En résumé

Vous ne devez pas nécessairement faire appel à un notaire pour rédiger votre testament. Veillez toutefois à éviter les 7 erreurs les plus fréquentes.

1ère erreur : attendre trop longtemps

Nous savons que notre mort est inéluctable, mais personne n'aime envisager sa propre fin. Une enquête de la Fondation Roi Baudouin (2016) révèle que 86% des Belges souhaitent choisir eux-mêmes leurs héritiers et les modalités de cet héritage. Or, dans la réalité, ils ne sont que 24% à préparer activement leur succession.

2e erreur : rédiger un testament commun

Que vous soyez marié(e) ou non, cohabitant(e) ou non, avec ou sans enfants, rédigez toujours un testament en votre nom propre. Un testament que vous établissez et signez avec votre partenaire (ou d'autres personnes) n'a aucune valeur.

3e erreur : négliger d'actualiser votre testament

Parfois, les liens familiaux se renforcent ou, au contraire, se rompent. Des (petits-) enfants viennent au monde. Des beaux-enfants rejoignent la famille (ou la quittent). Voilà pourquoi il est important d'actualiser tous les ans votre testament. Cette actualisation est d'autant plus nécessaire que la législation évolue, elle aussi, d'année en année.

4e erreur : dactylographier un testament

Si vous rédigez votre testament seul, il doit toujours être écrit de votre propre main, à l'encre indélébile. Ensuite, vous êtes par contre autorisé à en faire des photocopies, que vous remettrez par exemple à vos enfants.

5e erreur : oublier de dater ou de signer votre testament

Quand vous rédigez un nouveau testament, vous pouvez choisir d'annuler vos testaments antérieurs. À la condition d'y mentionner la date du jour et votre signature. Une seule signature finale suffit ; vous ne devez pas signer toutes les pages.

6e erreur : ne pas/trop bien cacher votre testament

Deux hypothèses aussi néfastes l'une que l'autre: votre testament n'est pas suffisamment dissimulé (et finit par tomber en de mauvaises mains) ou il l'est trop (et personne ne le retrouve après votre décès). Pour prévenir ces deux risques, déposez-le auprès d'un notaire, qui l'enregistrera au Registre central des Testaments.

7e erreur : manquer de précision dans la formulation

"Je lègue le tableau du salon à mon neveu." Très bien, mais de quel tableau s'agit-il? Et de quel neveu, s'il y en a plusieurs? Soyez aussi précis que possible dans la désignation des biens et de leur bénéficiaire.

Trois types de testaments et leur force probante

  • Le testament par acte authentique ou public : il est rédigé par un notaire en présence de deux témoins (ou par deux notaires). Le notaire conserve le testament et l'enregistre auprès du Registre central des Testaments. Sa force probante ne peut être mise en cause (sauf via une plainte pour faux en écriture). Si vous aspirez à une sécurité élevée (en fonction de la situation familiale), le testament par acte authentique est donc la solution idéale.
    Coût : de 300 à 500 euros, selon la complexité.
  • Le testament international : il est rédigé (manuscrit ou dactylographié) par le testateur ou un tiers, et signé par le testateur. Le testateur remet ensuite personnellement le document au notaire en présence de deux témoins. Cette forme offre la même sécurité qu'un testament par acte authentique.
  • Le testament olographe : la force probante est plus faible qu'un testament par acte authentique. Si l'écrit ou la signature n'est pas reconnu(e) par les héritiers, le testament n'a alors aucune valeur (sauf si une procédure judiciaire en prouve l'authenticité).

Une version plus détaillée de cet article est à retrouver dans le Money Expert automne 2017.
Pour en savoir plus, consultez www.notaire.be

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