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En résumé

Vous diversifiez peut-être votre portefeuille avec des investissements en devises ? Cet automne, nous vous présentons dans le nouveau DB Currency Update un aperçu pratique de l’évolution et du potentiel des principales devises mondiales. Dans cette édition, focus sur le dollar américain, la couronne suédoise et le rand sud-africain.

Le dollar américain a-t-il entamé son comeback ?

Le dollar américain (USD) traverse une année 2017 difficile, abandonnant notamment plus de 10% face à l’euro depuis le 1er janvier. Nous n’anticipons cependant pas le début d’un cycle baissier pour le billet vert. La zone euro affiche une reprise robuste mais les Etats-Unis sont revenus dans la course et nous anticipons que la croissance économique y sera supérieure à celle de la zone euro l’an prochain.

Par ailleurs, la Réserve fédérale (Fed) reste engagée dans un processus de resserrement monétaire (hausse de taux, réduction du bilan) plus rapide que celui de la BCE. Le marché devrait se concentrer à nouveau sur celui-ci une fois que la BCE aura précisé les modalités de la réduction de son programme d’achats d’actifs (tapering). En tout état de cause, aucune hausse de taux de la BCE n’est attendue avant 2019.

De plus, tous les risques politiques ne sont pas évacués en zone euro avec d’une part, un populisme bien présent (Allemagne, Autriche) et de l’autre, des velléités séparatistes (Catalogne). Le dossier du Brexit et les élections législatives à venir en Italie restent d’autres écueils visibles. Les Etats-Unis font également face à leurs problèmes mais, malgré les dissensions au sein du parti républicain, nous pensons qu’un accord sera trouvé pour voter une réforme fiscale l’an prochain.

Dans ce contexte, le dollar US devrait quelque peu se renforcer et nous maintenons notre objectif de cours de 1,10 contre l’euro d’ici septembre 2018.

Potentiel d’appréciation pour la couronne suédoise

La couronne suédoise (SEK) est la seule devise des pays du G10 à tenir la dragée haute à l’euro sur le marché des changes. La Suède affiche une croissance dynamique qui est soutenue à la fois par la demande intérieure et par le commerce extérieur qui profite quant à lui de la reprise globale. La croissance pourrait ainsi atteindre 2,7% en 2017 et, soutenue par une politique budgétaire expansionniste, au moins 2,4% en 2018.

De plus, le ciel s’est également dégagé sur le front de l’inflation qui, après un long passage à vide, évolue à nouveau au-dessus du niveau de 2% depuis quelques mois. Ce faisant, la Suède est un des rares grands pays industrialisés où la banque centrale atteint son objectif en la matière.

Malgré ce contexte porteur, la Banque centrale de Suède (Riksbank) veut éviter qu’une appréciation trop rapide de la devise ne porte préjudice aux perspectives d’inflation et maintient donc une approche prudente. Mais sa politique monétaire « façon BCE », avec taux négatif et programme d’assouplissement quantitatif (QE), semble difficilement tenable à terme. Les lignes pourraient donc prochainement bouger du côté de la Riksbank d’autant que la BCE va elle aussi recalibrer son programme de rachats d’obligations à partir de janvier 2018.

La SEK reste sous-valorisée aux niveaux actuels et, soutenue par des fondamentaux robustes, elle devrait s’apprécier à l’avenir.

Le rand sud-africain pénalisé par l’instabilité politique

Le rand sud-africain (ZAR) continue d’être boudé par les investisseurs, qui voient d’un mauvais œil l’avenir judiciaire du président Zuma, accusé de plus de 700 chefs d’accusation. Ses avocats avaient interjeté appel mais, contre toute attente, ont finalement renoncé, ce qui laisse la voie à un vrai procès.

En hausse de 1,1% sur la première moitié de l’année, l’économie sud-africaine se porte mieux, grâce principalement à son agriculture et au rebond de la production minière. La consommation des ménages s’est également affichée en hausse par rapport au début de l’année, ce qui est encourageant pour la deuxième partie de l’année.

Néanmoins, les exportations restent faibles, ce qui n’aide pas le pays à résorber son déficit courant. Selon la banque centrale sud-africaine (SARB), ce dernier reste trop important (-2,4% pour 2017) que pour rester soutenable à long terme. De plus, nous pensons que l’inflation pourrait rester sur sa tendance baissière de début d’année, ce qui pousserait la SARB à continuer son cycle de baisse de taux (après une première baisse de 7% à 6,75% en juillet).

Le niveau actuel du rand reflète plus l’instabilité politique que la bonne tenue de l’économie sud-africaine. A court terme, le ZAR va rester volatile, tant que les scandales politiques ne sont pas résolus. A plus long terme, il devrait retrouver des couleurs, à condition que les fondamentaux économiques continuent de s’améliorer.


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