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5 devises boursières et ce qu'il faut en penser

5 devises boursières et ce qu'il faut en penser.


En sa qualité d'Head of Investment Advice à la Deutsche Bank, Wim D'Haese a vu passer de nombreuses devises en matière boursière. Mais, selon lui, la plus importante n'est que rarement citée. La voici : concentrez-vous sur les fondamentaux. Deutsche Bank ne prodigue jamais de conseil sur la base de la behavioural finance (théorie selon laquelle les investisseurs n'agissent pas de façon totalement rationnelle mais se laissent systématiquement guider par des émotions humaines, lorsqu'il s'agit de prendre des décisions pour leurs investissements) qui sert généralement de base pour les devises boursières. Par contre, nous observons le macro-environnement – croissance économique, taux, inflation, marché de l'emploi.

Nous suivons également la santé des entreprises : croissance bénéficiaire, bilans, etc. Examinons 5 devises populaires.

1

« Acheter la rumeur, vendre la nouvelle »

« Comme nous l'avons dit, les fondamentaux sont incontournables mais les spéculations et les rumeurs peuvent également influencer énormément les cours boursiers. Un cours peut subitement monter en raison d'une série de rumeurs concernant, par exemple, un rachat ou une modification stratégique. Si la rumeur se concrétise, cette dynamique s'arrête. En effet, les faits sont établis et il n'y a plus de fantasme. Dans le meilleur des cas, le cours stagnera.

Mais évidemment : acheter sur la base d'une rumeur comporte également un risque. Toutes les rumeurs ne se vérifient pas, surtout à l'époque des médias sociaux qui parfois diffusent intentionnellement une fausse rumeur – ce qui est d'ailleurs punissable. »

2

« Vendre en mai et s'en aller. Mais ne pas oublier de revenir en septembre »

« Si on examine l'indice S&P500 depuis 1970, on constate une augmentation moyenne de 2,8% entre mai et novembre. De novembre à mai, cette hausse est de 8,7% en moyenne. La bourse performe donc considérablement moins bien pendant les mois d'été. Sachant que les chiffres restent positifs en moyenne, vendre avant l'été n'est dès lors peut-être pas la meilleure idée. Et n'oublions pas : il s'agit de moyennes. Le mois de janvier 2016 a été particulièrement mauvais, affichant des pertes jusqu'à 17%.

À quoi est due cette différence été-hiver ? Ce phénomène pourrait s'expliquer par le fait qu'il y a plus d'argent qui se libère vers janvier, ce qui implique une augmentation des achats en bourse. À l'inverse, beaucoup de gens sont en vacances pendant l'été et suivent donc moins la bourse. Il y a donc moins de mouvements. Il y a également moins de travailleurs présents chez les investisseurs institutionnels. Tous ces facteurs peuvent peser sur le cours de bourse. »

3

« Ne tombez jamais amoureux d'un placement »

« La passion amoureuse vous empêche de prendre des décisions rationnelles. C'est pourquoi vous devez baser vos achats sur des fondamentaux qu'il convient, par ailleurs, de vérifier régulièrement. De nombreuses personnes se laissent influencer par leurs émotions. « Leur » placement bat de l'aile et elles ne vont pas voir au-delà : elles préfèrent continuer à y croire ou vendent en pleine panique.

Les fonds peuvent vous aider à éviter de réagir à ce type de facteurs émotionnels. C'est le gestionnaire de fonds qui effectue le check de qualité et qui décide pour vous. C'est pourquoi Deutsche Bank propose également des fonds DB Best Advice. Le client n'est évidemment pas obligé de choisir dans la sélection mais il peut être certain que Deutsche Bank la suit régulièrement. Si un fonds disparaît de la sélection, c'est parce que le gestionnaire ne performe plus comme vous seriez en droit de l'attendre. »

4

« Soyez craintif quand les autres sont avides. Soyez avide quand les autres sont craintifs »

« C'est l'une des devises du gourou de la bourse, Warren Buffett. Les facteurs fondamentaux ne changent pas du jour au lendemain, mais les cours peuvent tout de même parfois fortement fluctuer, ce qui est lié à la psychologie humaine. Si tout le monde prend une certaine direction, nous avons tendance à suivre le mouvement. Dans le domaine boursier, ce phénomène se manifeste souvent sur la base de nos émotions les plus profondes : la peur et la cupidité. Quand les gens ont peur, ils vendent parfois les yeux fermés. C'est à ce moment-là que les bonnes affaires se dessinent.

Mais : Buffett n'achète que quand il est convaincu que l'entreprise est saine et que la chute du cours n'est pas fondée. Acheter uniquement parce que le cours a chuté de 30% et qu'il « va remonter » n'est pas une bonne idée.

Le cours d'un placement monte au-delà de votre objectif initial ? Dans ce cas, il pourrait être judicieux d'engranger une partie de vos bénéfices et de conserver une partie en bourse. Ainsi, vous récupérez déjà quelque chose et vous pouvez tout de même profiter de la hausse éventuelle du cours.

5

« La troisième année d'un président des États-Unis est la meilleure année en matière boursière »

« C'est exact. Nous avons des chiffres depuis 1945. En moyenne, chaque année boursière est positive, mais avec 16,1%, la troisième année est clairement meilleure que les autres (7,6% – 5,7% – 6,1%). La première et la deuxième année, l'augmentation boursière est susceptible de s'élever à 61%, à 76% la quatrième et à 88% la troisième.

Comment cela se fait-il ? C'est probablement dû à l'approche d'une possible réélection. Le parti au pouvoir veut satisfaire l'électeur et prend des mesures pour stimuler l'économie.'



Nous pouvons conclure que les émotions influencent la bourse et provoquent des fluctuations de cours à court terme mais ce sont les données économiques fondamentales qui, en fin de compte, sont déterminantes à long terme. »



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