En résumé

  • De très bonnes statistiques économiques en zone euro et les réformes promises par M. Trump toujours au point mort engendrent une forte appréciation de l’euro.
  • Les actions des marchés émergents progressent pour le 8e mois consécutif en 2017.
  • Le contexte géopolitique mouvementé a profité aux obligations d’Etats les plus sûres.

La volatilité a fait son retour sur les marchés financiers. Dans un premier temps à l’écoute des dernières publications de résultats de sociétés, les investisseurs ont ensuite prêté une oreille attentive à la réunion des grandes banques centrales à Jackson Hole. Un tir de missile au-dessus du Japon a finalement renforcé les investisseurs dans le choix d’actifs moins risqués.

Retour de l’aversion pour le risque

Au mois d’août, les performances ont été mitigées pour les marchés des actions des pays développés, victimes de prise de bénéfices et d’un retour de l’aversion pour le risque. En zone euro, la forte appréciation de l’euro a pesé sur les sociétés exportatrices. Cette dernière est toujours supportée par d’un côté, de très bonnes statistiques économiques en zone euro, et d’un autre côté, les réformes promises par M. Trump qui sont toujours au point mort.

Aux Etats-Unis, outre les nouvelles tensions avec la Corée du Nord, les investisseurs commencent à se focaliser sur l’échéance du plafond de la dette, qui approche à grands pas. Cela n’a toutefois pas empêché les marchés américains de terminer le mois en légère hausse. Confortées par des fondamentaux économiques solides, les actions des marchés émergents progressent pour le 8e mois consécutif en 2017. Profitant de l’aversion pour le risque, les marchés obligataires ont bien performé sur le mois écoulé. Ce sont les emprunts d’Etat les plus réputés qui ont été les plus plébiscités. L’or et le franc suisse ont également été recherchés.

Opportunités ?

Le retour de la volatilité n’est pas une mauvaise chose en soi. Il va permettre certains réajuste-ments, parfois créer des opportunités, mais en rien ne mettre en doute la reprise. En égard aux récentes statistiques prometteuses, comme l’indicateur de sentiment économique en zone euro, au plus haut depuis 10 ans, le Vieux Continent reste une de nos zones géographiques préférées pour investir en actions. Une poursuite de l’appréciation de l’euro pourrait cependant jouer des tours aux sociétés les plus exposées au commerce international. Aux USA, la croissance a fortement rebondi au 2e trimestre 2017 et s’est établie à 3% en rythme annualisé.

Si nous restons positifs sur les marchés américains à long terme, l’agenda politique et économique de rentrée est chargé. Donald Trump va devoir en découdre pour faire passer ses réformes, obtenir un accord sur la dette et gérer un contexte délicat en Corée du Nord. Dans ce contexte, les actions américaines vont rester sous pression à court terme. Malgré leur rallye depuis le début de l’année, les marchés émergents ont encore une marge de progression. Leurs valorisations sont toujours attractives et vont continuer de profiter d’entrées de capitaux. Nous préférons l’Asie à l’Amérique latine car les réformes y sont plus avancées et vont soutenir la croissance.

Les regards tournés vers les banques centrales

Le symposium de Jackson Hole, qui a réuni les grands argentiers de la planète en août, a laissé les marchés sur leur faim. Même si aucune grande décision n’était attendue, ils espéraient glaner un minimum d’indices quant à la voie qu’allaient prendre la BCE et la Fed. Qu’à cela ne tienne, les investisseurs ont pu se concentrer sur les réunions du 7 septembre (BCE) et scrutent celles du 19 et 20 septembre prochains (Fed). Du côté de la BCE, Mario Draghi s’est montré prudent, pour ne pas renforcer l’euro. La Fed devrait pour sa part donner plus de détails sur la réduction de son bilan. Le contexte géopolitique mouvementé a profité aux obligations d’Etats les plus sûres. Ces dernières devraient souffrir de la réallocation des portefeuilles vers d’autres compartiments obligataires plus rémunérateurs. Les obligations de sociétés de qualité, et avec plus de volatilité, celles des pays émergents, ont à ce titre plus de potentiel.

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