Emergents: est-il encore temps de prendre le train en marche ?


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En disgrâce depuis que la Fed a pris un ton moins accommodant concernant sa politique monétaire, les marchés émergents ont récemment repris le devant de la scène, affichant de solides gains depuis le début 2016.

Les émergents trustent les premières places en 2016

En regardant le classement des performances des différentes classes d’actifs depuis le début de l’année, on s’aperçoit que les premières places sont en grande partie dominées par les marchés émergents. Les performances (à fin septembre 2016) sont de l’ordre de +13,97 % pour les marchés des actions, +12,09 % pour les obligations émises en « hard currency » (terme qui signifie une devise forte comme l’euro ou le dollar) et +11,20 % pour les obligations émises en devises locales.

Le récent afflux de liquidités vers les pays émergents est lié à la faiblesse des taux dans les pays développés. Ne trouvant presque plus d’alternatives dans les pays développés, les investisseurs à la recherche de rendement ont réalloué une partie de leur portefeuille pour investir dans les pays émergents, offrant des rendements supérieurs.

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Le retour des beaux jours ?

Investir dans les pays émergents n’est pas sans risque. Néanmoins, de nombreuses sources de volatilité se sont récemment en partie estompées :

  • les effets du « taper tantrum » (changement de cap de la politique monétaire de la Fed) ne semblent plus inquiéter les marchés émergents à court terme. Il faut dire qu’une deuxième hausse de taux directeur, après celle de décembre 2015, se fait attendre et devrait être très graduelle, la Fed voulant éviter de provoquer un choc sur les marchés ;
  • l’économie chinoise a montré des signes de stabilisation, rassurant sur la capacité de Pékin à pouvoir gérer un atterrissage en douceur ;
  • de manière générale, la croissance des pays émergents devrait repartir à la hausse à partir de 2017, et l’écart avec les pays développés croître à nouveau ;
  • la baisse de l’inflation va permettre aux pays émergents de mener des politiques monétaires plus accommodantes, et ainsi supporter la demande interne ;
  • le déficit courant et la dette publique d’un certain nombre de pays émergents ont diminué, rendant les économies de ces derniers moins vulnérables.

Tout n’est pas rose pour autant. L’instabilité politique, la forte dépendance aux revenus des matières premières et la fébrilité de la croissance mondiale sont autant d’éléments qui rendent les marchés émergents plus volatils.

Les obligations plutôt que les actions

Attirés par des perspectives plus attrayantes que dans les pays développés, les investisseurs devraient continuer de se tourner vers les pays émergents. Néanmoins, nous privilégions les marchés obligataires aux marchés des actions, beaucoup plus volatils. Parmi les investissements en obligations disponibles, nous préconisons une nouvelle fois la prudence et conseillons les obligations libellées en devises fortes (« hard currency »).

Pour les investisseurs n’ayant pas peur de monter dans l’échelle de risque, le choix peut se porter sur les obligations libellées en devises locales. Si le rendement actuel des obligations des pays émergents est supérieur à celui des obligations des pays développés, son univers est cependant très vaste et diversifié. Opérer ses propres investissements en obligations est très compliqué étant donné que ces marchés sont peu accessibles au grand public. Il est donc conseillé de se tourner vers des solutions bien diversifiées, gérées collectivement par des professionnels, capables de générer de la performance et limiter les risques en période de volatilité accrue.


« De manière générale, la croissance des pays émergents devrait repartir à la hausse à partir de 2017, et l’écart avec les pays développés croître à nouveau »

Les fonds ci-dessous, distribués par Deutsche Bank, investissent dans des obligations de pays émergents émises en USD. Veuillez lire le prospectus et le KIID avant chaque décision d’investissement.

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1 Le terme "fonds" est l'appellation commune pour un Organisme de Placement Collectif (OPC), qui peut exister sous le statut d'OPCVM (UCITS) ou d'OPCA (non–UCITS), et prendre diverses formes juridiques (SICAV, FCP, etc). Un OPC peut comporter des compartiments.

2 Les noms complets des fabricants apparaissent à la page suivante (page détail du fonds).

3 Chez Deutsche Bank, nous vous proposons une approche unique basée sur 3 objectifs clés: Liquidités, Protection et Croissance. En savoir plus

4 L'indicateur synthétique de risque et de rendement donne une indication du risque lié à l'investissement dans un organisme de placement collectif. Il situe ce risque sur une échelle de 1 (risque plus faible, rendement potentiellement plus faible) à 7 (risque plus élevé, rendement potentiellement plus élevé). La catégorie de risque la plus basse n'est pas synonyme d'investissement sans risque. Il est basé sur des données historiques et pourrait ne pas constituer une indication fiable du profil de risque futur du fonds. La catégorie de risque indiquée n'est pas garantie et peut changer avec le temps.