Les fonds mixtes pour contrer les écarts boursiers

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Les 4 conseils de Deutsche Bank

Répartissez vos avoirs sur plusieurs fonds pour diversifier les risques de manière optimale. Veillez à ce qu’ils se complètent idéalement et ne comportent pas tous les mêmes risques.

Choisissez les fonds et les gestionnaires qui ont déjà prouvé leur capacité à réaliser un rendement stable et appréciable pendant une longue période

Ne perdez pas de vue les coûts liés au fonds. Les coûts d’entrée et de sortie ainsi que les coûts de gestion peuvent avoir un impact important sur le rendement net d’un fonds.

Assurez-vous aussi d’une diversification systématique dans le temps de vos investissements en fonds. En achetant régulièrement des parts, vous évitez que le rendement dépende d’un seul moment d’entrée dans le marché.

Les épargnants et investisseurs en quête de stabilité dans ce climat boursier houleux pourraient trouver leur intérêt dans les fonds mixtes, qui visent un rendement supérieur tout en limitant les risques de baisse.

Un nombre croissant d’investisseurs se laissent séduire par les fonds mixtes, qui investissent à la fois en actions et en obligations. Au point que ces fonds ont rattrapé les fonds d’actions à la première place du classement des classes d’actifs. Fin décembre, dans notre pays, 67 milliards d’euros étaient ainsi placés dans des fonds mixtes, contre 54 milliards d’euros l’année précédente. À titre de comparaison, en Belgique, 173 milliards d’euros au total sont investis dans des fonds d’investissement. C’est ce qui ressort des chiffres de Beama, l’association des gestionnaires de fonds belges.

Hugo Lasat, président de Beama, n’est pas surpris par l’essor des fonds mixtes: "Les marchés obligataires sont devenus complexes. Dans le même temps, la volatilité a beaucoup augmenté sur les marchés boursiers. Il n’est donc pas évident, pour les épargnants et les investisseurs, de composer eux-mêmes un portefeuille, et encore moins de le gérer. En investissant dans un fonds mixte, l’investisseur peut transférer au gestionnaire une partie de cette complexité."

Qui plus est, la quête d’un rendement supérieur pousse de nombreux épargnants vers les fonds mixtes. "De nombreux épargnants sont déçus par le rendement des produits d’épargne classiques, et prêts à courir davantage de risques. Ils voient dans les fonds mixtes une solution de qualité. De cette façon, ils ne doivent pas investir en direct dans des obligations, dont de nombreux épargnants craignent qu’elles offrent également un rendement décevant. De même, ils ne doivent pas pleinement investir dans des actions, qui à court terme sont souvent soumises à d’importantes fluctuations de cours." Voici précisément le premier atout des fonds mixtes: à partir d’un seul investissement dans un fonds de ce type, l’investisseur obtient une diversification du risque sur plusieurs classes d’actifs.

Flexibilité

Un fonds mixte n’est évidemment pas l’autre. Les fonds mixtes traditionnels se voient attribuer un profil de risque en fonction du poids que les actions pèsent dans le fonds. Sur la base des méthodes d’appréciation classiques, un fonds qui peut investir jusqu’à 80% du portefeuille en actions est réputé plus risqué qu’un fonds dont seulement la moitié du patrimoine peut être investie en actions.

Les fonds mixtes flexibles forment une catégorie à part, car les gestionnaires de ces fonds ne sont pas liés au même cadre de référence. Si le fonds investit pleinement en actions mais que le gestionnaire prévoit une baisse du marché boursier, il peut réduire la pondération des actions, voire la ramener à zéro. Et inversement. Il en va de même pour les obligations et d’autres actifs dans lesquels le fonds investit. "Ainsi le gestionnaire peut-il mettre en pratique sa stratégie d’investissement et faire coïncider la répartition des actifs aux conditions de marché changeantes", souligne Hugo Lasat. "C’est exactement ce qu’un certain nombre d’épargnants et d’investisseurs attendent d’un gestionnaire de fonds."

