En résumé

  • Le secteur « pharma » et « biotech » se classe parmi les plus performants depuis le début de l’année 2018. Les entreprises US affichent même une santé éclatante.
  • Certes, le secteur fait face à certains défis, mais le vieillissement de la population ou le traitement des maladies chroniques vont augmenter les dépenses en soins de santé.
  • Un réel potentiel de croissance existe pour les sociétés qui vont investir dans la recherche et l’innovation.

Le secteur pharmaceutique et des biotechnologies se classe parmi les plus performants depuis le début de l’année 2018. Au niveau mondial, il se classe même juste derrière le secteur technologique.

Résistant particulièrement bien pendant les épisodes boursiers plus volatils, les « pharmas » ont affiché de solides résultats, bénéficiant d’une augmentation des dépenses en soins de santé.

Les valeurs US tirent leur épingle du jeu

Si ce constat est le même dans toutes les régions, les valeurs américaines ont tiré leur épingle du jeu. Craignant l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, elles avaient pourtant dans un premier temps reculé, par peur de plus de régulation et de limitations des prix des médicaments.

Soucieux de galvaniser l’économie américaine à tout prix, l’homme fort de Washington a rapidement rassuré quant à ses intentions pour le secteur, ce qui a propulsé les grands groupes pharmaceutiques américains à des niveaux historiquement élevés.

Pourquoi les « pharmas » resteront en vogue

Comparativement moins en verve, le secteur pharmaceutique européen figure tout de même parmi les seuls secteurs en territoire positif en Europe. Les valeurs liées à la santé ont donc également bien résisté sur le Vieux Continent, grâce notamment aux sociétés actives dans les biotechnologies (les « biotechs »). Leurs performances sont cependant loin d’égaler celles de leurs consœurs américaines.

Peu importe la conjoncture, les valeurs pharmaceutiques et des biotechnologies resteront en vogue dans ces prochaines années, et ce pour plusieurs raisons:

  • Il existe encore beaucoup de potentiel de croissance via l’innovation et la recherche : nouveaux produits, nouvelles molécules, renouvellement et modernisation du matériel utilisé dans l’industrie pharmaceutique et des soins de santé.
  • Les valeurs pharmaceutiques et les grosses capitalisations boursières des biotechnologies sont encore relativement bon marché.
  • De nombreuses grosses capitalisations, déjà bien établies dans ce secteur n’auront d’autres choix que de fusionner ou de faire des acquisitions pour continuer de grandir et de compléter leur offre de produits et services. Des mouvements qui créeront, sans nul doute, des opportunités.
  • Du côté américain, la réforme fiscale est favorable pour le secteur. Si une partie de cette dernière est déjà reprise dans les cours, il existe encore selon nous un potentiel de surprise positive.

Quelques défis à relever

Même s’il est défensif, le secteur pharmaceutique et des biotechnologies fera face dans le futur à de multiples défis :

  • De nombreuses sociétés ont fait leur réputation sur quelques médicaments phares (aussi appelés « blockbusters » dans le jargon) dont de nombreux brevets expireront tôt ou tard. La capacité à retrouver de nouveaux « blockbusters » et à se renouveler sera la clé de leur avenir.
  • Les prix des médicaments restent sous pression, de par l’environnement très concurrentiel.
  • Le politique pourrait également avoir un impact à long terme, car les médicaments et les soins de santé restent un sujet fortement lié au bien-être général et à la santé publique, qui peut à tout moment devenir plus ou moins régulé.
  • Aux Etats-Unis, les élections de mi-mandat pourraient jouer les trouble-fêtes si les Démocrates venaient à regagner du terrain et bloquaient les initiatives de Donald Trump.

Un réel potentiel de croissance

En conclusion, même si le secteur pharmaceutique est aujourd’hui ultra concurrentiel, un réel potentiel de croissance existe pour les sociétés qui vont investir dans la recherche et l’innovation.

Des facteurs comme le vieillissement de la population ou le traitement des maladies chroniques, vont augmenter les dépenses en soins de santé et stimuler l’innovation.

Enfin, le secteur pharmaceutique est aujourd’hui en phase de consolidation et des méga fusions et acquisitions sont tout à fait possibles.

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Fonds d'investissement1 Produits structurés2

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1 Le terme "fonds" est l'appellation commune pour un Organisme de Placement Collectif (OPC), qui peut exister sous le statut d'OPCVM (UCITS) ou d'OPCA (non–UCITS), et prendre diverses formes juridiques (SICAV, FCP, etc.). Un OPC peut comporter des compartiments. Les fonds sont sujets à risques. Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant de leur investissement.

2 Les instruments financiers structurés, également connus sous la dénomination de Structured Notes, existent sous la forme des « titres de dette structurés » ou d’ « instruments dérivés ». Un instrument financier structuré est un instrument financier d'une durée déterminée, généralement émis par des institutions financières, qui offre un rendement associé à un ou plusieurs actifs sous-jacents (par exemple un taux d'intérêt ou un indice boursier) via des coupons fixes ou variables payés en cours de vie ou à l'échéance du titre. Dans le cas de titres de dette structurés, l'émetteur s'engage à rembourser à l’investisseur 100% du capital souscrit (hors frais) à l'échéance (sauf en cas de faillite ou risque de faillite de l'émetteur). Par contre, dans le cas d'un "instrument dérivé", l'émetteur d'un Structured Note ne s'engage pas à rembourser à l’échéance à l’investisseur 100% du capital souscrit (hors frais).