En résumé :

  • En 2017, les places européennes ont presque toutes signé une progression à deux chiffres.
  • Les bourses européennes pourraient surperformer leurs homologues américaines, et ce, entre autres pour 3 raisons.
  • Malgré le regain de volatilité du 1er trimestre 2018, que nous avions anticipé, le contexte reste globalement porteur pour les marchés d’actions.

En 2017, l’Europe boursière a connu l’une de ses meilleures années depuis la crise financière de 2008, la plupart des grandes places financières du Vieux Continent enregistrant une performance à deux chiffres.

Cette prouesse pâlit toutefois quand on la compare à celle des marchés américains. Ceux-ci viennent de boucler une 9e année de hausse consécutive, ce qui représente une progression de 300% depuis la crise des « subprimes ». Mais alors que les tensions entre la Chine et les Etats-Unis pèsent sur la planète boursière et en particulier sur Wall Street, l’heure des bourses européennes pourrait avoir sonné. Explications.

1

Les révisions de bénéfices des sociétés ont été plus importantes du côté américain, pour refléter la réforme fiscale. Cette dernière étant incorporée dans les cours et les attentes de bénéfices se situant à des niveaux élevés, les sociétés américaines ont moins le droit à l’erreur et la déception pourrait être plus grande en cas de publications de mauvais résultats. Au contraire, les anticipations bénéficiaires en Europe se trouvent à des niveaux inférieurs, ce qui laisse plus de place à une surprise positive.

2

Le taux de change : la remontée de l’euro contre le dollar explique une partie du retard des bourses européennes. Elle a en outre pénalisé les marchés les plus exposés aux exportations comme l’indice DAX de la bourse de Francfort. Un retour de l’euro vers 1,15 dollar – qui reste notre scénario privilégié - devrait donc profiter aux économies et aux bourses européennes.

3

La différence de politique monétaire : la Banque centrale européenne (BCE) a beau préparer le terrain de la normalisation de sa politique monétaire, cette dernière reste encore accommodante et devrait soutenir les marchés européens. A l’inverse, la Fed a commencé à réduire son bilan et en est déjà à sa 6e hausse de taux depuis fin 2015.

Le premier trimestre 2018 a été décevant pour l’ensemble des actifs risqués, dont les actions. Certes, une augmentation de la volatilité était prévue, mais les velléités protectionnistes de Donald Trump se sont invitées à la fête, ce qui avait été sous-estimé par les investisseurs. Cependant, dans l’ensemble, l’environnement économique reste porteur pour les marchés boursiers. A ce titre, les marchés européens devraient à moyen terme surperformer leurs homologues américains.

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