En résumé

  • Selon Deutsche Bank, les actions continueront à mieux performer que les obligations.
  • Dans ce contexte, notre préférence va aux actions européennes et asiatiques.
  • Du côté des obligations, il reste difficile de dénicher un rendement correct.

Des perspectives positives

Ces derniers mois, les marchés financiers ont évolué dans un contexte difficile, en raison notamment de l'instabilité géopolitique et de la gestion chaotique des affaires par le président Trump. Par ailleurs, les spéculations vont toujours bon train sur les chemins que prendront les banques centrales américaine et européenne au cours des prochains mois. Ce sont les bourses européennes qui ont éprouvé le plus de difficultés, notamment en raison de la forte hausse de l'euro.

Malgré ces incertitudes, le contexte reste très favorable pour les marchés d'actions. La croissance se redresse à l'échelle globale, les taux d'intérêt resteront modiques pendant plusieurs mois au moins, et tant l'emploi que la confiance des ménages et des entreprises sont en progression. Dans un tel environnement, les actions se portent traditionnellement bien.

Actions - Europe

Notre préférence va encore et toujours aux actions européennes, qui sont meilleur marché que les actions américaines et ont encore un potentiel de rattrapage. Tournée vers l’exportation, l’Europe profite en outre davantage de la croissance internationale que les États-Unis.

Jusqu’à présent, ce mouvement de rattrapage a été entravé par le renchérissement de l’euro, mais cette hausse semble être en grande partie terminée. Nous pensons dès lors que les actions européennes vont commencer à combler leur retard sur les Etats-Unis.

Les dividendes constituent un facteur supplémentaire qui plaide en faveur des actions européennes, puisqu’ils sont plus élevés qu'outre-Atlantique (3,5% en moyenne pour les entreprises européennes contre 2% pour leurs homologues américaines).

Actions – Etats-Unis

Jusqu’à présent, les bourses américaines ont été très bien orientées. Au cours du premier semestre, elles ont surtout surfé sur les espoirs découlant des ambitieux projets de l'administration Trump. Des projets qui ne sont pas encore concrétisés jusqu’à présent. Les actions ont néanmoins poursuivi leur hausse, grâce aux résultats des entreprises, manifestement jugés suffisants par les investisseurs pour justifier ces cours élevés.

Actions - Pays émergents

Les actions des pays émergents ont accompli un très beau parcours depuis le début de l'année. Elles ont non seulement bénéficié d'une valorisation relativement bon marché, mais aussi de la forte hausse des bénéfices des entreprises. Elles ont en outre été soutenues par la dépréciation du dollar et la modicité des taux d'intérêt américains.

Le secteur technologique asiatique mérite une mention spéciale. Ce secteur se porte à merveille et explique notamment notre préférence pour les actions asiatiques. Par contre, l’Amérique latine demeure selon nous trop dépendante de l’évolution des prix des matières premières, sur lesquels les pays sud-américains n’ont aucun contrôle, et est davantage soumise aux risques politiques.

Obligations

Pour ce qui est des obligations libellées en euro, tant les obligations d’entreprises de bonne qualité (Investment Grade, obligations ayant au moins une notation ‘BBB-’ chez S&P) que celles de moindre qualité (High Yield, obligations ayant une notation inférieure à ‘BBB-’ chez S&P) procurent un rendement insuffisant pour compenser le risque de crédit supérieur par rapport à une obligation d’État.

Les obligations d’entreprises américaines de bonne qualité (Investment Grade) libellées en dollar sont, d’après nous, la meilleure solution pour obtenir un rendement digne de ce nom. Ces entreprises profiteront des réformes fiscales du président Trump. De ce fait, le risque pour leurs détenteurs d’obligations diminuera également.

Une autre solution, plus risquée, réside dans les obligations libellées en dollar émises par les pays émergents. Ces pays sont plus solides que précédemment sur le plan économique, ce qui atténue également le risque de défaut de paiement.

Fonds mixtes flexibles

Les fonds mixtes flexibles demeurent, selon nous, le socle idéal d’un portefeuille d’investissement diversifié. Leurs gestionnaires peuvent, selon leur propre appréciation, réagir aux évolutions des marchés financiers en investissant dans différentes classes d’actifs (actions, obligations, liquidités, etc.).

Nous conseillons toutefois d’inclure dans le portefeuille plusieurs fonds mixtes flexibles. Ces fonds poursuivent chacun une stratégie propre, et il arrive qu'une stratégie s’avère plus payante que l’autre. Comme il est pratiquement impossible de prédire quelle stratégie sera la plus efficace, il est préférable d’opter pour un panier diversifié.

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