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Deutsche Bank

En résumé :

  • Malgré une plus grande volatilité, les actions restent plus intéressantes que les obligations.
  • Nos préférences vont aux actions de la zone euro et des pays émergents.
  • Au rayon des obligations, les investisseurs ne gagnent pas beaucoup plus de rendement en prenant davantage de risques.
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Comment les actions se sont-elles comportées depuis le début de l'année ?

Pour les actions, les premiers mois de 2018 ont été mouvementés. Elles ont d'abord semblé poursuivre sur leur lancée de 2017, avant de subir une brusque correction.

En cause, les excellents chiffres de l’emploi aux États-Unis, qui ont fait craindre aux investisseurs des hausses anticipées des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine. Cette crainte les a poussés à prendre leurs bénéfices et à vendre leurs actions.

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Faut-il s'attendre à davantage de volatilité ?

En février, les actions ont fortement reculé: -10% en 9 jours. Un cuisant rappel pour les investisseurs, qui avaient tendance à oublier que les actions peuvent aussi perdre de la valeur.

Aujourd'hui, les investisseurs doivent réapprendre à vivre avec des fluctuations plus marquées. Il convient toutefois de relativiser les choses, car la volatilité actuelle reste inférieure à la moyenne de ces dix dernières années. Nous considérons en outre ces corrections comme autant d'opportunités d'achat.

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Faut-il continuer à privilégier les actions ?

Nous continuons à préférer les actions aux obligations. Les facteurs suivants jouent en faveur des actions :

  • La croissance mondiale reste tonique.
  • Les banques centrales continuent à stimuler l'économie mondiale.
  • La consommation privée reste forte.
  • Les bénéfices des entreprises sont en hausse.

À l'inverse, les obligations n'ont rien d'attrayant. Lors de la correction sur les marchés d’actions, les marchés obligataires ont peu réagi. Les taux d’intérêt n’ont que légèrement augmenté, en particulier en Europe. Les obligations offrent, dans l’ensemble, un rendement trop faible pour le risque consenti.

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Quelles régions faut-il privilégier ?

1. La zone euro

Les entreprises européennes sont tournées vers l’international et profitent bien plus que les entreprises américaines de l’accélération de la croissance mondiale. Mais elles bénéficient aussi de la croissance accrue dans la zone euro elle-même, en particulier les petites et moyennes entreprises.

Autre atout, la politique de la Banque centrale européenne reste favorable à la croissance. La BCE ne devrait pas relever les taux avant le printemps 2019, ce qui devrait affaiblir l’euro. L’écart de taux avec les États-Unis, où la Fed relèvera selon nous les taux entre 2% et 2,25% d’ici fin 2018, ne cesse de se creuser. Cette évolution rend le billet vert plus attractif par rapport à l’euro.

2. Les pays émergents

Les pays émergents profitent encore davantage que la zone euro de l’accélération de la croissance mondiale. Cet effet s'est clairement manifesté dans les bénéfices des sociétés, qui y ont enregistré la plus forte progression au 4e trimestre de 2017. Les actions émergentes sont aussi relativement bon marché en comparaison avec les actions américaines.

Parmi les pays émergents, notre préférence va à l’Asie. Le secteur technologique y est nettement plus important qu’en Amérique latine, une région dominée par les matières premières. En outre, les fondamentaux économiques de l’Asie sont très porteurs.

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Et les actions US ?

Contrairement à notre avis favorable pour les actions de la zone euro et des pays émergents, nous sommes neutres sur les actions américaines. Les valorisations (rapports cours/bénéfices) sont relativement élevées, même si les prévisions de bénéfices ont été largement revues à la hausse pour 2018. Résultat : la barre est placée très haut pour les entreprises américaines cette année, ce qui accroît le potentiel de déceptions.

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Et si je souhaite malgré tout investir en obligations ?

La hausse graduelle des taux d’intérêt et les rendements très faibles desservent les obligations. Les investisseurs ne gagnent pas beaucoup plus de rendement en prenant davantage de risques. C’est pourquoi les obligations nous semblent peu intéressantes.

En ce qui concerne les obligations libellées en euro, nous préférons les produits avec coupon variable lié, par exemple, à l’évolution d’un indice d’actions ou à l’écart entre les taux longs et les taux courts. Cette approche augmente la probabilité d’obtenir un rendement plus important.

Du côté des obligations, mieux vaut miser selon nous sur les pays émergents. Leurs fondamentaux économiques solides, en particulier en Asie, offrent les meilleures perspectives. Les coupons y sont aussi plus élevés. Mais il ne faut pas perdre de vue que ces obligations sont aussi sensibles à la politique de la Fed.

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Comment profiter au maximum des tendances actuelles ?

L’environnement actuel, caractérisé par des taux d’intérêt orientés à la hausse et une volatilité accrue, donne aux gestionnaires de fonds mixtes flexibles l’occasion de montrer toute leur valeur. Puisqu’ils peuvent investir à la fois dans des obligations, des actions et d’autres classes d’actifs, ils ont toutes les cartes en main pour faire la différence, par exemple en jouant activement sur la durée des obligations afin de profiter au maximum des prochaines hausses de taux.

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