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Deutsche Bank

En résumé

  • Nos préférences vont aux actions plutôt qu’aux obligations, et plus spécifiquement aux actions américaines. Dans les pays émergents, nous recommandons l’Asie plutôt que l’Amérique latine.
  • Si vous optez pour les obligations, choisissez les obligations d’entreprises US de bonne qualité, libellées en USD.
  • Conservez les fonds mixtes comme fondement de votre portefeuille d’investissement.
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À quoi les investisseurs peuvent-ils s’attendre en 2019 ?

  • La volatilité – qui opère son grand retour après une année 2017 plutôt calme – continuera à caractériser les marchés financiers. Mais ce n’est pas une raison pour paniquer, car elle restera dans la plage moyenne historique.
  • En 2019, les questions politiques non résolues continueront à peser sur les esprits. Citons le Brexit, le débat sur le budget en Italie ou le conflit commercial USA-Chine. Point positif, cette guerre commerciale semble s’être calmée temporairement, même si un accord est loin d’être acquis.
  • La poursuite de la normalisation de la politique des banques centrales sera source d’incertitudes. La Banque centrale européenne cesse en cette à la fin 2018 son programme de rachat d’obligations, tandis que la Réserve fédérale américaine vient encore de relever de 0,25% son taux directeur. Sa politique reste néanmoins très souple. Les taux sont relativement bas et ses bilans restent substantiels. Seule une flambée soudaine de l’inflation aux États-Unis est susceptible de perturber ce tableau, car la Fed pourrait alors se trouver dans l’obligation de remonter les taux plus rapidement.

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Priorité aux actions (américaines)

Dans cet environnement de fin de cycle, la croissance économique et la hausse des bénéfices des entreprises redescendront de leurs sommets. La croissance restera toutefois au rendez-vous en 2019. De plus, les valorisations des actions sont devenues plus attrayantes après la correction de cette année, notamment en raison de la croissance continue des bénéfices des entreprises. Cela renforce notre préférence pour les actions par rapport aux obligations.

Sur les marchés développés, nous donnons la préférence aux actions américaines. La dynamique économique y reste forte, les bénéfices des entreprises continueront de croître à un bon rythme et les valorisations sont attractives.

Les actions européennes sont également devenues meilleur marché cette année, mais la croissance des bénéfices des entreprises est inferieure à celle observée aux États-Unis. De plus, des problèmes propres à l’Europe, comme le budget italien et le Brexit, rendent les investisseurs nerveux. Une escalade du différend commercial aurait également un impact plus important sur l’économie européenne, plus ouverte, que sur l’économie américaine, relativement fermée.

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Pays émergents : l’Asie en tête

Dans les pays émergents, la vigueur du dollar et les tensions commerciales ont pesé sur les bénéfices des entreprises cette année. Néanmoins, la conjoncture économique reste solide et les valorisations attrayantes. C’est un élément positif pour leurs marchés d’actions – les cours des actions ont déjà largement intégré ces mauvaises nouvelles.

Nous privilégions toujours l’Asie par rapport à l’Amérique latine. Le secteur technologique a plus de poids au sein des indices boursiers asiatiques et les fondamentaux économiques y sont plus solides. Enfin, la valorisation des actions asiatiques est relativement plus intéressante.

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Quid des obligations ?

Les obligations en euro proposent des rendements très maigres. Les taux d’intérêt dans la zone euro sont très bas et le contexte, marqué par des risques politiques, n’est pas favorable aux obligations spéculatives mais plutôt aux valeurs refuges comme les emprunts d’État de qualité. Dans cette dernière catégorie, le rendement est à peine positif.

Les investisseurs qui recherchent un rendement en euros opteront donc de préférence pour un produit structuré1 avec protection du capital et un coupon variable qui dépend de la performance d’un fonds d’investissement ou d’un indice boursier sous-jacent.

Le dollar américain offre des possibilités intéressantes. Les obligations de bonne qualité (Investment Grade et avec une préférence pour les notations plus élevées dans cette catégorie) des sociétés américaines peuvent tirer parti de la forte croissance économique actuelle – avec un risque de récession très faible – et de la bonne santé financière des entreprises américaines. Le rendement est ici également beaucoup plus intéressant que celui offert sur les emprunts en euros.

Les obligations en dollar des pays émergents sont plus risquées, mais offrent un rendement potentiel correct (c’est-à-dire plus élevé) et attractif.

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Matières premières : or et or noir

La correction du prix du pétrole offre des opportunités. Notre vision sur le prix de l’or noir est constructive : la croissance mondiale est solide et se poursuit, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) prolonge – voire même resserre - la limitation de sa production et il y a des contraintes de pipelines aux États-Unis et au Canada.

L’or peut aussi être envisagé comme valeur refuge en guise de diversification et dans un contexte de volatilité plus élevée des marchés financiers.

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Où va le dollar américain ?

La Deutsche Bank s’attend à un taux de change de 1,15 dollar par euro sur un horizon de 12 mois. Nous anticipons un nouveau renforcement du dollar au cours du premier semestre. Les raisons ? La faiblesse de l’euro, mais aussi l’effet de l’augmentation des taux d’intérêt aux États-Unis au cours de l’année écoulée et la forte croissance économique. Cet effet perdra progressivement de son élan au cours de l’année. En outre, les marchés pourraient aussi anticiper une première hausse des taux d’intérêt par la BCE après l’été.

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Les fonds mixtes comme cœur de portefeuille

Les investisseurs avertis savent qu’il n’y a pas de panacée sur les marchés financiers. Les fonds mixtes2, qui peuvent investir à la fois en actions et en obligations, constituent le cœur d’un portefeuille de placement solide, capable d’éviter le risque de pertes importantes tout au long des cycles économiques.

Il est important de veiller à une diversification suffisante au sein de ces fonds mixtes. En effet, la différence de performance entre les gestionnaires de fonds s’est creusée suite à la volatilité des marchés. Il est également important, pour un investisseur, de faire preuve de patience et de donner à ces gestionnaires le temps de prouver leur valeur ajoutée dans le contexte de marché actuel.

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1 Un titre de dette structuré est un instrument financier d’une durée déterminée, généralement émis par des institutions financières, qui offre un rendement associé à un ou plusieurs actifs sous-jacents (par exemple, un taux d’intérêt ou un indice boursier) via des coupons fixes ou variables payés en cours de vie ou à l’échéance du titre. Dans le cas de titres de dette structurés, l’émetteur s’engage à rembourser à l’investisseur 100% du capital souscrit (hors frais) à l’échéance (sauf en cas de faillite ou de risque de faillite de l’émetteur). Par contre, dans le cas d’un “instrument dérivé”, l’émetteur d’un Structured Note ne s’engage pas à rembourser à l’investisseur 100% du capital souscrit (hors frais) à l’échéance.

2 Le terme “fonds” désigne communément un organisme de placement collectif (OPC), qui peut exister sous le statut d’OPCVM (UCITS) ou d’OPCA (non-UCITS) et prendre diverses formes juridiques (SICAV, FCP, etc.). Un OPC peut comporter des compartiments. Les fonds sont sujets à risques. Leur valeur peut évoluer à la hausse com- me à la baisse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer le montant de leur investissement.