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Les marchés d’actions solidement dans le vert depuis le début de l’année

Les marchés d’actions solidement dans le vert depuis le début de l’année


Il n’était pas écrit d’avance que les marchés d’actions pourraient afficher des performances aussi étincelantes depuis le début de l’année tant leur parcours était jalonné d’écueils susceptibles de les faire trébucher.

Ils les ont néanmoins jusqu’à présent tous franchi avec succès, à commencer par les rendez-vous politiques majeurs au menu en Europe (Pays-Bas, France) et qui n’ont pas abouti à une victoire tant redoutée des populistes. Ces dénouements jugés favorables ont assurément été accueillis avec grand soulagement mais, plus fondamentalement, les marchés d’actions ont aussi pu s’appuyer sur des indicateurs économiques bien orientés et sur des résultats trimestriels de sociétés robustes à l’échelle globale pour prendre de la hauteur.

Sur les marchés obligataires, nous avons logiquement assisté à une baisse du pouvoir d’attraction des emprunts d’Etat les plus sûrs (Bunds allemands, Bons du Trésor US) à mesure que les incertitudes politiques se dissipaient. Opérant à la fois sous un ciel à nouveau plus dégagé et dans un contexte de taux toujours bas, les investisseurs ont par conséquent recherché de façon plus active les compartiments obligataires plus risqués – comme par exemple les obligations d’entreprises ou les obligations émergentes.

L’environnement de marché reste favorable pour les actions

L’économie mondiale continue de s’améliorer avec une reprise synchronisée de la croissance. La Chine et la zone euro affichent une croissance soutenue tandis que les Etats-Unis devraient afficher une croissance plus forte après le trou d’air habituel du 1er trimestre.

Cette dynamique conjoncturelle positive devrait soutenir la marche des affaires des sociétés et se traduire, cette année, par une croissance bénéficiaire supérieure à 10% dans les principales régions. La croissance des bénéfices sera le principal déterminant de l’évolution des marchés d’actions au vu des niveaux de valorisations élevés affichés par ceux-ci (Etats-Unis, Europe).

Sur le plan régional, nous mettons notamment l’accent sur la zone euro. Les indicateurs de confiance sont au beau fixe, les risques politiques se sont atténués après la victoire de Macron à l’élection présidentielle en France et les sociétés renouent avec des bénéfices solides. Il s’agit d’autant d’éléments qui devraient encore améliorer la perception des actions du Vieux Continent auprès des investisseurs internationaux et favoriser des afflux de capitaux supplémentaires.

Les marchés émergents sont également intéressants au vu des progrès observés sur le plan macroéconomique et d’un mix « valorisation/croissance bénéficiaire attendue » attractif.

Une correction n’est certes pas à exclure après la belle progression de ces derniers mois mais, dans le contexte actuel, ce serait plutôt une opportunité de renforcer sélectivement son exposition en actions.

Une remontée progressive des taux obligataires

Les perspectives pour les emprunts d’Etat sont moins encourageantes. Nous anticipons une remontée des taux obligataires dans un contexte d’accélération de la croissance et de hausse de l’inflation. La hausse des taux ne devrait cependant pas être abrupte compte tenu de la normalisation progressive de la politique monétaire de la Fed et de la prudence affichée par la BCE.

Dans ce contexte, les investisseurs devraient continuer à cibler les segments obligataires proposant un surcroît de rendement. A ce titre, les obligations d’entreprises restent une proposition attractive, notamment outre-Atlantique au vu de rendements plus élevés et du potentiel d’appréciation du dollar US par rapport à l’euro à moyen terme.

De même, la carte des obligations des pays émergents reste intéressante à jouer, avec une préférence pour celles libellées en devises fortes (USD). Elles devraient être soutenues par l’amélioration de la croissance et la stabilisation du prix des matières premières, et bien absorber une remontée modérée des taux d’intérêt américains (pas de réédition des fortes turbulences du printemps 2013 lors du « taper tantrum1 »).



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