Vous faites peut-être partie de nos nombreux investisseurs à diversifier votre portefeuille avec des investissements en devises. Cet automne, nous faisons le point sur les principales devises mondiales et particulièrement sur la livre sterling, la couronne norvégienne et le Rand sud-africain.

En résumé

  • L’incertitude liée au Brexit pénalise l’ensemble de l’économie britannique et une grande nervosité prévaut avant la décision du Parlement sur l’accord de sortie de l’UE
  • Les bonnes perspectives économiques devraient inciter la Banque de Norvège à relever ses taux d’intérêt à deux nouvelles reprises en 2019
  • Les investisseurs semblent pour l’instant accorder le bénéfice du doute au président sud-africain qui a annoncé un grand plan de relance pour sortir le pays de son marasme économique

Livre sterling (GBP)

L’évolution de la livre sterling (GBP) reste avant tout dictée par les nouvelles autour du Brexit. Le coup d’accélérateur dans les négociations entre Londres et Bruxelles lui a offert un peu de répit avant d’aborder la dernière ligne droite de l’année.

Le Royaume-Uni a défié les pronostics en signant sa meilleure croissance depuis 2 ans au 3e trimestre, grâce à la consommation privée (effet Coupe du Monde, hausse des salaires) et au commerce extérieur. Cette vigueur masque cependant la faiblesse continue de l’investissement et la décélération du secteur des services. Le marché immobilier est également à la peine, surtout dans la région de Londres. La croissance devrait tourner autour de 1,5% en 2018 et en 2019 pour peu qu’un Brexit dur soit évité.

La Bank of England (BoE) reste entre le marteau et l’enclume. D’un côté, l’inflation a limité sa hausse à 2,4% en octobre mais les pressions inflationnistes restent manifestes au vu des contraintes de capacités. De l’autre, l’incertitude liée au Brexit pénalise l’ensemble de l’économie et contraint sa marge de manœuvre. L’un dans l’autre, nous n’anticipons actuellement qu’une hausse de taux de la BoE l’an prochain.

La GBP est bon marché mais une grande nervosité prévaut avant la décision du Parlement britannique sur l’accord de sortie de l’UE. Si un vote favorable devrait lui donner un coup de fouet, le contraire pourrait la propulser à un nouveau plus bas. Nous maintenons un avis neutre.

EUR/GBP:

Couronne norvégienne (NOK)

La couronne norvégienne (NOK) a réduit son avance par rapport à l’euro ces derniers mois suite notamment à la chute abrupte du prix du pétrole. Sa baisse a néanmoins été contenue et elle conserve de légers gains depuis le 1er janvier.

L’activité économique a marqué le pas au 3e trimestre : la consommation privée s’est ressentie de la hausse des prix de l’électricité et la vague de chaleur a également affecté la production agricole. Ces effets sont cependant temporaires et la croissance devrait repartir à la hausse au cours des prochains trimestres, portée par la demande intérieure. Nous tablons sur une croissance de 2,1% en 2018 et de 2% en 2019.

L’inflation a fortement augmenté ces derniers mois avant de diminuer sous l’effet du retour à la normale des prix de l’électricité et de l’alimentation. La bonne tenue du marché de l’emploi et la progression des salaires devraient toutefois maintenir l’inflation sous-jacente dans une tendance haussière. Par conséquent, la Banque de Norvège (Norges Bank) devrait poursuivre sur sa lancée de septembre et relever les taux d’intérêt à deux nouvelles reprises en 2019.

Nous anticipons un potentiel d’appréciation pour la NOK vis-à-vis de l’euro en raison de fondamentaux solides, d’une valorisation attrayante et d’un différentiel de taux d’intérêt appelé à augmenter. L’incertitude globale et la volatilité du prix du pétrole peuvent toutefois venir jouer les trouble-fêtes.

EUR/NOK:

Rand sud-africain (ZAR)

Malgré un contexte économique et politique très compliqué, le rand sud-africain (ZAR) vient de reprendre une bonne partie du terrain perdu depuis le début de l’année. Les engagements du président Ramaphosa ont un peu rassuré les investisseurs, du moins à court terme.

L’Afrique du Sud est tombée en récession au 2e trimestre, une première depuis 2009. En cause, un secteur agricole durement touché par la sécheresse, le déclin de l’activité dans les transports et la distribution et, pour ne rien arranger, une forte augmentation du chômage. Pour sortir le pays de son marasme économique (et en vue des élections de 2019), son président a annoncé fin septembre un grand plan de relance incluant la transformation de l’agriculture, la modernisation des infrastructures, la promotion du tourisme et la diminution du coût des télécommunications. La création d’emplois est aussi une priorité.

Dans le même temps, la Banque centrale d’Afrique du Sud (SARB) a remonté son taux directeur de 0,25% à 6,75% pour juguler la hausse de l’inflation induite par l’augmentation des prix de l’énergie et la dépréciation du ZAR. A moins d’un nouveau dérapage de l’inflation ces prochains mois, la SARB devrait à présent marquer une pause.

Si les réformes et les investissements promis se matérialisent, l’économie sud-africaine pourrait reprendre le chemin d’une croissance modérée. Le ZAR pourrait alors regagner un peu en attrait mais la confiance reste fragile et nous anticipons que son évolution restera chahutée.

EUR/ZAR:


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