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En résumé

La BCE et la Fed, ont toutes deux fait état de la bonne tenue de leur économie et n’ont pas changé leur politique monétaire.

Les marchés des actions ont poursuivi leur ascension, le S&P 500 signant même une nouvelle fois un record historique.

La plus belle progression est à mettre à l’actif des pays émergents qui, soutenus par le rebond du prix des matières premières, gagnent 5,5% (indice MSCI Emerging Markets) sur le mois de juillet.

D’ordinaire très volatils durant les mois d’été, les marchés financiers sont restés jusqu’à présent très calmes. En l’absence d’évènements majeurs, les investisseurs se sont concentrés sur les commentaires de la BCE puis de la Fed, qui ont toutes deux fait état de la bonne tenue de leur économie mais n’ont pas changé leur politique monétaire. Le début de la saison des résultats pour le 2e trimestre a également retenu l’attention avec, au 31 juillet, des chiffres dans l’ensemble conformes aux attentes.

Au niveau politique, on notera le camouflet supplémentaire subi par Donald Trump sur l’abrogation partielle de l’Obamacare, une nouvelle fois refusée. L’un dans l’autre, les marchés des actions ont poursuivi leur ascension, le S&P 500 signant même une nouvelle fois un record historique. Les marchés européens terminent eux tout juste dans le vert, l’appréciation de l’euro pesant sur la tendance. La plus belle progression est à mettre à l’actif des pays émergents qui, soutenus par le rebond du prix des matières premières, gagnent 5,5% (indice MSCI Emerging Markets) sur le mois de juillet. Enfin, les marchés obligataires finissent le mois presque inchangés, hormis le segment « High Yield » en euro ainsi que les obligations des pays émergents libellées en dollar, qui ont continué de profiter de l’appétit pour le risque.

Depuis le début de l’année, la remontée de la croissance mondiale et des indicateurs de confiance au beau fixe ont poussé les analystes à revoir leurs attentes de bénéfices à la hausse, principalement en zone euro. Cette dynamique va, selon nous, rester de mise dans les mois à venir et bénéficier aux marchés d’actions. Pour la première fois depuis 2011, nous nous attendons à des révisions positives de bénéfices sur l’ensemble des régions du globe. Si nous sommes constructifs sur les marchés américains, nous privilégions néanmoins la zone euro à court terme. Les valorisations boursières y sont actuellement plus attractives et l’environnement y est favorable, avec des indicateurs macroéconomiques positifs. Une appréciation trop forte et trop rapide de l’euro pourrait cependant peser sur la tendance, mais ce n’est pas notre scénario de base. Outre les marchés européens, la bonne surprise pourrait une nouvelle fois venir des marchés émergents, qui continuent d’enregistrer des entrées de capitaux. L’Asie a notre préférence sur à l’Amérique latine, car elle est moins exposée aux remous causés par le pétrole et présente des fondamentaux économiques plus solides.

Le processus de normalisation des taux a connu quelques faux départs. Aussi bien aux Etats-Unis qu’en zone euro, l’inflation tarde à remonter, ce qui met des bâtons dans les roues des banques centrales. Pourtant, les données macroéconomiques plaident pour une remontée de la croissance et dans la foulée de l’inflation. Même si les taux obligataires ont déjà amorcé une remontée de part et d’autre de l’Atlantique depuis mi 2016, ils nous semblent encore trop bas par rapport aux fondamentaux économiques.

Les deux grandes banques centrales vont donc rester sur le devant de la scène dans les prochains mois. Lors de leur prochaine réunion de septembre, la BCE devrait donner plus de détails sur le timing de la fin de ses rachats d’actifs et la Fed sur celui de la diminution de son bilan. Dans ce contexte, et à condition que les perspectives politiques restent stables, les emprunts d’Etat devraient continuer de perdre du terrain. Nous privilégions les obligations de sociétés de meilleures qualités et, si l’investisseur accepte plus de volatilité, les obligations des pays émergents qui offrent toujours des rendements attractifs.

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