Dans la mesure où tous les fonds partent d’une vision d’investissement spécifique, il peut être conseillé de répartir également les investissements sur plusieurs fonds flexibles. "Assurez-vous que l’approche soit cohérente", conseille le président de Beama. "Les investisseurs devraient se forger une idée précise de la stratégie des fonds mixtes flexibles. Ceux-ci s’envisagent surtout en complément des autres. L’objectif n’est pas que toutes ces stratégies se neutralisent, car cela pourrait également s’avérer néfaste pour le portefeuille."

Épargne-pension

La plupart des investisseurs ont un objectif précis en tête: réaliser à long terme un rendement attrayant et limiter le risque de repli. Outre les fonds classiques, c’est aussi, en définitive, le but poursuivi par les fonds flexibles. Hugo Lasat fait référence aux fonds d’épargne-pension, qui sont également des fonds mixtes "classiques". Depuis 1988, ceux-ci réalisent un rendement annuel moyen (après déduction des frais) de plus de 6%. "Pendant cette période, les investisseurs ont dû digérer de nombreuses crises, marquées par plusieurs années durant lesquelles le rendement a même été négatif", rappelle le président de Beama. "À long terme, leur rendement demeure très intéressant. Pour cette raison mais aussi pour l’avantage fiscal, plus de 1,4 million de Belges investissent via les fonds d’épargne-pension. En outre, les fonds mixtes offrent une vraie tranquillité d’esprit aux investisseurs qui sont mieux armés contre les fluctuations des marchés financiers, au travers d’une diversification sur plusieurs classes d’actifs."


"En investissant dans un fonds mixte, on obtient d’emblée une diversification des risques sur plusieurs classes d’actifs."

Hugo Lasat, président de Beama

"Envisagez de confier le choix des actifs et le timing à un professionnel"

Pour les investisseurs particuliers, il n’est pas évident d’investir au bon moment dans des instruments financiers, de prendre à temps leurs bénéfices et de repondérer en permanence le portefeuille d’investissements en fonction des conditions de marché. "C’est au plus fort de la crise que se concentrent les opportunités, mais les investisseurs n’osent pas se positionner à ce moment-là", observe Knut Huys, Senior Fund of Funds Manager chez Deutsche Bank. "Lorsqu’ils franchissent finalement le pas, ils y restent longtemps et risquent donc de devoir digérer une nouvelle crise. Cette approche est néfaste pour le rendement. L’investisseur préférera donc un fonds dont le gestionnaire a la liberté de remplir les classes d’actifs de manière flexible."

Certains fonds mixtes peuvent offrir une solution aux investisseurs qui attendent d’un fonds qu’il génère un revenu régulier. "Autrefois, il était aisé de trouver une obligation associée à un coupon généreux et un risque acceptable. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas", prévient Knut Huys. "Avec les obligations d’Etat, on perd souvent de l’argent, et même les obligations d’entreprises offrent un rendement très faible. Les investisseurs doivent se diriger vers des obligations à haut rendement ou vers des actions offrant un rendement de dividende attrayant. Ce n’est toutefois pas chose aisée et ces instruments financiers comportent également des risques plus élevés. Il est donc préférable de faire appel à une professionnel qui maîtrise toutes les classes d’actifs pouvant générer des revenus. Les gestionnaires de fonds qui proposent un revenu régulier choisiront différents actifs pouvant générer des revenus : actions à dividende, obligations d’entreprises, obligations à haut rendement, projets d’infrastructure et d’immobilier. Ce faisant, on obtient un mix équilibré, difficile à élaborer par un l’investisseur particulier."

Pour que le client déniche toujours le fonds le mieux adapté à ses objectifs, Deutsche Bank opte résolument pour l’architecture ouverte: elle distribue les fonds d’autres institutions financières. "Nous pouvons ainsi, en toute impartialité, sélectionner les meilleurs fonds et gestionnaires et proposer les solutions les plus pertinentes à nos clients", conclut Knut Huys.

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