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Deutsche Bank

En résumé

  • En 2018, les investisseurs devront se montrer beaucoup plus réactifs.
  • Nous privilégions toujours les actions par rapport aux obligations.

2017: année favorable pour les actions

2017 a été une excellente année pour les actions, avec des gains de l’ordre de 10% en Europe, 20% aux États-Unis et 30% dans les pays émergents.

  • Les taux d’intérêt sont restés bas.
  • Il y a eu un afflux de liquidités important vers la bourse.
  • La croissance économique est revenue au beau fixe.
  • La volatilité est restée faible.
  • Les cours des actions ont été soutenus par la progression des bénéfices des entreprises.

Entretemps, les valorisations boursières, mesurées en termes de rapport cours/bénéfices, ont selon nous pris un peu trop de hauteur. La baisse inattendue du dollar américain a toutefois en partie gâché la fête. C’est ainsi qu’un gain exprimé en dollars - ou en d’autres devises locales - a parfois pu s’évanouir une fois converti en euros

Coup de projecteur sur 2018

Certains des facteurs qui ont soutenu les cours des actions en 2017 resteront de mise l’année prochaine, mais dans une moindre mesure. Nous tablons sur une hausse des taux d’intérêt suite au relèvement anticipé des taux par la Réserve fédérale américaine (Fed) et à la diminution du programme d’achats d’obligations de la Banque centrale européenne (BCE). Mais, en termes absolus, les taux resteront encore très bas.

De plus, la croissance économique devrait poursuivre sur sa lancée. Une hausse des valorisations boursières (c’est-à-dire du rapport cours/bénéfices) est peu probable et, contrairement à cette année, elle ne devrait plus constituer un moteur de progression des cours. Au contraire, nous pensons que les valorisations devraient baisser quelque peu en 2018. Dans un tel environnement, les hausses de cours seront surtout imputables à la croissance des bénéfices des entreprises. Nous partons dès lors du principe que les marchés ne pourront pas rééditer en 2018 les performances observées cette année.

Actions ou obligations ?

Parmi les actions, nous privilégions encore et toujours les actions européennes. Les entreprises européennes profitent davantage de la dynamique de la croissance mondiale que les entreprises américaines, parce qu’elles sont en général davantage tournées vers l’exportation. Les valorisations des actions européennes ont aussi moins fortement progressé que celles des actions américaines.

Les perspectives sont également favorables pour les actions des pays émergents. Ceux-ci profitent davantage encore que l’Europe de la croissance économique mondiale. C’est pourquoi nous anticipons la plus forte progression bénéficiaire pour ces marchés. Au sein de cette région, notre préférence va toujours à l’Asie.

Peu d’opportunités du côté des obligations

Les opportunités attractives du côté des obligations ne sont pas légion, du moins pour celles libellées en euros. Les obligations de sociétés de haute qualité (obligations Investment Grade) en euros offrent trop peu de rendement, ce qui signifie que même une légère hausse des taux peut mener à un rendement négatif.

Nous adoptons un avis neutre sur les obligations ayant une notation crédit de faible qualité (obligations High Yield). D’une part, la légère augmentation attendue des taux devrait faire baisser les cours. D’autre part, la forte croissance économique devrait réduire le nombre de faillites parmi les émetteurs d’obligations High Yield. Notre préférence va aux obligations américaines (libellées en dollars).

Le segment le plus attractif est celui des obligations des pays émergents. Notre préférence va aux obligations libellées en « devises fortes » (dollar américain, euro), qui sont moins volatiles que les emprunts libellés en devises locales.

En 2018, il s’agira d’être vigilant

Contrairement à 2017, les investisseurs devront se montrer plus vigilants en 2018. Les banques centrales abandonneront en partie leur politique actuelle qui a jusqu’à présent offert un soutien considérable aux actions. Ce soutien moins prononcé devra être compensé par la croissance des bénéfices des entreprises.

La volatilité des cours boursiers a atteint des niveaux historiquement bas cette année. Toutefois, une telle situation ne peut se poursuivre indéfiniment. Si les cours devenaient de nouveau plus fluctuants, les investisseurs nerveux pourraient subitement décider de vendre leurs actions. Les investisseurs peuvent se prémunir contre cette situation en ayant recours aux fonds mixtes flexibles.

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