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Deutsche Bank

En résumé

  • La Fed, la BCE et la banque centrale chinoise ont toutes une politique stimulante, positive pour les marchés financiers.
  • Les investisseurs peuvent s’attendre à des rendements modestes au cours des douze prochains mois.
  • Dans le contexte actuel, il est conseillé d’examiner le risque de votre portefeuille et de le rééquilibrer si nécessaire.

Après un brillant mois de juin, juillet a permis d’engranger des rendements modérément positifs. Les marchés des actions comme les marchés obligataires ont progressé, les obligations affichant une performance relative supérieure (grâce à la baisse des taux). L’indice boursier S&P 500 a atteint un nouveau record et le dollar américain s’est renforcé vis-à-vis de l’euro. C’est la première fois depuis 2007 que pratiquement toutes les classes d’actifs principales s’inscrivent à la hausse depuis le début de l’année.

On a toutefois pu observer d’importants écarts de performance. Là où l’indice britannique FTSE 100 et le Nasdaq ont gagné chacun plus de 2 % (en devise locale), l’indice espagnol IBEX 35 et le DAX allemand ont reculé respectivement de 2 % et de 1,7 %. L’indice des banques européennes a également perdu du terrain : -2,5 %.

La livre britannique a connu un mois particulièrement négatif, avec une baisse de plus de 4 % par rapport au dollar. Avec la désignation de Boris Johnson comme nouveau Premier ministre, le risque d’un hard Brexit - un Brexit sans accord avec l’Union européenne - s’est nettement accru. Mais bien des scénarios sont encore sur la table à l’approche de l’échéance officielle du Brexit du 31 octobre, et ce niveau élevé d’incertitude continuera à peser au cours des mois à venir, aussi bien sur la bourse britannique que sur les bourses européennes.

Une saison des résultats somme toute correcte

Aux États-Unis, la saison des résultats a déjà commencé avec une tonalité très positive. Sur les 374 sociétés de l’indice S&P 500 qui ont déjà publié leurs chiffres trimestriels, 77 % ont fait mieux que les prévisions bénéficiaires. 60 % ont pu dépasser les attentes en matière de chiffre d’affaires. Il faut savoir qu’au début de cette année, les prévisions avaient été revues à la baisse à la suite du ralentissement de l’économie mondiale et des incertitudes planant sur les conflits commerciaux. Les chiffres montrent une baisse de la croissance des bénéfices, même si le résultat reste positif. Cela devrait soutenir les marchés des actions.

Le virage des banques centrales

Après les performances exceptionnelles des sept derniers mois, les investisseurs peuvent s’attendre à des rendements plus modestes au cours des douze mois à venir. Les actions sont devenues plus chères (sur la base du ratio cours/bénéfices), ce qui les rend vulnérables en cas de mauvaises nouvelles et peut générer de la volatilité. Comme cette volatilité peut s’emballer subitement, il est important, en tant qu’investisseur, de rester vigilant.

C’est ainsi que les grandes banques centrales (États-Unis, Europe et Chine) mènent de nouveau simultanément une politique de stimulation qui est positive pour les marchés financiers. Reste à voir si cette situation permettra de neutraliser les risques, et en particulier ceux qui sont liés aux conflits commerciaux. La croissance économique souffre beaucoup de ces conflits, en particulier en Europe et dans les pays émergents, et même si la consommation intérieure permet pour l’instant de compenser cet obstacle.

Un rééquilibrage s’impose

Après les performances exceptionnelles des sept derniers mois, les investisseurs peuvent s’attendre à des rendements plus modestes au cours des douze mois à venir. Les actions sont devenues plus chères (sur la base du ratio cours/bénéfices), ce qui les rend vulnérables en cas de mauvaises nouvelles et peut générer de la volatilité. Comme cette volatilité peut s’emballer subitement, il est important, en tant qu’investisseur, de rester vigilant.

C’est pourquoi, il est recommandé d’examiner de près les risques de votre portefeuille et de procéder aux rééquilibrages nécessaires. Les secteurs défensifs, comme les soins de santé, et les secteurs qui connaissent une dynamique propre (intelligence artificielle, développement durable, sécurité, etc.) peuvent représenter une option dans ce contexte.

Pour les obligations, le rapport entre le risque et le rendement est devenu déséquilibré dans certaines catégories. Pour les obligations en euro, notre préférence va donc aux obligations d’entreprise situées à la limite entre Investment Grade et High Yield (rating BBB et BB). En dollar, ce sont les obligations publiques américaines à court terme et les obligations des pays émergents qui offrent le meilleur rendement par rapport aux risques encourus.

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