre, 1.9% sur base annuelle, soit le milieu de l’objectif de la banque centrale néo-zélandaise (1-3%).

Dans ce contexte, nous pensons que la RBNZ remontera son taux directeur en 2018. Elle devrait opérer de manière graduelle, afin d’éviter toute appréciation trop rapide du NZD, et ainsi préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Nous tablons sur 2 hausses de taux, à partir du 2ieme semestre 2018 (de 1,75% aujourd’hui à 2,25% fin 2018), ce qui devrait augmenter l’attrait pour le NZD.

Les fondamentaux économiques plaident pour une appréciation du NZD. L’année 2018 s’annonce donc meilleure, même si la prudence de la RBNZ pourrait limiter tout excès d’euphorie à court terme.

Couronne suédoise (SEK)

Malgré une légère dépréciation en 2017, la couronne suédoise (SEK) est l’une des devises du G10 qui a le mieux tenu face à l’euro. Elle a profité de fondamentaux économiques solides mais a également été pénalisée par les craintes d’un éclatement de la bulle immobilière en Suède.

La croissance suédoise continue sur son rythme de croisière (estimation de 3% pour 2017, 2,7% pour 2018), soutenue par un marché de l’emploi en grande forme, par un environnement favorable aux investissements des sociétés et par une politique fiscale toujours très expansionniste. Ombre au tableau, le marché immobilier suédois, qui sur les 20 dernières années a bondi de plus de 300%. Si la situation reste tenable, la banque centrale suédoise (Riksbank) a tout de même gardé son taux directeur à son plancher historique (-0,5%) en 2017, pour ne pas secouer le marché.

La politique monétaire expansionniste de la Riksbank a soutenu une remontée de l’inflation (1,7% en décembre), qui se rapproche de son objectif (2%). Lors de sa première allocution de 2018, le gouverneur de Riksbank s’est dit prêt à intervenir, avant la banque centrale européenne (BCE), à condition que l’inflation se maintienne à son niveau actuel. Au vu de ce changement de ton, nous anticipons un relèvement progressif de son taux directeur à partir de la mi-2018.

L’économie suédoise reste une des mieux positionnées en Europe. Dans cet environnement et avec une banque centrale qui devrait changer son fusil d’épaule, la SEK devrait connaître une bonne année 2018, même si son appréciation restera lente et graduelle à court terme.


Vous souhaitez un aperçu détaillé de l'évolution
des principales devises mondiales ?

Découvrez nos prévisions


Vous souhaitez en savoir plus ? Vous êtes peut-être intéressé par nos solutions d’investissement en devise ?

Après avoir déterminé votre Financial ID, nos conseillers vous accompagnent volontiers dans le choix d’une solution qui correspond à vos objectifs financiers.

  • Prenez un rendez-vous dans votre Financial Center :
    - en appelant le 078 156 157.
    - ou via la rubrique ‘Contact’.
  • Vous êtes client DB Personal ?
    Contactez votre conseiller DB Personal ou son équipe au 078 15 22 22.

Articles liés