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En résumé

  • Les marchés soulagés par l’apaisement des tensions géopolitiques et commerciales.
  • Les bourses européennes ont retrouvé leurs niveaux de début d’année.
  • Les bonnes nouvelles sur le front économique ont poussé les investisseurs à revoir leurs anticipations d’inflation à la hausse.

Profitant d’une accalmie sur le plan géopolitique et de la diminution des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, les investisseurs ont pu se reconcentrer sur les fondamentaux économiques.

Rencontre historique entre les deux leaders coréens

Au niveau géopolitique, le mois d’avril aura été le théâtre d’un apaisement généralisé. En Corée tout d’abord. Après des mois de provocations et de semblant de guerre nucléaire, le leader nord-coréen Kim Jong-Un a rencontré le 27 avril, son homologue sud-coréen. Cette rencontre est d’ores-et-déjà historique, et devrait être précurseur d’un autre face-à-face très attendu, celui du président américain avec le leader nord-coréen. Au niveau commercial ensuite, les marchés financiers ont salué la volonté de dialogue entre Washington et Pékin. Enfin, les frappes occidentales sur le régime syrien mi-avril, auront finalement eu peu d’impact sur les bourses, l’escalade des tensions dans la région restant très limitée.

Belle progression pour les marchés européens

Les résultats de sociétés pour le premier trimestre 2018 sont, dans l’ensemble, meilleurs que prévu et les bons fondamentaux économiques ont donc servis de catalyseurs pour les investisseurs. Retrouvant leurs niveaux de début d’année, ce sont les marchés européens qui ont le plus progressé, aidés sans nul doute par la baisse de l’euro contre le dollar. Les bourses américaines finissent le mois d’avril légèrement dans le vert, les investisseurs gardant un œil attentif sur la remontée des taux américains. Ces derniers ont fortement progressé sur le mois écoulé, les chiffres de la croissance américaine et les attentes d’inflation renforçant la tendance. Par ricochet, mais dans une moindre mesure, les taux obligataires européens ont connu la même trajectoire.

Avec la menace d’une guerre commerciale qui s’estompe, du moins à court terme, rien ne semble à priori empêcher les bourses de continuer à grimper. La conjoncture économique globale va d’ailleurs dans ce sens. Aux Etats-Unis, la croissance au premier trimestre s’est affichée à 2,3%, au-dessus des attentes. En zone euro, même si les indicateurs économiques sont moins en verve qu’en début d’année, ils pointent toujours vers une expansion de l’économie. Enfin, la Chine a vu sa croissance faire mieux que prévu, progressant de 6,8%, soit au-dessus des attentes des autorités. Cette dynamique favorable se reflète également dans les premières publications de bénéfices des sociétés, qui progressent jusqu’à présent dans toutes les zones géographiques. A ce titre, au vu de leurs valorisations, les marchés d’actions européens et des pays émergents ont notre faveur par rapport aux marchés américains. Cependant, même si les turbulences de début d’année semblent être derrière nous, rien ne dit qu’elles ne pourraient pas revenir, et apporter leur lot de volatilité.

L’inflation est désormais au niveau souhaité par la Fed, et maintenant ?

Les bonnes nouvelles sur le front économique ont poussé les investisseurs à revoir leurs anticipations d’inflation à la hausse. Résultat, les taux américains sont fortement remontés au mois d’avril, le taux du bon du Trésor américain à 10 ans dépassant même brièvement 3%. Si les taux remontent pour le moment plus vite aux Etats-Unis, c’est que l’inflation est désormais au niveau souhaité par la Fed (2% en mars), qui devrait à nouveau relever son taux directeur avant le début de l’été. Le constat est plus mitigé en zone euro, où l’inflation s’est avérée être décevante depuis le début d’année. En atteste le chiffre définitif pour mars (1,3% en rythme annualisé), qui va obliger la BCE à encore attendre avant de normaliser sa politique monétaire. Néanmoins, la tendance est à la remontée des taux, que ce soit dans les pays développés et dans les pays émergents. Ce contexte offre donc peu d’opportunités au niveau obligataire. Seules les obligations des pays émergents proposent encore un rendement acceptable par rapport à leur risque.

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