Management Server
Téléphone

Deutsche Bank

En résumé

  • Le marché haussier que connaissent les actions américaines est à une exception près le plus long de l’histoire moderne.
  • Certains indicateurs indiquent qu’une correction pourrait bientôt avoir lieu.
  • Nous restons néanmoins positifs à long terme sur le marché d’actions américain, pour 4 raisons principales: la croissance économique, la croissance des bénéfices, la bonne santé des entreprises et la politique monétaire.

Le marché boursier américain a ses partisans et ses détracteurs mais force est de constater que ses performances ont de quoi donner le tournis. Le S&P 500, l’indice de référence de la bourse de New-York, a déjà inscrit 39 records à son actif en 20171. En prenant davantage de recul, on constate également que le marché haussier (bull market) entamé en mars 2009 est le deuxième plus long de l’histoire moderne (après celui de 1990-2000) mais aussi le plus robuste au stade actuel (gain de 272% et même de 346% dividendes compris). Selon l’adage boursier bien connu, les arbres ne grimpent pas jusqu’au ciel…

Les actions américaines sont-elles promises à un avenir plus sombre ?

Après un tel parcours, il est légitime de se demander si l’indice S&P 500 est mûr pour une correction. Certains indicateurs comme des valorisations au plus haut depuis 2004, une volatilité historiquement basse (indice VIX inférieur à 10), l’absence d’un repli supérieur à 3% depuis juin 2016 ou encore le caractère suracheté du marché tendent à indiquer que cela pourrait bientôt arriver. Si tel était le cas, nous estimons cependant que ce serait là une évolution saine et que cela ne signifierait pas un retournement de tendance durable. Un accès de faiblesse des cours offrirait plutôt des opportunités d’achat. Plusieurs raisons invitent en effet à rester optimiste pour le marché d’actions US à long terme. Nous les détaillons ci-après :

La croissance économique

La reprise synchronisée à l’échelle globale se poursuit et la croissance aux Etats-Unis s’accélère. Les ouragans Harvey et Irma devraient seulement peser de façon temporaire sur la croissance au 2è semestre 2017 et leur impact négatif (quelques dixièmes de pourcent) devrait être plus que compensé par les efforts de reconstruction ultérieurs. Nous anticipons une croissance du PIB supérieure à 2% cette année et l’an prochain aux Etats-Unis, qui sont par ailleurs sur le point d’atteindre le cap des 100 mois d’expansion économique.

La croissance des bénéfices

Les sociétés du S&P 500 affichent à nouveau des résultats en hausse avec une régularité de métronome depuis le 3e trimestre 2016 et elles ne devraient pas s’arrêter en si bon chemin. La croissance bénéficiaire pourrait ainsi dépasser 10% en 2017 et en 2018, ce qui serait une première depuis les années 2010-2011. En outre, les bénéfices pourraient recevoir un coup de boost supplémentaire si une réforme fiscale venait à être adoptée par le Congrès.

Des entreprises en très bonne santé

Les valorisations boursières US sont chères mais « Corporate America » se porte aussi fort bien. Les entreprises américaines restent des machines à générer du cash, le cash-flow libre est revenu à ses niveaux d’avant la crise et leurs marges sont très élevées. Cela est de bon augure pour des mesures favorables aux investisseurs telles qu’une hausse des dividendes, des rachats d’actions propres et/ou des opérations de croissance externe.

La politique monétaire

La Réserve fédérale (Fed) est engagée dans cycle de resserrement monétaire graduel, mais pas agressif. La réduction de la taille du bilan de la Fed (‘Quantitative Tightening’) a été communiquée avec soin et le chemin est bien balisé. De plus, le cycle de hausse de taux devrait rester progressif - nous anticipons deux hausses de taux supplémentaires au cours des 12 prochains mois. Toutes choses égales par ailleurs, la hausse des taux d’intérêt ne devrait pas entraver la progression du marché d’actions.

Comme vous l’aurez compris, nous ne sommes pas dans le camp de ceux qui pensent qu’il faut se détourner du marché d’actions américain malgré sa cherté. Ceci étant dit, le potentiel de hausse est limité et nous pensons également que d’autres régions boursières sont actuellement plus intéressantes que les USA. C’est par exemple le cas de la zone euro : la croissance économique est solide, les taux restent extrêmement bas, les valorisations boursières sont plus attractives qu’outre-Atlantique et le potentiel de rattrapage est conséquent.

Vous souhaitez vous entretenir avec un conseiller sur les opportunités pour votre portefeuille ?

Prenez contact avec nos spécialistes de Talk & Invest au 078 156 157.
Ou prenez rendez-vous dans votre Financial Center au 078 155 150.

Articles liés

1 A fin septembre 2017