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Place à une approche plus défensive

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La croissance mondiale demeure assez faible. Quelles sont les perspectives à court terme ? Quelles en sont les conséquences pour l’épargne et les investissements ?

2016 : des marchés volatils et des évolutions différentes

Cette année, les bourses ont été soumises à des variations substantielles dues à l'inquiétude engendrée par le ralentissement de la croissance et la baisse des prix du pétrole (tendance baissière) mais aussi aux meilleures perspectives aux États-Unis et au nouvel élan de l'économie chinoise (tendance haussière) ainsi qu'à la victoire du 'Leave' lors du référendum britannique sur le Brexit (correction suivie d'un rétablissement).

Les bourses ont, en outre, évolué à des vitesses différentes. Ainsi, les marchés d'actions américains sont parvenus à sortir du creux de la vague beaucoup plus rapidement que leurs homologues européens. L'été dernier, cette tendance a débouché outre-Atlantique sur un appréciable rally.

Que nous réservent la fin 2016 et l'année 2017 ?

  • Deutsche Bank s’attend à une faible croissance mondiale (3%) pour 2016 et à un léger mieux (3,3%) en 2017.
  • La Banque centrale européenne (BCE) se prépare probablement à prolonger sa stratégie d'assouplissement quantitatif (par l'achat massif d'obligations).
  • En Europe, les taux d'intérêt resteront plus que probablement à leur niveau plancher historique pendant au moins douze mois.
  • La croissance économique sera vraisemblablement faible (bien que les bénéfices des entreprises et les chiffres macroéconomiques de l'été dernier soient meilleurs que prévu).
  • La prudence reste de mise, car un simple événement peut suffire à induire une correction. Ainsi, personne ne peut prédire la date de la nouvelle augmentation des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed). En Chine, les autorités semblent moins enclines à prendre des mesures de soutien de l'économie qu'au début 2016.

Quelle attitude adopter ?

Croissance faible, taux d'intérêt réduits et risques potentiels : dans un tel contexte, il est recommandé de se positionner de manière plus défensive.

Dans notre stratégie d'investissement, cette approche se traduit par :

  • La réduction des positions en actions, tout en veillant à la diversification géographique : États-Unis, Europe, Asie et Japon.
    • Une légère préférence pour les marchés d'actions américains, en raison de leur moindre volatilité et de la capacité retrouvée des entreprises américaines à générer de bons résultats.
    • Une préférence pour les actions à dividende. Ce type d'actions est généralement moins volatil. A long terme, le dividende représente par ailleurs une part non négligeable du rendement total.
  • Le renforcement de positions dans des obligations d'entreprises soigneusement sélectionnées.
    • Contrairement à la situation qui prévaut dans la zone euro, on trouve encore outre-Atlantique des obligations d'entreprises 'investment grade' dignes d'intérêt (obligations dont le rating est égal ou supérieur à BBB- chez Standard & Poor’s ou équivalent chez Moody’s ou Fitch) émises par des entreprises solides et solvables.
    • Il est également possible de trouver des obligations intéressantes sur les marchés émergents, dont la solvabilité s'est sensiblement améliorée ces dernières années et dont le rendement est généralement supérieur à celui des obligations dans les pays développés. Nos préférences vont aux obligations des pays émergents libellées en dollars US.

Opter pour les fonds mixtes flexibles ?

En période de haute volatilité, la diversification, le timing et la flexibilité conditionnent encore davantage le rendement d’un portefeuille qu’en temps normal. Les investisseurs qui n’ont ni le temps ni l’expérience voulue pour se conformer à ces trois critères ont tout avantage à investir dans des fonds mixtes flexibles.

En raison de la modicité généralisée des taux d’intérêt, les investisseurs en quête d’un revenu régulier éprouvent de plus en plus de difficultés à atteindre cet objectif. La solution à ce dilemme peut passer par les fonds mixtes générateurs de revenus (‘income generators’). Les gestionnaires de tels fonds sont en permanence à la recherche d’opportunités leur permettant d’atteindre leur objectif, à savoir distribuer un dividende attrayant.

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