Vous avez peut-être choisi, comme de nombreux investisseurs, de diversifier votre portefeuille avec différents placements en devises. Découvrez dans cette édition du DB Currency Update l’évolution et le potentiel des principales devises mondiales.

Zoom sur le dollar australien, la couronne suédoise et la livre turque.

Dollar australien (AUD)

Vers une remontée des taux l’an prochain?

Le dollar australien (AUD) a connu un parcours chahuté ces derniers mois, évoluant au gré de la dispute commerciale USA/Chine et des nouvelles sur le plan domestique.

Les perspectives économiques demeurent dans l’ensemble favorables pour l’Australie. La croissance peut notamment s’appuyer sur l’augmentation des investissements des entreprises non-minières, les dépenses publiques et la résilience du secteur de la construction. La croissance des exportations reste par ailleurs soutenue malgré les risques liés au protectionnisme. Le moteur de la consommation privée, qui représente plus de la moitié du PIB, reste en revanche bridé par un endettement élevé et devrait continuer à tourner au ralenti. Néanmoins, il en faudrait nettement plus pour priver l’Australie d’une nouvelle année de croissance, attendue à 2,5% en 2018.

Face à une inflation modérée, la banque centrale d’Australie (RBA) maintient son taux directeur à un plancher historique de 1,5% depuis 2 ans. Elle a cependant insisté sur le fait que le prochain mouvement sur les taux serait à la hausse. A ce titre, des signes d’augmentation des salaires sur fond de baisse attendue du taux de chômage pourraient, s’ils se confirment, faire office de catalyseur et l’inciter à commencer à réduire son soutien à l’économie à partir de mi-2019.

La valorisation de l’AUD a gagné en attrait. La devise pourrait reprendre des couleurs si le scénario d’une première hausse de taux de la RBA prend peu à peu forme l’an prochain.

Couronne suédoise (SEK)

Peu de catalyseurs à court terme

La couronne suédoise (SEK) est à la peine depuis le début de l’année. Le regain de volatilité sur les marchés financiers et le statu quo de la banque centrale de Suède (Riksbank) continuent à peser sur son évolution.

La croissance économique en Suède reste bien orientée mais elle a sans doute atteint un sommet au 2e trimestre. Elle devrait se modérer sous l’effet d’une consommation des ménages moins soutenue et de la baisse des investissements immobiliers. De plus, l’environnement international incertain (Brexit, disputes commerciales) pourrait davantage peser sur les exportations. En revanche, les politiques budgétaire et monétaire devraient rester stimulantes. L’un dans l’autre, la croissance devrait ralentir mais encore atteindre 2,5% en 2018.

Bien que l’inflation (2,2% en juillet) ait été proche du niveau visé pour le 3e mois consécutif, l’inflation hors énergie n’a atteint que 1,3% et reste bien inférieure aux projections optimistes de la Riskbank. Dans l’état actuel des choses, il est peu probable que la Riksbank relèvera encore son taux directeur avant la fin de l’année (au contraire de la Norges Bank, sa consoeur norvégienne).

La valorisation de la SEK est très bon marché mais le faible écart de taux d’intérêt par rapport à l’euro limite son potentiel d’appréciation dans l’immédiat. Les élections législatives du 9 septembre s’annoncent indécises et pourraient également apporter leur lot de volatilité.

Livre turque (TRY)

Chute abrupte de la livre turque et volatilité accrue

Victime des relations diplomatiques délétères entre les Etats-Unis et la Turquie et de l’immobilisme de sa banque centrale (CBRT) face à l’aggravation de la crise, la livre turque (TRY) s’est effondrée sur les marchés. Son plongeon retentissant le 10 août dernier est encore dans toutes les mémoires.

La Turquie a longtemps affiché une croissance effrénée, basée sur les largesses budgétaires des autorités et le crédit bon marché. Cette surchauffe économique a cependant creusé les déséquilibres. Sur le plan interne, le pays fait face à une inflation galopante, avec une hausse supérieure à 15% en juillet. Sur le plan externe, le déficit courant (6,5% du PIB) est l’un des plus élevés au monde. Le retour de balancier s’annonce douloureux : la forte baisse du pouvoir d’achat des ménages, les difficultés des entreprises, très endettées en dollars US, et le tarissement des flux de capitaux devraient se solder par un ralentissement marqué de la croissance.

Les initiatives de la CBRT sur les liquidités n’ont guère eu d’effet sur la TRY. Un geste décisif, par exemple sous la forme d’une hausse significative du taux directeur, fixé à 17,75% depuis juin, est requis pour briser le cercle vicieux entre la dépréciation de la devise et la flambée de l’inflation. Il faudrait pour cela que la CBRT retrouve son indépendance, ce qui n’est pas gagné d’avance.

La TRY est très bon marché et offre des taux d’intérêt très élevés. Ceci dit, un changement de cap radical de la politique économique (éventuellement doublé d’une aide extérieure) et un apaisement des tensions géopolitiques sont indispensables pour espérer une petite accalmie. En tout état de cause, la TRY reste hautement spéculative.


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