En résumé

  • Xi Jinping glane un nouveau mandat de 5 ans à la tête du parti communiste chinois.
  • Au Japon, Shinzo Abe a été réélu à la tête du gouvernement.
  • Angela Merkel devrait rempiler au poste de chancelière d’ici la fin de l’année.

Les élections autour du monde

Même si elle est amère, la victoire du parti d’Angela Merkel devrait voir cette dernière rempiler au poste de chancelière d’ici la fin de l’année. Du côté de l’Empire du milieu, Xi Jinping glane un nouveau mandat de 5 ans à la tête du parti communiste chinois. Enfin, du côté de l’Empire du soleil levant, sans véritable surprise, Shinzo Abe a été réélu à la tête du gouvernement. On en oublierait presque qu’aux Etats-Unis, Donald Trump se bat toujours pour faire passer ses réformes économiques et vient d’obtenir une petite victoire, à savoir l’aval par le Sénat américain du lancement de sa grande réforme fiscale.

Perspectives des marchés mondiaux

Les actions ont une fois de plus été la classe d’actifs qui a été la plus plébiscitée sur le mois écoulé. Si les bourses américaines ont volé de records en records, l’Europe boursière est plutôt restée en mode attentiste jusqu’à la réunion de la BCE. Le discours de son président, jugé accommodant par les marchés, a ensuite galvanisé les places financières de la zone euro, qui terminent le mois d’octobre en boulet de canon. Au Japon, les investisseurs ont salué la victoire de Shinzo Abe, connu pour ses mesures de soutien à l’économie (Abenomics) et ont propulsé le Nikkei au plus haut niveau depuis 20 ans. Dans les pays émergents, aussi bien en Chine qu’au Brésil, les marchés d’actions ont progressé, soutenus par des indicateurs économiques positifs. Les marchés obligataires ont dans l’ensemble tous progressé, profitant du discours très prudent de la BCE et de la crise catalane en zone euro du côté des emprunts d’Etat, et de la recherche de rendements dans les autres segments obligataires. Seuls les Bons du Trésor américains restent presque inchangés sur le mois d’octobre, les investisseurs anticipant un relèvement de taux de la Fed lors de sa réunion de décembre.

Contexte favorable pour les marchés d’actions

L’environnement général reste profitable aux marchés d’actions. L’économie mondiale garde le bon cap, en atteste la publication de la croissance américaine pour le 3ieme trimestre, largement supérieure aux attentes. Les indicateurs montrent également en Europe et en Asie que la confiance des ménages et des sociétés est au plus haut de plusieurs années, ce qui se traduit par une consommation privée et des investissements en hausse. Néanmoins, certains marchés sont à des plus hauts historiques, ce qui pourrait donner lieu à quelques prises de bénéfices. A ce propos, nous préférons les marchés européens et émergents, dont les valorisations sont moins élevées que leurs homologues américaines. A court terme, la saison des résultats pour le 3ieme trimestre va être le catalyseur des marchés d’actions. Si cette dernière se révèle être du même cru que les 2 précédentes, la tendance haussière actuelle devrait perdurer, avec en ligne de mire le traditionnel rallye de fin d’année.

Comment les marchés financiers ont-ils réagi aux décisions de la BCE ?

Lors de l’un de ses rendez-vous les plus attendus de l’année, la BCE a annoncé prolonger ses rachats d’actifs jusque septembre 2018 mais a réduit le montant à 30 milliards d’euros par mois. Si cette annonce était largement anticipée par les marchés, la conférence de presse n’en a pas pour le moins été intéressante. Entre les lignes, l’on peut comprendre que la BCE souhaite normaliser sa politique monétaire mais dans le même temps reste sur le qui-vive en ce qui concerne l’inflation. C’est ce ton relativement prudent qui a poussé les investisseurs vers les marchés obligataires en zone euro. Nous pensons néanmoins que la période de taux bas touche à sa fin. Graduellement, les taux des emprunts d’Etat devraient remonter en zone euro, ce qui laisse aujourd’hui peu d’opportunités dans ce segment obligataire. Nous sommes plus favorables à un investissement en obligations de sociétés ayant un bon risque crédit libellées aussi bien en euro ou en dollar dont les rendements sont plus élevés. A condition d’être sélectif sur la qualité de l’émetteur, les obligations des pays émergents offrent encore un rapport rendement/risque intéressant. Nous sommes plus réservés concernant les obligations de la catégorie « High Yield », chères et risquées.

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