Donald Trump, un président sous le signe de la rupture

Donald Trump, un président sous le signe de la rupture


Le moins que l’on puisse dire est que Donald Trump a déjà beaucoup fait parler de lui depuis qu’il a investi la Maison Blanche.

Vainqueur surprise de l’élection présidentielle américaine, Donald Trump est officiellement devenu le 45e président des Etats-Unis le 20 janvier dernier. Désireux de marquer les esprits, ses premières décisions ont suscité de nombreuses réactions et ont logiquement fait bouger les marchés financiers. Coup de projecteur sur ce début de mandat pas comme les autres.

Une pluie de décrets depuis le début de son mandat

A peine installé derrière le Bureau ovale, Donald Trump n’a pas perdu de temps et a immédiatement pris plusieurs décisions-choc. La première d’entre elles fut de signer un décret contre la loi sur l’assurance-santé chère à son prédécesseur (Obamacare) mais dont les Républicains n’ont jamais voulu. Dans la foulée, M. Trump a également donné le ton en matière de commerce international. Il a d’abord officialisé le retrait des Etats-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP) regroupant 12 pays d’Amérique et d’Asie.

Dans la foulée, il a aussi remis en question l’accord de libre-échange nord-américain (Alena). A ce titre, il a adopté une attitude très musclée à l’égard du Mexique, vu comme le grand gagnant de cet accord. Il a décrété la construction d’un mur entre les deux pays, avec l’intention de faire supporter son coût par le Mexique (fût-ce via une taxe de 20% sur les importations mexicaines). M. Trump a cependant servi avant tout les intérêts du Canada, 3e membre de l’Alena, en relançant la construction de l’oléoduc Keystone XL. Enfin, le président a également signé un décret visant à restreindre les conditions d’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de pays considérés comme à haut risque et aux réfugiés, ce qui a déclenché une véritable levée de boucliers à travers le monde.

Les marchés attendent des mesures de relance concrètes

Il est probable que Donald Trump voudra maintenir le cap en termes de commerce et d’immigration. Ceci étant dit, il faut rappeler qu’il n’est pas seul à gouverner. En effet, si les décrets présidentiels ont force de loi, il doit respecter la loi et la Constitution. M. Trump ne peut pas non plus s’aliéner le Congrès américain – également majoritairement républicain – sachant que ce dernier est chargé d’adopter le budget fédéral. Il ne peut donc pas faire cavalier seul indéfiniment. De plus, comme certains décrets sont loin de faire l’unanimité, on peut aussi imaginer que leurs contours seront en partie adoucis au moment de passer au Congrès.

Mais les marchés attendent surtout de M. Trump des mesures de relance concrètes. Plus que les dépenses d’infrastructures publiques, qui n’auront d’impact qu’à long terme, c’est surtout la baisse de l’impôt des sociétés qui fait figure de mesure-phare. Une baisse du taux d’impôt de 35% à 25% l’alignerait sur la moyenne de l’OCDE et aurait un impact limité sur le déficit budgétaire. Elle permettrait aussi de doper les bénéfices des sociétés américaines. Enfin, la dérégulation de certains secteurs, au premier rang desquels le secteur financier, est également très attendue. C’est sur ces points que le Président doit convaincre durant les 100 premiers jours de son mandat.

Un regain de volatilité pourrait créer des opportunités

Donald Trump a fortement conditionné l’évolution des marchés financiers depuis qu’il a été élu. Les marchés d’actions sont repartis à la hausse, et les taux obligataires également – ce qui signifie donc que les cours des obligations ont généralement baissé. Donald Trump reste cependant imprévisible et ses idées moins constructives peuvent menacer l’évolution positive actuelle. C’est notamment le cas de son offensive contre la globalisation et de son impact négatif sur le commerce mondial dont beaucoup de pays émergents restent dépendants. Mais nous restons d’avis qu’il sera pragmatique et donnera la priorité à la relance de la croissance américaine (America first), soutenant ainsi plutôt l’appétit pour le risque sur les marchés. Une croissance US plus dynamique devrait également participer à renforcer le dollar. Ceci ne signifie pas que les marchés seront exempts de volatilité. Au contraire. Mais cette situation devrait aussi créer des opportunités d’investissement intéressantes.



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