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Deutsche Bank

En résumé

Vous faites peut-être partie des investisseurs qui diversifient leur portefeuille en devises ? Cet été, nous faisons le point sur quelques devises importantes et particulièrement le dollar US, la couronne norvégienne et la livre sterling.

Dollar américain (USD)

Après s’être apprécié à des niveaux inédits depuis mi-2017 face à l’euro, le dollar américain (USD) lui a cédé un peu de terrain depuis juin. Le virage vers une politique monétaire plus souple annoncé par la Réserve fédérale (Fed) a joué en sa défaveur, mais il semble prématuré de parler d’inversion de tendance.

L’expansion économique se poursuit aux Etats-Unis, soutenue par la consommation privée et par les dépenses publiques. La croissance devrait ralentir à 2,5% cette année mais elle restera plus dynamique que celle anticipée en zone euro (1,2%) où les risques politiques et liés au commerce extérieur continuent à peser sur l’évolution de la conjoncture malgré une demande intérieure résiliente.

Dans ce contexte, les lignes ont fortement bougé tant du côté de la Fed que de la BCE. La Fed a maintenu son taux directeur dans sa fourchette de 2,25% - 2,50% en juin mais a aussi admis que les arguments en faveur d’une diminution des taux s’étaient renforcés. Nous anticipons désormais deux baisses de taux de la Fed à titre de précaution ces prochains mois, dont une fin juillet. Ceci étant, la BCE devrait également passer prochainement à l’action. Une baisse du taux de dépôt de -0,40% à -0,50% se profile en septembre et une reprise du programme d’achats d’obligations n’est plus écartée.

Les baisses de taux de la Fed sont pleinement reflétées dans le cours actuel du dollar US et l’écart de taux d’intérêt devrait lui rester largement favorable, tandis que les incertitudes planant sur la zone euro sont de nature à limiter le renforcement de l’euro. Nous anticipons donc que le taux de change EUR/USD continuera à osciller autour de 1,15 dans un avenir prévisible.

EUR/USD:

Couronne norvégienne (NOK)

Les craintes d’un ralentissement marqué de l’économie mondiale ont entravé l’évolution de la couronne norvégienne (NOK) au printemps. La probabilité accrue d’assister à une poursuite du cycle de hausse des taux lui a cependant redonné de l’allant en fin de trimestre.

La Norvège peut se targuer d’afficher une conjoncture robuste. L’expansion en cours reste solide, portée par la forte hausse des investissements dans le secteur pétrolier. En outre, le taux de chômage fermement ancré sous les 4% fait grimper les revenus des ménages et la faiblesse de la devise soutient les exportations. L’économie devrait continuer à tourner à plein régime et la croissance du PIB continental dépasser 2,5% cette année.

La banque centrale de Norvège (Norges Bank) a confirmé son statut de seul faucon du paysage monétaire en faisant comme attendu passer son taux directeur de 1% à 1,25% en juin, soit sa 3e hausse de taux en l’espace d’un an. La dynamique positive de la croissance et le maintien anticipé de l’inflation au-dessus de 2% devraient la convaincre de poursuivre sur sa lancée et de relever à nouveau les taux d’intérêt avant la fin de cette année.

La valorisation actuelle de la NOK ne reflète pas la meilleure santé relative de l’économie norvégienne par rapport à d’autres pays avancés et un différentiel de taux de plus en plus attractif. Bien que le contexte international incertain reste un risque, le potentiel d’appréciation de la devise est selon nous intact à moyen terme. Notre prévision à 12 mois pour le taux de change EUR/NOK est de 9,40.

EUR/NOK:

Livre sterling (GBP)

La livre sterling (GBP) n’a pas pu confirmer le cap haussier du 1er trimestre. Les craintes d’assister à un Brexit sans accord suite à la démission de Mme May de son poste de Première Ministre ont fortement tempéré l’enthousiasme des marchés ces deux derniers mois.

L’incertitude liée au Brexit continue à peser sur les perspectives économiques du Royaume-Uni. Les investissements des entreprises continuent de reculer et la production automobile a également accusé le coup au printemps. En revanche, la consommation privée se maintient à flots, grâce à la fermeté du marché de l’emploi (taux de chômage de 3,8%) et à la hausse des salaires réels. Si elle confirme sa bonne tenue, la croissance pourrait s’établir à 1,4% en 2019, soit le même niveau qu’en 2018.

Malgré les tensions sur les capacités de production, la marge de manœuvre de la Banque d’Angleterre (Bank of England) reste étroite. Les risques accrus d’un Brexit désordonné, la modération de l’inflation, la baisse des indices de confiance et le ralentissement global sont autant d’éléments en faveur du statu quo monétaire. Il est donc probable que la Bank of England laisse son taux directeur à 0,75% jusqu’en 2020.

L’incertitude politique persistante et un horizon économique bouché devraient maintenir la GBP sous pression. Bien que la devise se soit rapprochée de ses plus faibles niveaux depuis le vote sur le Brexit, son parcours s’annonce encore heurté ces prochains mois et il semble préférable de jouer la carte de la prudence. Notre prévision à 12 mois pour le taux de change EUR/GBP est de 0,88.

EUR/GBP:


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