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Deutsche Bank

En résumé

  • La croissance mondiale se poursuit, avec une reprise synchronisée dans les principales régions.
  • Alors que la zone euro continue à surprendre agréablement, le Brexit commence à peser sur l’économie britannique.
  • Dans l'ensemble, les pays émergents ont le vent en poupe.

Le contexte semble idéal pour l’économie mondiale: la croissance s’accélère, elle résiste aux menaces (géo)politiques et l’inflation est sous contrôle.

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Les États-Unis haussent le rythme

Au 2e trimestre, les États-Unis ont enregistré une croissance annualisée de 3%. Une partie de cette croissance consiste en un ‘rattrapage’, suite à un 1er trimestre décevant. La consommation des ménages et les investissements des entreprises ont cependant eu le vent en poupe. Grâce à la création continue d’emplois, le taux de chômage a baissé jusqu’à 4,4%, son niveau plancher depuis 2001.

Pour cette année et l'an prochain, nous prévoyons toujours une croissance US supérieure à 2%. L'éventuelle réforme fiscale de l’administration Trump – qu'il semble difficile de faire passer cette année encore – ne produirait ses effets qu’à partir de l’an prochain.

Dans un tel contexte, il est logique que la Fed ait annoncé le début de la normalisation de son immense bilan – le résultat de trois programmes d’achats d’obligations – à partir du 4e trimestre. Une nouvelle hausse des taux avant la fin de l'année n'est pas exclue.

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La zone euro confirme sa bonne dynamique

La zone euro est parvenue à confirmer ses bonnes dispositions. La croissance s’est encore accélérée au 2e trimestre, et ce dans tous les pays de la zone. Pour 2017, nous anticipons une croissance de 1,8%. La confiance des ménages et des entreprises est également en progression. Quant au chômage, il a baissé à un niveau plancher depuis février 2008 (9,1%).

Le renforcement de l’euro complique la tâche de la Banque centrale européenne (BCE). Un démantèlement trop rapide des mesures de soutien monétaires pourrait induire une nouvelle hausse de l'euro, et menacer la croissance économique et l’inflation. La BCE souhaite par ailleurs éviter une trop forte hausse des taux dans les pays périphériques, qui sont encore relativement faibles. Néanmoins, il est probable que la BCE réduise graduellement son programme d’achats d’obligations (tapering) dès le début de l’an prochain. Nous n’anticipons par contre aucune hausse des taux de la BCE au cours des 12 prochains mois.

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Le Royaume-Uni rattrapé par le Brexit

Alors que l'économie britannique signait encore en 2016, aux côtés de l'Allemagne, les meilleures performances des pays du G7, elle a rétrogradé cette année en queue de peloton. L’incertitude entourant le Brexit a manifestement un impact négatif sur le consommateur britannique et sur les investissements des entreprises. La faiblesse de la livre sterling a en outre induit une hausse du prix des produits importés, qui pèse de plus en plus sur le budget des ménages britanniques. Cette incertitude risque de subsister encore longtemps.

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Le Japon poursuit sur son élan

Le Japon a poursuivi son redressement au 2e trimestre, grâce principalement à la bonne tenue de la consommation domestique. Le pays du Soleil Levant aligne ainsi un 6e trimestre de croissance d'affilée, mais nous ne nous attendons pas à ce qu'il puisse tenir ce rythme. Il paraît difficile pour la consommation privée de continuer à faire office de moteur de la croissance. En dépit d'un marché de l'emploi serré, les salaires continuent à stagner. Enfin, le Japon serait également vulnérable si le conflit avec la Corée du Nord venait à s'envenimer.

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Une dynamique positive pour les émergents

Depuis la fin 2016, le différentiel de croissance entre les pays émergents et industrialisés augmente à nouveau, et ce pour la première fois depuis 2011. Cette évolution est à mettre à l'actif de l'Asie, et plus spécifiquement de l'Inde, de la Chine et - dans une moindre mesure - de l'Indonésie.

Que l'Asie tire les rênes est dû à la capacité d'exportation de la région, ainsi qu'aux réformes économiques drastiques menées notamment en Inde. L'inflation y est sous contrôle, ce qui offre aux banques centrales une marge de manœuvre pour poursuivre une politique monétaire tout en souplesse. En Asie, les risques politiques sont sensiblement plus faibles qu'en Amérique latine, par exemple. Un conflit avec la Corée du Nord aurait toutefois un impact négatif considérable sur les pays voisins que sont le Japon et la Corée du Sud.

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